II. — Des Saisons
Il n’est pas douteux que chaque saison a sa forme de santé et par conséquent son hygiène.
1° Au printemps s’opère un premier et grand virage : le corps doit se débarrasser des réserves excessives et des poisons accumulés par l’alimentation riche et le repos relatif. L’homme végétarien se saignait pour renouveler un sang naturellement pauvre, chargé de chaux et de fibrine, et ranimer l’activité des tissus; l’homme carnarien se purge, moins pour chasser des excréments stagnants, que pour expulser les déchets qui encombrent l’émonctoire digestif et alcaliniser le milieu intime. L’un et l’autre peuvent aider cette dépuration par l’usage des aliments verts, très actifs à ce moment, et aussi favorables au fonctionnement de la peau qu’à celui de l’intestin.
Le soleil est à craindre : il ne faut donc pas quitter trop tôt les habits d’hiver. L’instinct sexuel est très excité : c’est le moment d’employer les moyens modérateurs signalés plus haut. Pour cette raison probablement, le début du printemps a été considéré comme peu favorable au mariage, dans tous les temps et chez tous les peuples.
2° L 'été, la poussée d’activité vers la peau s’accentue. C’est le moment du grand iavage et des grandes sudations. On n’exposera pas les peaux défaillantes au refroidissement, particulièrement au refroidissement nocturne pendant le sommeil ; on se couvrira, même le jour, pour se reposer ou se mettre à table, et toutes les fois qu’on s’exercera modérément dans un endroit frais.