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HYGIENE DE LA DECI.INANCE

valions faites sur des Bulgares ? J’ai étudié à Paris des lutteurs turcs de Choumla, Tirnovo et autres villes de la Bulgarie annexée. Ils avaient le plus beau format que j’ai encore vu ; par contre, ils étaient très précoces et vieillissaient de bonne heure. Je ne jugeais pas de leur âge par l’extrait de naissance : aucun n’en avait, mais par les renseignements que me fournissait leur barnum, toujours très renseigné sur leur origine.

Et si l’antisepsie du gros intestin est une des principales conditions d’une longue vie, pourquoi proscrire si impitoyablement le vin rouge, le plus puissant des antiseptiques naturels ? Ne devrait-on pas, au contraire, expliquer ainsi la longévité exceptionnelle de ceux qui peuvent en faire un grand usage ? Les plus beaux vieillards que je connaisse, à Paris, ne boivent que du vin; il en est qui en prennent 50 canons par jour et plus. Ce liquide semble passer très vite dans le gros intestin : les fèces sont fréquentes, abondantes, plutôt molles que dures et absolument noires; la langue est très nette, l’haleine franche et le teint frais. Si ces individus ne buvaient que de l’eau, ils mangeraient tellement qu’ils seraient absorbés par le labeur des digestions, et très probablement empoisonnés, peu ou prou, par des principes en provenant.

J’ai exposé précédemment qu’un des grands avantages du vin rouge était de réduire la charge alimentaire. Eh b en, s’il est un moment où cette réduction est avantageuse, c’est certainement celui où les organes n’ont plus la force de lutter contre la pesanteur.

Et si l’ingestion d’aliments naturellement acides ou acidifiés, est encore le moyen le plus simple et le plus inof-

fensif de réduire les fermentations du gros intestin, pourquoi proscrire la salade chez tous ceux qui sont capables de la digérer ? Le vinaigre qu’elle contient ne vaut-il pas le petit lait aigri ? L’acide acétique semble en tout cas plus favorable que l’acide lactique à la transformation (peptonisation) de l’albumine dans l’estomac. Ne devraiton pas plutôt expliquer ainsi la faveur dont cet aliment jouit auprès des individus parvenant à un grand âge ? J’en ai cité des exemples remarquables : salade et vin rouge s’associaient toujours dans une action puissamment antiseptique.

Mais l’acidification préconisée par Metchnikofî ou celles ([ue le peuple adopte spontanément d’une manière plus générale sont des moyens détournés d’assurer le bon fonctionnement des vieux intestins : il est très probable, en effet, qu’en détruisant l’alcalinité accessoire (putréfactive) du cæcum et d’une partie du côlon, les acides légers favorisent leur sécrétion alcaline, de même qu’en saturant l’acidité accessoire de l’estomac, les alcalins excitent sa sécrétion acide; et le moyen direct de diminuer les fermentations, aussi bien dans le premier estomac que dans le second, consiste à en renforcer les sécrétions. Comment y arriver ?

D’abord, le déclinant mangera habituellement chaud et trempé : chaud pour exciter la muqueuse et la musculeuse, trempé pour fournir aux glandes la quantité d’eau nécessaire à leur fonctionnement. On y est porté, du reste, naturellement : tel individu qui ne voulait pas de soupe a 30 ans, en prend une petite assiettée à 40 et une grande à 50.

Lnsuite, de tous les aliments trempés chauds, l’on pré-

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