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HYGIÈNE DE LA DÈCLÎNANCE

férera celui qui réunit au plus haut degré l’action sécrétoire et l’action tonique, c’est-à-dire le bouillon de viande. J’ai dit ailleurs comment il convenait de le préparer. En lui associant une petite quantité de vermicelle bien Irais, on élèvera légèrement sa valeur nutritive, sans compromettre sa digestibilité. Le potage convenablement préparé est l’aliment idéal des estomacs jeunes, fatigués, épuisés ou vieillissants.

Enfin, on associera l’aliment qui fait les sécrétions les plus actives, la viande saignante, à ceux qui les font le plus abondantes, c’est-à-dire principalement aux fruits et secondairement aux herbes.

Ce renforcement sécrétoire étant obtenu, on aura soin de ne pas fatiguer l’élasticité des viscères, ni celle de leurs appareils de contention, par un bol alimentaire trop volumineux ou trop pesant. La constipation habituelle n’en sera pas un motif, bien au contraire : chez les individus âgés, elle provient presque toujours d’une atonie viscérale, qu’une nourriture trop abondante ne saurait qu’aggraver.

Les aliments très fermentescibles, comme les viandes longuement conservées et à plus forte raison les gibiers; les amylacées à grains durs et plus encore à grosse enveloppe, seront considérablement réduits ; et l’on aura recours surtout aux viandes fraîches, je dirai même pantelantes si le commerce nous en livrait, et aux purées de pommes. De toutes les viandes, la côtelette de mouton, prise dans la noix, est celle qui contient la graisse la plus assimilable, qui nourrit le plus légèrement et empoisonne le moins.

On renoncera de même peu à peu aux rôtis au

four, qui sont très excitants et relativement secs, et aux ragoûts trop relevés.

Ce sera le moment ou jamais de faire usage des aliments végétaux ayant un germe d’acide, comme dit Ilufeland, et entre autres de la tomate, d’un peu d’oseille jeune et de beaucoup de fruits. Les acides contenus dans ces aliments ont le grand avantage de pouvoir se transformer dans le sang en carbonates alcalins, en sorte qu’après avoir acidifié l’intestin, ils alcalinisent le milieu intime : cette double fonction est à retenir. L’absence de pain contenant un peu de son très fin, je n’ose dire de pain bis, tellement ce mot a été dénaturé, sera très regrettable; car, si j’en juge par des observations faites sur le chien, le son diminue étonnamment les fermentations intestinales. Il s’oppose surtout à la formation de poisons alimentaires d’origine animale : ainsi, lorsque les fèces des jeunes chiens sont devenues infectes, à la suite d’une alimentation presque exclusive par des panses, des œsophages et des viandes altérées, il suffit de mettre quelques poignées de son dans la pâtée, deux ou trois fois par semaine seulement, pour voir disparaître à peu près complètement toute odeur. Forcément, on augmente ainsi l’exonération, et par le volume seul du son, et par l’exagération du péristaltisme intestinal sous l’influence des acides en provenant.

Malgré tout il faudrait avoir recours, de temps à autre, à l’aliment qui détruit le plus de poisons et surtout qui en engendre le moins, c’est-à-dire au lait. Pour en limiter l’action sédative, tout au moins atonique, on le mangera sous forme de tapioca ou de soupe; ce sera aussi un moyen de le rendre agréable et digeste à ceux qu ine l’aiment ni

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