‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 35 sur 106 · COMMENT ON ÉCLAIRE LE SOIR LE CABINET DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

COMMENT ON ÉCLAIRE LE SOIR LE CABINET DE TRAVAIL

n'est pas réalisé, je ne dirai pas d'après des données scientiGques, ni même des indications dérivant de la plus simple logique ou de l'observation la plus élémentaire; il est abandonné au hasard des circonstances, ou des habitudes.

Tel travaille à la flamme d'une bougie avec ou sans abat-jour. Tel autre met sur son bureau une lampe quelconque : lampe Carcel^ lampe à modérateur^ lampe à tringle; une lampe à huile, une lampe à schiste. Ici, on trouve, sur un point quelconque du bureau, une lampe à gaz, portative, alimentée par un tube en caoutchouc; là on se sert à distance d'un appareil à gaz suspendu au plafond. (Assez rare dans les habitations particulières, cette dernière disposition est très commune dans les bureaux des administrations.)

Tous ces éclairages représentent les intensités de lumière les plus différentes, des distances très diverses du foyer lumineux.

On peut faire aussi large que l'on voudra la part de l'indifférence de l'homme de cabinet ou de bureau; mais il faut bien reconnaître que les hygiénistes n'ont jamais formulé de règles bien précises ni bien concordantes sur ce sujet.

Il y a cependant plusieurs points sur lesquels il est facile de se mettre d'accord.

Beaucoup d'altérations de la vue chez les hommes des professions intellectuelles tiennent moins à l'abus

70 LE CABINET DE TRAVxVIL SCIE.NTIFIQUEME.NT ÉTUDIÉ.

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qu'ils font de leurs yeux, qu'à la manière antihygiénique dont ils éclairent leur cabinet de travail.

L'éclairage rationnel du cabinet de travail ne peut être réalisé arbitrairement par l'usage d'un combus* tible quelconque, d'un appareil quel qu'il soit, ayant un pouvoir éclairant plus ou moins intense, placé à une distance que le hasard seul détermine, en face, à droite, ou à gauche de celui qui écrit, suivant l'occurrence.

L'éclairage rationnel exige que l'on tienne compte de l'état de la vue (emmétropie, myopie, hypermétropie, presbytie), ces différentes conditions des yeux ne s'accommodant pas des mêmes intensités de lumière.

L'expérience ne laisse aucun doute sur ce point que les rayons directs sont une cause de fatigue pour la vue. On s'en préservera, quelle que soit la source de lumière, par des écrans, par des abat-jour bien disposés, et de teinte favorable : verte par exemple.

Le foyer de lumière artificielle doit, comme la lumière naturelle, éclairer parla gauche celui qui écrit, afin d'éviter l'ombre portée par la main.

Mais allons plus loin.

Est-il possible de régler l'intensité convenable de la lumière pour le travail, et de déterminer une autre condition, qui est un des éléments de cette intensité, la distance à laquelle le foyer lumineux doit tre placé par rapport à celui qui travaille?

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