‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 37 sur 106 · VICIATION DE L'AIR PAR LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

VICIATION DE L'AIR PAR LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE

être de se borner à affirmer : c'est que l'éclairage insuffisant est une cause d'exagération de la myopie*.

Nous reconnaissons volontiers qu'un combustible d'éclairage est d'autant moins favorable qu'il est moins maniable, qu'il exige des dispositifs plus parfaits, une attention et des soins sur lesquels il est impossible de compter. Mais l'hygiène de la vue ne peut avoir la prétention de trancher seule ces questions. L'éclairage des pièces habitées est encore réalisé par des procédés barbares. Tant que nos appareils et nos combustibles d'éclairage continueront à concourir à la viciation des pièces habitées, un intérêt bien plus pressant dominera les considérations tirées de l'hygiène oculaire.

IX. — Calcul de la viciation de Vair par les cornbmtibles de F éclairage. On s'éclaire encore comme le sauvage se chauffe. — La viciation de l'air du cabinet de travail par l'éclairage artificiel varie également dans sa mesure, dans la rapidité avec laquelle elle se produit, dans ses dangers, suivant les différents appareils et combustibles dont on fait usage; les causes principales d'altération de l'air du ca-

i. Nous ne parlons que d'aggravation de la myopie, parce que le cabinet de travail ne reçoit que des hommes adultes, et que la statistique (travaux du D' Javal) prouve, qu'à quelques très rares exceptions près, la myopie est une maladie de Tenfance, qui peut s'exagérer Fhifl tard, mais qui n'apparaît presque jamais pour la première fois chei radnlte.

binet de travail éclairé par la lumière artificielle étant rélévation excessive de la température, la diminution de l'oxygène, la production de gaz résultant de la combustion, la dissémination dans la pièce de produits odorants, de charbon divisé, d'une grande quantité de vapeur d'eau, etc.

Tout combustible brûlé dans l'air du cabinet de travail en élève la température, consomme de l'oxygène, répand de l'acide carbonique, de la vapeur d'eau, du charbon divisé. La dose de la viciation augmentera avec l'imperfection des appareils, et le degré insuffisant de la combustion, avec la quantité de combustible brûlé, avec la multiplicité et la nocuité des produits spéciaux, résultats de la combustion.

C'est fatal, puisque nous en sommes encore pour nos appareils d'éclairage, aux mêmes errements primitifs que représente, comme procédé de chauffage, le foyer placé au milieu d'une pièce à l'air de laquelle il emprunte l'oxygène nécessaire, et où il verse tous ses produits de combustion. A peine commence-t-on à réaliser pour de grands édifices (salles d'assemblées, théâtres), ou pour des constructions spéciales (wagons de chemin de fer, magasins) un éclairage plus rationnel. Mais, pour l'éclairage des pièces des habitations privées , et spécialement du cabinet de travail, on n'entrevoit encore aucune réforme sur ce point.

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