‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 38 sur 106 · ON S*£CLA1RE COMME LE SAUVAGE SE CHAUFFE · texte numérisé non relu

ON S*£CLA1RE COMME LE SAUVAGE SE CHAUFFE

La simple bougie apporte à Tair où elle brûle son contiogent de vieiation, qui n'est pas sans importance.

Si, avec Péclet, on évalue à 11 grammes par heure la consommation d'une bougie, il faut, pour sa combustion, 0,m.c.322 d'air, dont un tiers de l'oxygène est brûlé. Ajoutons que la combustion imparfaite laisse dégager dans l'air du cabinet, de la fumée, du charbon divisé, des acides gras, qui provoquent la toux, irritent les yeux comme les bronches. Les progrès si évident que la bougie représente sur la chandelle fumeuse du temps passé ne peut faire omettre les inconvénients qu'elle offre encore.

Le pétrole élève notablement la température de la pièce où il brûle. Un kilogramme de pétrole, en brûlant, développe une chaleur représentée parle chiffre de 11,763 calories. En outre, il dégage des produits odorants, volatils, très désagréables, et très irritants, des carbures d'hydrogène, etc.

La chaleur développée par le gaz est un des graves inconvénients de ce combustible d'éclairage. Elle peut-être appréciée par les chiffres qui suivent :

Un bec de gaz consommant 158 litres par heure, élève 154 mètres cubes d'air de 0*à lOO*. D'expériences faites pour évaluer la température produite par la flamme d'un bec de gaz, il est résulté qu'à un pied de distance de la flamme, le thermomètre s'est élevé de 2 degrés; à 6 pouces de distance, il a monté

de 6 degrés ^ Enfin, on a calculé que i kilogramme de gaz d'éclairage fournit, par sa combustion, une quantité de chaleur égale à 10,369 calories.

Le gaz n'élève pas seulement la température des pièces habitées, il en vicie bientôt l'air. En effet, l'atmosphère d'une pièce éclairée au gaz est rapidement dépouillée d'une notable partie de son oxygène. Un bec de gaz, brûlant 158 litres de gaz par heure, absorbe 234 litres d'oxygène, dans le même temps.

Vivre habituellement dans un air pauvre en oxygène expose à la longue à un appauvrissement correspondant du sang, et à tous les troubles dépendant de l'anémie et d'une hématose imparfaite.

Si la pièce éclairée au gaz est bien close, si elle manque de ventilation, — ce qui est le cas le plus fréquent, — si on y a négligé les précautions élémentaires et encore insuffisantes de l'ordonnance du 31 mai 1842, concernant les conduits et appareils d'éclairage par le gaz dans Vintèrieur des habitationsj si le séjour est trop prolongé dans cette pièce, il vient un moment où la dose d'oxygène n'étant plus sufiisante pour entretenir la vie, l'asphyxie est à craindre, de ce chef.

Mais la soustraction de l'oxygène n'est pas le seul danger à redouter. Dans cet air appauvri, chargé

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