LA DISTANCE ENTRE LE BUREAU ET LE SIËGE
faits, et qu'elle devienne un véritable appareil orthopédique *.
Cependant, l'esprit public est ainri fait; ce superflu est déjà devenu le nécessaire : hier, à récole primaire; demain dans les écoles normales, les écoles supérieures, les collèges et les lycées.
En dehors de ce courant, le mobilier du cabinet de travail est resté ce qu'il était il y a bien des années. On ne peut invoquer ici l'urgence de la réforme : le mobilier de bureau n'est pas aussi critiquable ; et puis, ceux qui s'en servent ont achevé leur crois- ^^^ce, pris leur développement et, le plus souvent, dépassé l'âge où les déformations osseuses graves sont le plus à craindre. EnGn, les différences de taille, si communes et si frappantes qu'elles soient, n'ont plus l'importance qu'elles offrent chez les enfants des écoles.
1. Des combinaisoQS sans nombre, ingénieuses peut-i^lre, mais souvent peu pratiques, introduites dans le mobilier déclasse, ne suffisent même plus à calmer la manie orthopfdiquf qui s*esl emparée de quelques-uns de nos pédagogues modernes. Un instituteur nous • écrit pour nous demander notre avis sur l'emploi de lisit^res, au moyen desquelles il maintient les enfants quasi-suspendus à la table placée derrière, lisières qui obligent les élèves à se tenir droits pour écrire et pour lire!!! Où s'arrête ra-t-on sur ce chemin?
Gela, bien entendu, ne veut nullement dire que les qualités ou les défauts du mobilier de travail soient indifTércnts au point do Tue de rhygiène. On verra la preuve manifeste de leur influence au Chap, IV, g uf^'de l»ii* partie.
On ne co^idaaHiB iel^ve les exagérations et les fantaisies.
Cependant, est-ce à dire qu'il n'y ait pas, au point de vue de l'hygiène, d'améliorations à introduire dans l'ameublement du cabinet ou du bureau de travail, en dehors de toute exagération ? La vérité est que l'on se fait encore bien rarement un mobilier de cabinet pour soi. Si on choisit avec quelque soin l'essence de bois, — le chêne, le poirier noirci, par exemple, ont depuis quelque temps la vogue, — si on s'occupe des dimensions des meubles pour le local, combien peu se montrent exigeants jusqu'à vouloii* que ce mobilier soit de la hauteur qui convient à leu r taille. On s'en rapporte au fabricant pour suivre les mesures courantes, et les indications de la mode ou de l'usage.
Ce bureau sera placé pour le meilleur effet décoratif de la pièce : c'est le tapissier qui en décide; dût-il vous faire tourner le dos au jour, ou vous éclairer à droite.
Ce ne sera pas davantage pour obéir à une prescription hygiénique, à une règle intelligente et fondée, que l'on aura ou que l'on n'aura pas un pupitre sous la main, que l'on écrira pendant des heures sur une surface horizontale, ou sur un plan incliné de 15 à 18 degrés. Le hasard tranche la question plus souvent que l'expérience ou un examen sérieux.
La hauteur du siège, du fauteuil de bureau, la distance à laquelle, dans l'usage, on le placera, par