‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 42 sur 106 · CONSÉQUENCES DES ATTITUDES VICIEUSES · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DES ATTITUDES VICIEUSES

rapport à la table à écrire, tout cela ne sera pas déterminé avec plus de calcul, ni de précision.

On dit que Michel-Ange, après avoir peint les plafonds de la chapelle Sixtine , ne pouvait plus lire autrement qu'en tenant les objets élevés.

Voilà assurément un exemple des fâcheux effets d'une attitude défectueuse. Mais il s'agit là d'une position quelque peu exceptionnelle, même pour les artistes.

Combien l'on est plus frappé de voir des milliers rfhommes de cabinet ou de bureau se condamnant eux-mêmes, par leur faute , à des attitudes vicieuses pendant le travail : tenant la tête penchée sur la table, le bureau, le livre, le microscope, etc. !

Si les adultes ont moins à craindre les déviations elles déformations, ne compromettent-ils pas aussi le jeu des poumons ? ne limitent-ils pas l'ampleur des inspirations, la dose de l'air inspiré? n'enlravent-ils pas la circulation? ne rendent-ils pas la digestion difficile ou impossible, par des attitudes de travail, si hien faites pour apporter le trouble dans toutes ces Jonctions essentielles à la santé?

Enfin, que de malaises, que de maladies, que d'infirmités même peuvent être déterminés par des attitudes vicieuses, prises pendant le travail 1 Les exemples abondent, et pour n'en citer que deux, nous avons vu des sciatiques rebelles, n'ayant d'autre origine qu'une mauvaise attitude prolongée durant le tra-

vail assis; la crampe des écrivains , dont nous parlerons plus loin en détail*, résulte également, bien souvent au moins, d'une position vicieuse gardée pendant que Ton écrit. Conformément à l'aphorisme d'Hippocrate : c Naturam morborum curationes ostendunt b , nous avons pu juger, plus d'une fois, par l'efficacité du traitement appliqué, des causes indiscutables de la maladie, et fonder sur cette notion positive les bases rationnelles du traitement préventif ou curatif de cette affection.

Si on se tient mal, dans le cabinet de travail, pendant l'étude, je veux bien admettre que c'est quelquefois par la faute du mobilier : bureau trop bas, siège trop haut; mais combien plus souvent c'est par notre faute à nous, qui éloignons démesurément notre fauteuil de notre bureau, sauf à nous pencher sur le pupitre, comme des écoliers; nous nous couchons sur le bras gauche, pendant que nous écrivons, pendant que nous méditons, pour diminuer la distance qui nous sépare de notre table, condamnant, par là, notre poitrine à un affaissement qui y met à la gêne tous les organes essentiels; enfin, nos yeux doivent faire de continuels efforts d'accommodation, dont le premier et le moindre effet est, sinon la production, du moins l'aggravation de la myopie.

Il n'y a pas ici de mesures communes à prescrire.

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