‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 55 sur 106 · UNB STATISTIQUE ENCORE A FAIRE · texte numérisé non relu

UNB STATISTIQUE ENCORE A FAIRE

Professions. Nombres

proporltonnds.

Théologiens il

Agriculteurs et employés forestiers. 40

Employés supérieurs 35

Commerçants et manufacturiers 35

Soldats 32

Commis 32

Employés subalternes - 32

Avocats 29

Artistes 28

Professeurs 27

Médecins 24

Devant les dangers si nombreux, si variés que peut entraîner Vabus du travail intellectuel, il n'est pas déplacé de parler d'hygiène à tous ceux dont la vie se passe en grande partie dans le cabinet de travail : la limite où commence Tabus est si mal tranchée; elle varie notamment avec les forces et d'autres conditions individuelles!

La vie dans le cabinet ou le bureau de travail s'impose pour presque toutes les professions intellectuelles. Avocats, médecins, magistrats, notaires, avoués, professeurs, hommes de lettres, savants, écrivains, auteurs, hauts fonctionnaires, chefs de cabinet, directeurs de services dans les grandes administrations publiques ou privées, journalistes, artisteSy architectes, ingénieurs, candidats aux examens, aux concours, instituteurs, employés de bureaux de tous grades, comptables, etc., tous sont astreints à

IIAHT. ^

un séjour plus ou moins prolongé dans le cabinet ou le bureau de travail, et soumis, dans une mesure très variable, aux inconvénients de ce genre de vie.

Il[. — Catégories à établir. Professions à sédentarite absolue^ à sédentarité tempérée : Il y aurait, on le comprend, plus d'une catégorie à établir entre ces diverses professions, en ce qui touche la vie dans le cabinet de travail, et son influence sur la santé. Ainsi, pour les avocats plaidants, les médecins praticiens, les architectes, le travail de cabinet ne représente qu'une fraction plus ou moins importante de la journée ; pour eux, la sédentarité n'est pas complète ; elle est tempérée, atténuée par le mouvement des affaires, par la vie au dehors, le soin de la clientèle, les allées et venues au Palais, chez les malades; la vie de bureau est forcément interrompue par l'exercice des autres devoirs professionnels, qui représente ainsi une très heureuse et très utile diversion.

La vie de l'employé a, en général, le bénéfice des heures réglées, fixes, et d'un travail où la mesure n'est qu'exceptionnellement dépassée. En outre, la plupart des employés se logent, instinctivement, par expérience, ou par nécessité, assez loin du lieu où ils travaillent, s'astreignant ainsi, matin et soir, à un exercice physique, qui atténue ou annule, dans de certaines limites, les inconvénients d'une vie sédentaire.

La vie dans le cabinet de travail est plus rude, plus

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