‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 59 sur 106 · LE TALENT, LE GÊKIE !«'ÉCHAPPENT PAS A LA RÈGLE · texte numérisé non relu

LE TALENT, LE GÊKIE !«'ÉCHAPPENT PAS A LA RÈGLE

Taleur, quelques autorités qui nous paraissent suffisantes. La vie de Cicéron, comme orateuret comme écrivain fut une conquête de l'hygiène, de la discipline, de la méthode, seules capables de donner à une organisation des plus frêles ^ Ténergie nécessaire pour mener à fin tant d'immenses et d'incomparables travaux. La vie de travail de Pline ne pouvait être plus méthodiquement organisée. Fontenelle n'avaitil pas réglé les 4)lus menus détails de sa journée? Heures de labeur, de lectures, de repas, de repos, de sommeil, tout était minutieusement disposé, arrêté d'avance, et on sait comment cette loi était fidèlement observée. Ceux mêmes qui, comme Bossuet, Voltaire, Balzac ou Littré, s'imposèrent des r^lements fort peu hygiéniques, proclamaient néanmoins le principe, et reconnaissaient l'heureuse influence d'une vie méthodiquement distribuée, influence qui a pu encore atténuer, dans une grande mesure, les inconvénients et les dangers d'un travail poussé jusqu'à l'excès, et du surmenage des facultés intelleauelles.

Et puis, quel abus on fait du mot : flan de travail! Est*ce donc se faire un plan, que de tout samfier pour l'étude? Est-ce oi^aniser sa vie, que d'en supprimer tout ce qui n'est pas le but poursuivi, ou

1. Délieaty décfaanié, ur/^tf>i -ud ÎLfJiçnuA, il était si faible d'estomac, qu'il était coodamné k cboûir ses aliments, et à régler miostietcmcal Theve et la dose de ses refos. Plot. de. 3.

m NÉCESSITÉ D'UN PLAN Dl£ TRAVAIL.

la passion, si noble soil-elle, qui nous entraine? Qu'on en juge!

m. — Comment on travaillait chez Voltaire. — On sait quel infatigable travailleur était Voltaire, quelle passion de science et quel amour de l'étude il avait créés autour de lui. Les Lettres de madame de Graffigny, récemment publiées, nous appicnncat comment on travaillait chez Voltaire.

a Mitdame du Clifttelet passe toutes les nuits, presque sans exception, jusqu'à cinq et sept heures du malin, à travailler. Elle fait rester dans sa chambre le lils de la grosse dame (madame de Ghampbonin) qui est un bon Israélite, qu'elle emploie à copier et qui n'y entend pas un mot. Vous croyez, vouB autres, qu'elle doit dormir jusqu'à trois heures de l'apréfi-midi; point du tout, elle se lève i neuf ou dix heures du matin, et à six heures quand elle s'est 1 couchée à quatre heures, ce qu'elle appelle se coucher au chant du coq. Bref, elle ne dort que deux heures par jour, et ne quitte son secrétaire, dans les vingt-quatre heures, que le temps du calé, qui dure une heure, et le temps du souper et une heure après. Quelquefois, elle mange un morceau ù cinq heures du soir, mais sur san secrétaire, et encore bien rarement. »

Quant à Voltaire, il ne montrait pas une moindre activité :

Quand il prend sur lui de quitter son travail un

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