‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 61 sur 106 · LE RÈGLEMENT DE LITTRË · texte numérisé non relu

LE RÈGLEMENT DE LITTRË

journée, dont il était essentiel que le moins possible fût donné aux exigences courantes de l'existence. Je m'étais arrangé, en sacrifiant tonte sorte de superflu, pour avoir le luxe d'une habitation de campagne et d'une habitation de ville. L'habitation de campagne était à Ménil-lc-Roi (Seine-et-Oise), petite et vieille maison, jardin d*un tiers d'hectare, bien planté, productif en fruits et en légumes, qui, comme au vieillard de Virgile, dapibus mensas onerabat inemptis. Là, dans une quasi-solitude, . .. il était aisé de disposer des heures. Je me levais à huit heures du matin; c'est bien tard, dira-t-on, pour un homme si pressé. Attendez! Pendant qu'on faisait ma chambre à coucher, qui était en même temps mon cabinet de travail (vieille et petite maison, ai-je dit), je descendais au rez-de-chaussée, emportant quelque travail; c'est ainsi que, entre autres, je fis la préface de mon Dictionnaire. Le chancelier d'Aguesseau m'avait appris à ne pas dédaigner des moments qui paraissent sans emploi, lui que sa femme inexacte faisait toujours attendre pour le dîner, et qui, lui présentant un livre, lui dit : f Voilà l'œuvre des avant-dîners. >

c A neuf heures, je remontais et corrigeais les épreuves venues dans l'intervalle jusqu'au déjeuner. A une heure, je reprenais place à mon bureau, et lày jusqu'à trois heures de l'après-midi, je me mettais en règle avec le Journal des savantSy (

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