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LE TRAITEMENT HYGIÉNIQUE

L'observation montre que la position des doigts, celle de la main, de Tavanl-bras onl une influence capitale sur la production de la crampe des écrivains. Quant aux doigts, plus ils sont contractés fortement pendant le travail, plus rapidement se produit la fatigue. Or, cette contraction, cet eflforl s'approcheront d'autant plus de leur maximum que le porteplume sera plus mince, ils s'en éloigneront d'autant plus qu'il sera plus gros. Il est aisé de s'en convaincre par l'expérience faite au moyen de deux porte-plumes de grosseurs diflférentes.De même que la main se fatigue bien plus vite à tenir longtemps ouvert un parapluie à manche de petit diamètre (ce qui a conduit les Anglais, gens pratiques, à introduire, depuis longtemps, la mode des parapluies à manches énormes), de même, les doigts se contracteront d'autant moins énergiquement que l'objet à tenir, que le porte-plume ou le crayon sera plus léger. La règle pratique sera donc de finre usage de porteplumes de 1 centimètre 1/2 à 2 centimètres de diamètre, et d'un poids aussi faible que possible : les porte-plumes en liège remplissent admirablement cette dernière condition.

L'observation apprend encore que la fatigue de la main qui écrit diminue, quand la main repose sur un plan résistant; qu'elle augmente, quand la main reste suspendue, sans point d'appui, pendant le travail. Il en est de même pour l' avant-bras. D'où la

règle pratique de donner à la main et à Tavantbras une position qui leur assure un point d'appui convenable. Mais on voit de suite que cette position de la main et de Tavant-bras dépend de l'attitude générale de celui qui écrit. Est-il assis loin du bureau, de la table de travail, Tavant-bras, reste forcément sans point d'appui, la position de la main sera mal assurée; deux conditions qui imposent aux muscles de ces parties le maximum et la permanence de l'effort et de la fatigue. De là au spasme^ à la crampe^ il n'y a qu'un pas. Est-on assis, au contraire, assez près de son bureau pour que main et avantbras se placent commodément sur le bord de la table et sur la table, la contraction musculaire n'est requise que pour tenir et diriger la plume, — ce qui ne demande que peu d'efforts; — elle n'a plus à maintenir l'avant-bras dans le vide. Chacun peut en faire aisément l'expérience, en plaçant d'abord son fauteuil à une distance de 10 à 45 centimètres de son bureau (plus-distance), puis en les mettant bord à bord (distance-nulle) j ou enfin en faisant passer un peu le siège sous le huveau (minus-distance). On arrive ainsi à constater que la fatigue de l'avantbras et de la main diminue, à mesure que l'on diminue ou que l'on annule l'intervalle entre le siège et le bureau. La position est encore plus favorable, quand le siège est légèrement engagé sous le bureau, parce que le point d'appui est

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