ÉQUÏTATION, JEUX, ARTS MANUELS, ETC
anciens. — Que de nombreux exemples on pourrait citer de l'adoption du principe et de Futilité de la pratique des exercices corporels ! S'ils ont été reconnus indispensables, même chez des peuples où le travail intellectuel ne confine pas ses adeptes dans les étroites limites du cabinet de travail, mais les laisse vivre en plein air, combien sont-ils plus impérieusement exigés de ceux qui passent leur vie dans les cellules exiguës où nous travaillons ! C'est Hérodicus, le précepteur d'Hippocrate, qui combat sa propre faiblesse par les exercices, et vit cent ans, comme pour démontrer l'efficacité de ce moyen à l'effet de consolider une santé débile chez un travailleur de la pensée. C'est Galien s'imposant chaque jour une dose d'exercices méthodiques, et triomphant ainsi d'un organisme resté faible jusqu'à trente ans. Socrate, Xénophon, Platon, Sénèque, Plutarque, vantent et pratiquent les exercices physiques méthodiquement appliqués. Milton faisait régulièrement des armes. Plus tard, quand la mode, qui ne perd jamais ses droits, même en pareille matière, condamnera les exercices physiques, on ne s'attend pas à les voir rester en honneur auprès des travailleurs intellectuels.
III. — La gymnastique méthodique. Les jeux y les arts manuels. La cloche d'Addisson. — Enfin, les modernes en sont revenus au goût et à la pratique de la gymnastique et des exercices corporels. A cei
que rebutent les mouvements Irop méthodiques de la gymnastique, quelles ressources et quelle variété de moyens présente la série des jeux trop abaa-> donnés de l'enfance et de la Jeunesse, et des exer^ cices successivement adoptés, puis condamnés pa^ l'usage 1 Véquitation, je veux dire la vraie, et na point, — bien que je ne prétende pas exclure uj moyen qui peut revendiquer de très hauts palrô nages, — celle que pratiquait Socrate, longtenipâ avant qu'Henri IV y trouvât un titre de popularité. Valère Maxime nous apprend en effet que, pour amuser ses enfants, « anindine equitavit ipse Sacrales, > exercice qui a son à-propos, et entre autres a lages, celui de pouvoir prendre place dans 1( binet de travail même! Je parle donc de la vraie équilalion, de Vescrime, des Jeux de volant, de balle, de boule, de pmime, de quilles, de billard, suivant les préférences da chacunou le caprice de la mode.
Enfin, on pourrait ne pas dédaigner la pratique si estimée de nos pères, d'un art manuel, tel que celui du menuisier, du tourneur, ou les soins donnés aux menus travaux d'agricultu7-e et de jardinage; ces exercices constituraient une trêve utile au labeur du cabinet.
Le travail de la menuiserie avait été introduit i' ce titre dans certains monastères. Cela valait bien la cloche sans battant qu'Addison avait fait installer
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dans ïS chambre, et qu'il agitait â tour de bras, pour se reposerrespril.
IV. — E^ertitÊS et gymHastiqiu de ckamibre. — Hais mon sujet, limité à la lie dans k cabinet de Iraraîl, ne me laisse à traiter que les exercices qui peu\enl se prendre iâ, en outre des cbangeineats (Tatliliides quo nous arous déjà recommandés. Si restreints qu'iU soient, ces exercices sont encore utiles à qui n'en veut ou n'en peut prendre d'aultes. Qu'on ne les dédu^me pas! Il est possible de làire encore plus de chemin qu'on ne le croit dans cet étroit espace, et sans sortir du cabinet de travailt
Buffon, âgé de ^ ans, écrirait à un de ses amis : < Ma santé commence à se Tortifier, je me promène à plusieurs reprises dans mon nppartemenl, où je fais chaque jour 1800 à ^000 pas'! i Ce ne serait pas beaucoup pour on sporUmoH ; pour oo bcname de lettres, comme pour un conTafeseent, c'est déjà quelque chose !
Lasrymnastiquede cbambre, réduite aus exeirires les pins simplt^, a aussi sa place et doil avoir sdb heure dans la ne du cabinet de travail. Elle peut former un îmenoéde très salutaire, — bien ptoselficaceqae les jeux de cartes, de dames, d'écbecs.elc., qui perpémeot le travail et la sédentarité. Mais il but qu'elle s'ajoute, «ans prétendre les retnpiacer,