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CHAPITRE XIII

Blanchissage*

Le blanchissage du linge est une affaire importante dans tout ménage grand ou petit; il ne dépend pas toujours de la maîtresse de maison de faire ou de faire faire cette importante opération dans les meilleures conditions possibles. A Paris et dans les grandes villes, les lavoirs publics, d'institution toute moderne, tournent heureusement la difficulté pour les ménagères des classes laborieuses; elles y lavent elles-mêmes leur linge avec facilité et économie. Quant aux familles de la classe moyenne, le temps et le local leur manquent également pour faire couler la lessive chez elles ; elles ne peuvent que recourir aux blanchisseuses de profession, dont les services ont deux inconvénients à peu près inévitables : elles se font payer fort cher, et elles détruisent en peu de temps le linge le plus solide; il y quelques exceptions sans doute, mais il y en p. peu. Ce n'est guère qu a la campagne ou dans les villes, du second et du troisième ordre, que le blanchffisagte domestique est réellement* praticable; il va sans dire que. partout où ce blanchissage est possible^ il doit être adopté.

Avant dé décrire les procédés du blanchissage do-' mestfquè, y. est utile de prendre un aperçu des diverses

substances employées pour rendre le linge aussi blanc •qu'il peut Têtre, sans hâter sa destruction. Ce sont : 1» les cendres de bois; 2*» le savon blanc, ou savon de Marseille; 3* le savon- noir , ou savon de potasse; 4<* le sel de soude; 5® le sel d'oseille ou oxalate de po~ tasse ; 6^ Veau de Javelle.

Cendres de bois. — Les cendres de bois sont Télément fondamental de la lessive, mode de blanchissage le plus usité par toute la France, à l'exception des départements de notre extrême frontière du Nord. Si les corps étrangers qui altèrent la propreté du linge n'étaient pas d'une nature grasse, par conséquent insolubles dans l'eau, il suifirait de laver le linge à grande eau pour le rendre parfaitement propre. Les marins, pendant les voyages de long cours, ne disposant que d'une petite quantité d'eau douce toujours distribuée avec réserve à bord des navires, ont recours à un mode de blanchissage d'une extrême simplicité : ils attachent en paquet leur linge sale à l'arrière du bâtiment, et lui font faire un certain trajet dans le sillage du vaisseau. Si le linge parcourait ce trajet dans l'eau douce, il n'en sortirait pas beaucoup moins sale qu'il n'y serait entré ; le sel marin et les autres substances contenues dans l'eau de la mer agissant énergiquement sur le linge, ftftissent par le rendre plus ou moins propre. La Jetasse contenue dans les cendres de bois, et séparée de 'CèUes-ci par l'action prolongée de l'eau bouillante^ agit de la même manière sur le linge passé à la lessive. ■

Les cendres les meilleures pour la lessive sont les plus riches en potasse; le premier i^^ng appartient sous ce rapport aux cendre§ de charbon de bois, recueillies dans les foumeamc de cuisine. Yien-

nent ensuite les cendres des fours des boulangers et des pâtissiers. Ces deux espèces de cendres sont rares; elles n'existent nulle part en quantité proportionnée aux besoins du blanchissage ; on se sert à peu près exclusivement des cendres du foyer. Mais, dans le foyer, même quaiid on y brûle du bois sans mélange de houille, de coke ou de tourbe, la cendre de bois n'est jamais parfaitement pure ; on jette soliveht au feu des os et toute sorte de débris; on y brûle aussi du bois de charpente et de vieilles planches hérissées de clous qui restent dans les cendres. Il est dohé nécessaire de tamiser les cendres du foyer avant de s'en servir pour la lessive, afin d'en séparer avec soin tout ce qui pourrait tacher le linge au lieu de le blanchir par le lessivage. .

A Paris et darîs les grandes villes, Tusage de brûler du bois seul ne subsiste plus que par exception ; là houille et le coke sont associés au bois pour le chauffage domestique ; il en résulté que les cendres bonnes pour la lessive y deviennent de plus en plus rares. Les cendres dé houille contiennent toujours, outré une quantité de potasse moindre que celle que renferment les cendres de bois, des fragiments de scories bitumineuses qui deviendraient des causes de taches sur le linge, si ces cendres étaient employées au lessivage.

Savon blanc. — Ce savon porte aussi le nom de savon de Marseille, parce que cette ville est le centre de sa fabrication ; il est composé de soude et d'huile d'olives. La soude est fournie à bas prix par lés salines du département du Var, dont le sel est converti en cristaux de soude par des procédés industriels. Si l'extraction de l'huile des olives récoltées dans nos départements^ voisins du littoral de la Méditerranée

était soignée comme elle pournût et devrait I-être, la presque totalité de cette huile serait comestible, et passerait dans la consommation. Mais l'opération du détjitage des olives se fait par des procédés tellement imparfaits, qu'une faible partie seulement de l'huile d'olives peut être vendue pour l'usage alimentaire; tout le reste est acre, de mauvais goût, propre seulement à la fabrication du savon. On sait que, diaprés les recherches du savant chimiste allemand Justus Liejbig, il est établi par les chiffres d'une statistique irrécusable que^ les peuples les plus avancés en civilisation sont ceux qui font le plus largement usage du savon, et que ceux qui en emploient le moins, étant par conséquent les moins propres, sont les plus rapprochés de l'état de barbarie absolue.

Le savon de soude doit être choisi sec, solide, onctueux au toucher sans être gras, à coupure nette et non pâteuse. Ce savon est naturellement blanc ; les nuances bleues dont il est artificiellement marbré n'ajoutent rien à ses propriétés, bien que la plupart des acheteurs soient persuadés du contraire. Il est bon de faire d'avance une bonne provision de savon de soude ; on le paye toujours un peu moins cher quand on en prend plusieurs kilogrammes à la fois ; puis, le savon acquiert de la qualité en vieillissant. La maîtresse de maison qui a fait provision de savon de soude, ne doit pas perdre de vue le sage proverbe qui dit : Provision^ profusion. Ce proverbe n'est viai que chez la ménagère qui néglige la surveillance des choses de son domaine ; il doit seulement l'avertir de veiller au bon emploi des objets achetés d'avance^ afin qu'il n'y ait ni désordre ni gaspillage. '

Savon noir, ou savon de potasse, — L'usage de ce

savon n'est vulgaire que sur notre extrême frontière du Nord, où Ton ne brûle que de la houille et de la tourbe, et où, par conséquent, les cendres de bois font défaut pour la lessive. Ce savon, dont la nuance est plus verte que noire, est coloré artificiellement par les fabricants, qui cherchent à lui donner l'aspect désiré des acheteurs, bien que cette coloration ne puisse rien ajouter à ses propriétés utiles. Le savon noir est fabriqué avec la potasse rouge d'Amérique, et toutes les huiles de graines grasses, colza, navette, cameline et chènevis. On le vend dans le nord de la France par petits barils du poids de 20 à 25 kilog. ; il est toujours plus avantageux d'acheter le savon noir par barils que de l'acheter au poids en détail.

Sel de soude. — Depuis le commencement de ce siècle, l'industrie de la fabrication du sel de soude, ou carbonate de soude en cristaux, par la décomposition du sel marin, a pris en France une immense extension. Ces cristaux ont pour principaux débouchés les verreries et les savonneries dont ils sont une des matières premières indispensables ; le blanchissage en emploie aussi des quantités importantes, principalement à Paris. La difficulté toujours croissante de se procurer de bonnes cendres de bois pour la lessive, a fait depuis quelques années substituer à la lessive ancienne, dans les lavoirs publics et chez les blanchisseuses de profâsâion, une solutiou plus ou moins chargée de sel de

ude, qui, quand la dose en est convenablement mé-

*^ pas la solidité du linge beaucoup plus

cendres, et rend le linge parfaitement

soude 'doit être choisi blanc et en

Sel d'oseille. — Le vrai nom de ce sel est oxcUate, acide de potasse ; il sert à enlever les taches que Faction de la lessive et celle du savonnage qui lui succède, n'ont pas réussi à faire disparaître. L'acide oxalique doit son nom à une plante nommée par les botanistes oxalide^ et dont le nom vulgaire est surelle, qui contient une dose assez forte de cet acide. L'oseille cultivée et toutes les variétés du genre riimex (patience) contiennent aussi de l'acide oxalique, d ou vient le nom vulgaire du sel d oseifle. Ce sel n'agit sur les taches du linge que par l'excès d'acide qu'il contient; mais cet excès d'acide attaque le fil dont le linge est composé, aussi bien chez les toiles de lin et (Je chanvre que chez les tissus de coton ; il importe de ne s'en servir que dans les cas d'absolue nécessité et avec une extrême réserve.

Eau de Javelle. — Ce liquide, encore plus corrosif que le sel d'oseille, est une solution plus ou moins faible de' chlore dans l'eau. Le prix de l'eau de Javelle étant toujours très-peu élevé, c'est en la prodiguant que les blanchisseuses de profession parviennent à blanchir un très-grand nombre de pièces de linge dans un temps donné, non sans en accélérer la destruction. Il esj; certain qu'à Paris notamment, le linge se détruit bien moins par l'usage que par l'eau de Javelle. Ce n'est point à dire que cette eau ne doive jamais et dans aucun cas être employée pour le blanchissage domestique ; mais il ne faut pas, comme le font sans scrupule les blanchisseuses de profession, verser des flots d'eau de Javelle sur du linge qu'avec un peu de patience et de savon on peut rendre aussi blanc que possible, en lui conservant toute sa solidité.

Procédés de bla*^chissage. — Malgré son importance économique, le blanchissage est une des branches de l'économie domestique qui ont le moins progressé de nos jours ; tout, pour ainsi dire, est à l'aire pour trouver des procédés capables de blanchir le linge trèsvite, très-bien, à peu de frais, et en en prolongeant la durée ; c'est assurément ce que ne fait pas le blanchissage ordinaire. Puis, ces procédés inventés, il resterait à trouver un moyen de les faire adopter, soit dans les grandes villes par les blanchisseuses, soit à la campagne et dans les petites villes par les ménagères, les unes et les autres étant également attachées à leurs usages traditionnels, également déterminées à les maintenir en vigueur envers et contre tous. La solution du problème, en présence d'une difficulté de cette nature, ne peut pas sembler très-prochaine. Il y a donc lieu de décrire, bien que leur connaissance soit des plus vulgaires, les opérations du blanchissage tel qu'il est pratiqué sans modifications de temps immémorial .

Un premier point est à signaler à l'attention des maîtresses de maison : le linge sale, soit qu'il doive être remis entre les mains destructives de la blanchisseuse, soit qu'il puisse, ce qui vaut mieux, être lessivé à la maison, doit toujours attendre un certain temps avant de passer au blanchissage. Souvent à la ville, Texiguité des logements oblige en quelque sorte à renfermer le linge sale, soit dans le bas d'une armoire, soit dans une malle ; on ignore généralement qu'un séjour de quinze jours seulement dans une pareille situation détériore le linge beaucoup plus que ne le ferait le blanchissage le moins bien ménagé. A la ville, en y mettant un peu de bonne volonté, sauf à se gêner plus ou moins, il est presque toujours possible

de suspendre le linge saJe sur des porte-manteaux dans un corridor aéré; un rideau de serge verte le dérobe à la vue. Dans des conditions de logement moins restreintes, c'est au grenier, sur des cordes, que le linge sale doit être étendu dans l'intervalle d'une lessive à une autre, en ayant soin qu'il y soit exposé à l'air libre, fréquemment renouvelé. Partout où le blanchissage domestique est possible, le linge, avant d'être suspendu à l'air en attendant le blanchissage y doit être essangé, La plupart des blanchisseuses disent échangé y terme qui, dans cette acception, n'a pas de sens. Essanger le linge, c'est l'agiter un moment, pièce par pièce, dans de l'eau froide, le laisser bien sécher, et le conserver ensuite dans le meilleur état possible jusqu'au grand jour de la lessive. Ce jour, dans la plupart des maisons où règne une certaine aisance, ne revient que deux fois par an, quelquefois quatre, rarement au delà.

Le matériel nécessaire pour couler la lessive comprend : 1^ un cuvier monté sur un trépied en bois, et percé à sa partie inférieure d'un trou bouché par une poignée de paille tordue; 2® un chaudron de cuivre ou une marmite en fonte de fer posée sur un trépied de fer, ou bien accrochée à la crémaillère scellée dans la cheminée; 3^ une terrine posée sous l'ouverture inférieure du cuvier; 4'^un pot ou une casserole pour puiser l'eau dans la terrine à mesure qu'elle se remplit.

Tout étant prêt et un bon feu allumé dans la cheminée, les plus grosses pièces de linge, telles que les draps et les nappes, sont empilées dans le fond du eu- . vier, puis successivement les chemises, les serviettes, et finalement les plus petites pièces au-dessus de toutes les autres. Le cuvier doit être assez grand pour que, quand il a reçu tout le linge qui doit être lessivé

en une fois, il reste encore à son intérieur un vide d*un décimètre au moins de profondeur. On étend à la surface du linge rendue aussi égale que possible, une pièce de grosse toile nommée charrier; le charrier doit être assez grand pour déborder dans tous les sens par-dessus Torifice du cuvier. Les cendres tamisées sont étendues en couche d'une égale épaisseur sur toute la surface du charrier; l'eau bouillante est répandue peu à peu sur les cendres pour les imbiber sans les déranger ; on continue à verser de l'eau, jusqu'à ce que, tout le linge en étant bien pénétré, la lessive commence à couler dans^ la terrine. La lessive est alors reprise dans la terrine, et reversée, non pas sur les cendres dont le charrier est chargé, mais dans la marmite, sous laquelle on entretient un bon feu, afin que son contenu soit toujours en ébullition. L'art de bien couler la lessive consiste à puiser constamment dans la (îhaudière une quantité de lessive bouillante égale à celle qui s'écoule par l'ouverture inférieure du cuvier; ce travail exige ordinairemant six heures, au bout desquelles l'effet utile de la lessive s'est complètement produit. Quand une lessive a été bien coulée, la potasse contenue dans les cendres a été dissoute en totalité; elle a converti en savon toutes les substances grasses qui pouvaient exister dans le linge sale; ces substances ont été entraînées dans l'eau de lessive; le linge est, selon l'expression reçue, blanc de lessive ; il n'est pas encore complètement propre. Pour achever de le nettoyer, il reste à lui faire subir l'opération du savonnage.

La lessive, dans le plus grand nombre de nos départements, se fait uniformément de la manière qu'on vient de décrire. Dans les départements de l'Ouest, où Ton brûle habituellement de la tourbe, on ne dispose

mistes du nom de stéarine. Les premiers industriels qui tentèrent de baser sur ces données de la science la fabrication en grand des bougies stéariques, échouèrent devant un écueil auquel ils n'avaient même pas songé. La cause principale de la préférence accordée de tout temps par les personnes riches à la bougie de cire sur la chandelle, c'est qu'il faut à tout moment moucher la chandelle, tandis que la bougie se mouche d'elle-même, c'est-à-dire que sa mèche se consume et se réduit en cendres à mesure qu'elle brûle, sans se carboniser comme celle de la chandelle, de sorte que la bougie de cire donne ime lumière aussi égale qu'il est possible de le désirer. Il n'en fut pas de même de la bougie stéarique à sa naissance ; elle dtevait être mouchée comme la chandelle, et son prix étant beaucoup plus élevé, personne n'en voulait. Après d'assez longs tâtonnements, on finit par donner aux bougies de stéarine des mèches tressées, qui se courbent d'elles-mêmes à mesure qu'elles se consument, et dont l'extrémité tombe en cendres impalpables. Cet obstacle franchi, la bougie stéarique ne pouvait manquer de faire son che- Bjjdn. Elle l'a si bien fait que très-probabïement, quand l'industrie sera parvenue à faire encore un peu baisser les prix actuels de la bougie de stéarine, la vieille chandelle de suif, sale et malsaine, sera compila tement bannie de l'éclairage domeetique.

Bougie DE CIRE. — Depuis q 'on peut se procurer a des prix modérés de bonne boi fie stéarique, donnât ime belle lumière, se mouchant d'elle-mêma, dift'érente de la bougie de ciri quant à Tégalft^ son éclairage, la bougie de est à peu

d'usage ; les ciriers ne prépi t plus j de différentes grosseurs

où la bougie de stéarine ne peut les remplacer. N<îaïi* moins, il y a eucore un petit nombre de maiiïons opulentes où Tusage de la bougie de cire est consen^é comme une tradition. Le prix actuel delà bougie de cire comparé à celui de la bougie stéarique, est en ce moment (1964) dans la proportion de 8 à 5.

Gaz D*FiCLAiHAGE. — Si l'on ne considérait dans le gaz d*<5clairage que le bon marché, il aurait la préférence sur toute espèce d'huile, de chandelle ou de bougie. En effet, aux prix actuels de Paiis, la même somme delumiïsre qui, produite par le gaz, coûte I franCj cx>ûte en chandelle 5 fr. et en bougie stéarique 7 Îî\ Mais il y a le reversde la médaille. En premier Heu, il y a les frais et les embarras du premier établissement ; ensuite la cause principale qui empêche T délai rage au gaz de^franchir le seuil des appartements habités, c*est lacrainte, malheureusement fondée, des accidents aux- ' quels ce mode d'éclairage peut donner Heu . Ces accidents sont de deux sortes; ceux qu'on redoute leplus ne sont pas lesplus fréquents : ce sont les explosions, et les incendies qui peuvent en être la suite; les autres, dont on sepréoccupemoinsetquisurviennent pourtant bien plus souvent, sont les asphyxies, causées pur l'accumulation du gaz d'éclairage dans les lieux habités. I] est certain f^^f.'Tires d'accidents peuvent presque touims par la prudence humaine. Il suiEt o^^et mal fenné, ou d'une fissure imu d<j plomb, pour que le gaz un appartement. Ce gaz, is toujours par son odeur v, ne peut pas produire I ule avec une flamme ju'il est pufp C'est le

mélange de gaz et d'air en diverses proportions qui est détonnant, et quand, dans une chambre fermée, il existe une fuite de gaz, celui-ci et l'air atmosphérique ne tardent pas à se trouver mêlés dans les proportions voulues pour produire une détonation au contact de la flamme. Presque toujours les explosions proviennent de rimprudence constamment renouvelée des gens qui, quand un local est envahi par le gaz, s'en vont, tenant une chandelle allumée à la main, rechercher la place de la fuite tout le long des tuyaux. En pareil cas, il faut toujours commencer par ouvrir portes et fenêtres,

- afin de chasser au dehors, par un courant d'ait- vif, l'air mêlé de gaz hydrogène. On a soin ensuite, avant de se mettre â rechercher la fuite soujJçonnée, de tenir d'une main le flambeau, de l'autre un fort tampon de linge mouillé, moyen le plus eflicace pour éteindre à la minute le gaz, s'il commençait à s'enflammer. IL^s visites, lorsque l'odeur du gaz avertit de l'existenîe d'une fuite, doivent être faites le soir, avant de se coucher. Il y a de trop nombreux exemples de gens asphyxiés pendant leur sommeil par le gaz accumulé dans l'at- Biosphère d'une chambre à coucher, faute d'une inspection facile en temps utile ; on ne pourrait citer un seul de ces malheurs qu'il n'eût pas été possible de prévenir par la plus vulgaire prudence.

En somme, il n'y a rien^ d'é|pnnant à ce que l'immense majorité des halïtfcits Je^ ^ee répugne, à, l'emploi du gazspour f fçlaîî^^^ijfcft^q met dans les magaaljiis^ lès^jêaf^- à;^fesca3iep*dës grandes maisons, pa£^ poM Ïtïllç1î#fe. Ôij i^.èéutïJas, malgré le prix de rervient-comparativeih^t'tirès-iribdété de Téclairage au g^z, blâmer J^ résefîre- 4^ habitants

*des villes qui préfèrent djjpeçsfer daya^wigepcmr être moins bien éclairés, mai» wec Ijî^aT^ltfskd&^^tfrité;'

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