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but le maintien de la santé ; dans un ménage où il y a des malades, tout va nécessairement de travers. Autant il est dangereux, pour quiconque n'est pas médecin, de lire dés livres de médecine et d'appliquer à tort et a travers des préceptes qu'on ne comprend pas, autant il est utile de savoir faire une application judicieuse des règles de l'hygiène au vêtement, au régime g.limentaire, aux soins à donner aux enfants, aux malades, aux convalescents, aux vieillards, en tout cequin'exige pas l'intervention du médecin.
Le but de ce nouveau traité d'Hygiène et d'Économie domestique, c'est de vulgariser tout un ordre de notions nécessaires à la pratique delà vie, de faire pénétrer ces notions chez tous ceux qui ont indispensablement besoin de les appliquer.
On a suivi pour l'Économie domestique les divisions naturelles comprenant les aliments , les boissons^ le chauffage^ V éclairage^ le blanchissage^ et les diverses recettes relatives à l'entretien du linge, des vêtements et du mobilier.
La cuisine est une des attributions principales de la maîtresse de maison ; l'art de bien nourrir son monde selon les -ressources du ménage cons- , titue l'une des parties les plus essentielles de son savoir pratique. Il va sans dire qu'on s'est abstenu
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de tracer le tableau de cette cuisine fastueuse rivale de celle des Romains :
« Quand LucuUus à dîner mangeait une province. »
On s'est borné à montrer comment il faut s'y prendre pour faire en tout temps une cuisine saine, agréable, variée selon les saisons, et néanmoins économique autant qu'elle peut l'être, en éliminant les mets excessivement recherchés, très-dispendieux, qui n'ont qu'un inconvénient : c'est qu'on ne peut pas les manger. On y a joint la pâtisserie, telle que la ménagère doit savoir la faire au besoin dans les grandes occasions, noces, baptêmes, fêtes de fami\le, et qui peut faire honneur à son talent sans faire brèche dans son budget. Ce chapitre est complété par les confitures, sirops et liqueurs de table, tels qu'on peut les préparer sans recourir aux appareils qui prennent rarement place parmi les ustensiles du ménage.
Le chapitre des boissons s'adresse plus spécialement au mari qu'à la femme ; il comprend le choix, l'achat, la conservation et l'entretien du vin, du cidre, de la bière, et des diverses boissons économiques pouvant plus ou moins en tenir lieu.
Le chauffage est un des l)esoins les plus impérieux, une des causes des plus lourdes et des plus inévitables dépenses, sous le climat moyen de la France, où, si l'on en excepte la région des oliviers, l'hiver commence en novembre et ne finit pas toujours en avril. Généralement parlant, sauf dans les départements limitrophes de la Belgique et de l'Allemagne, on se chauffe mal en France, sans parler de ceux qui ne se chauffent pas du tout. Il est vrai qu'on cherche volontiers à faire croire à la jeunesse qu'il est sain d'avoir froid et malsain de se chauffer. Qu'on supporte le froid quand on ne peut pas faire autrement, rien de mieux; mais, qu'on prétende qu'il est sain en plein hiver de grelotter au coin d'une cheminée sans feu, c'est parfaitement absurde. On s'enrhume, et l'on ne fait que de pauvre besogne, avec des doigts perdus d'engelures. En exposant la valeur relative de chaque genre de combustible, et les avantages des divers appareils pour produire aux moindres frais possibles la chaleur artificielle, on a pour but de contribuer efficacement au maintien de la santé, dont le froid est l'adversaire déclaré, à la ville comme à la campagne.
L'éclairage n'a pas une importance économique
comparable à celle du chauffage. Il tient néanmoins une assez grande place parmi les causes de dépenses journalières pendant la moitié de l'année, où, si Ton se couchait constamment avec le soleil, une grande partie de la besogne resterait en souffrance. Ce chapitre comprend la connaissance des matières premières servant à l'éclairage, avec l'indication des appareils qui peuvent le mieux les utiliser, depuis le chandelier jusqu'aux lampes de luxe.
Le blanchissage est traité avec toute l'extension qu'il mérite, comme base de la propreté. Le célèbre chimiste allemand Justus Liebig a pris soin de constater que les peuples qui emploient le plus de savon pour le blanchissage, sont les plus avancés en civilisation. Le dégraissage, les recettes pour enlever les taches sur toute espèce de tissus, les procédés de repassage, et ceux qui constituent l'industrie de la blanchisseuse de fin, font partie de ce chapitre. On y a joint les recettes les plus usuelles pour la conservation des vêtements et l'entretien du mobilier, dont avec des soins la durée peut être indéfiniment prolongée, en lui conservant un aspect toujours propre et neuf, source pour la ménagère d'une légitime satis&otion.
Le cadre dont on vient d'esquisser un aperçu est rempli avec la plus consciencieuse attention ; on s'est aidé du concours d'une dame d'une expérience consommée dans toutes les branches de l'Économie domestique.
HYGIÈNE
ET