LE FAMEUX SECRET
DE
FEU DARDELLE, DE MONTGÉ (1).
Déclaration de M. le docteur Hissa.
« Je me fais un devoir de conscience et de charité envers tous de reconnaître publiquement que le secret pour la guérison radicale et infaillible du charbon et de la pustule^ maligne, que M. Tabbé Perdrigeon possède et a soumis avec confiance à mon appréciation, est TOUT A FAIT le fameux secret que j'ai acquis moi-même de Dardelle, de Montgé, au prix d'engagements considérables, et au moyen duquel seul j'ai, depuis dix ans, guéri aussi siîrement qu£ promptement, comme on sait, les nombreux malades confiés à mes soins. — Loin de chercher quels pourraient être mes droits à l'occasion de la divulgation que M. l'abbé Perdrigeon se propose de faire de ce secret, j'exprime ici mon bien vif désir de voir le public retirer de cette précieuse recette tout le bien qu'à bon droit il peut en attendre.
MiSSA,
. « Docteur médeciu à Nanteuil. n
(1) Nous Sommes heufeux de prendre part, eu ce qui nous concerne, k Tœuvre de M. Tabbé Perdrigesn, en contribuant k ré* pandre la connaissance de ce précieus remède*
L'efficacité du remède pour la guérison du charbon et de la pustule maligne, que nous avons Thonneur et le bonheur d'offrir à nos semblables, est suffisamment attestée par de nombreux témoignages, et les nombreuses cures opérées par ce mode de traitement pendant vingt années, sous les yeux d une population de plus de dix mille âmes. Nous n'avons donc pas besoin de rien en dire de plus.
C'est avec un profond sentiment de reconnaissance que nous remercions les deux cent vingt souscripteurs qui nous sont venus en aide. Nous les remercions d'abord, en notre nom, pour la confiance, dont nous avons été fort honoré, qu'ils ont eue dans le désintéressement des intentions qui nous animaient, et pour les encouragements précieux qu'ils nous ont souvent adressés.
Nous voulons aussi les remercier au nom du public qui, grâce à eux, trouvera dans l'application d'un remède mille fois éprouvé avec un constant succès, le* moyen d'échapper sûrement aux suites funestes d'un mal trop peu rare et justement redouté.
On nous a dit que nous divulguions un remède — d'empirique — que notre œuvre d'humanité respirait une assez forte odeur de spéculation.
Nous répondrons simplement : 1^ que la spéculation, en tout cas, n'a pas réussi, puisque tci^ béijéfice, de ce côté, est encore à venir; nous aurions été bien puni^ si nous avions éprouvé moins de bonheur à publier le secret de Dardelle dès que nous ont été assurég les fonds suffisants pour payer les frais d'impression de la brochure qui le contient.
2° Que nous ne sommes le moins du monde ni savant ni médecin; que, sans souci ni préoccupation de la rationalité du remède, nous nous sommes laissé
enthousiasmer uniquement par le spectacle des services immenses qu'il a déjà rendus, et la séduisante perspective du bien, plus grand encore, qu'il doit opérer à mesure qu'il sera de plus en plus répandu et apprécié. Quant à la récompense à venir, nous ne devons point en désespérer : nous avons agi pour Dieu, qui aime et bénit les œuvres et les intentions charitables ; pour nos frères, au service desquels nous éprouvons du bonheur à nous dévouer en toute occasion, et si nous contribuons à sauver la vie à plusieurs d'entre eux chaque année, nous serons certainement digne de Tenvie et de l'estime des hommes de bien.
Versigny, 15 août 1863.
L*abbé Perdrigeon.
liettre du docteur Higsa à 11. l'abbé .Perdriffeon.
« Monsieur le curé,
« En réponse à la lettre par laquelle vous soumettez H mon appréciation un manuscrit que vous estimez contenir le fameux secret de feu Dardelle, de Mantgé, dont tout le monde me sait le possesseur, je vous avouerai franchement que moins de confiance en moi, et un appel moins direct de votre part à des sentiments que vous savez m'être chers, eussent mieux servi mes intérêts, quelque peu atteints en cette occasion. Néanmoins, je ne puis ni ne veux vous cacher que votre précieux manuscrit renferme réellement et très-exac-
tement le traitement de Dardelle, pour le charbon et la pustule maligne ; la recette est identiquement la même que celle employée par moi depuis dix ans, et que. j'ai acquise directement de Dardelle lui-même; les deux rédactions ont très-sûrement la même origine et le même auteur.
« Pour répondre à toute votre confiance et vous tout dire au sujet d'un secret devenu le vôtre, j'ajoute que vous pouvez et devez user de ce remède avec toute sécurité; il n'a jamais manqué son effet employé en temps opportun; son application n'entraîne aucun danger, se trompât-on sur la Qgiture du mal. Il n'y a donc jamais à hésiter, même dans le doute, si c'est ou non la terrible maladie que vous pouvez être appelé à traiter. "*
« Voilà, Monsieur le Cunlj ce que m'arrache la confiance que vous avez eue en moi, non moins que la parfaite estime que j'ai pour votre personne. Je compte aussi comme un bon dédcrthmagement l'avantage et le plaisir de prendre une part aux (Èuvres de charité aux* quelles vous consacrez votre vie.
« Veuillez agréer, etc.
r " MissÀ,
U bocièur médccia k Nauteujt. »