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locales, mais il en est de g-^néralisees qui amènent, et c'est un fait reconnu dans les hôpitaux alTectés aux dermopatbies, un résultat identique ; tels sont l'eczéma général, le prurigo étendu, la gale, etc.
Des conformations \icieuses de l'appareil génital produisent le même effet. Ainsi Roubaud A) dit, en racontant le cas d'une femme sans utérus et dont le vagin n'avait que la longueur du doigt : » Le sens vénérien, sans présenter une grande » énergie, existe pour les désirs et pour la sensa- » tion voluptueuse. Avant de tomber dans la
> prostitution, cette femme avait aimé, et, comme y> le coït est douloureux, par suite de la brièveté
> du conduit vaginal, elle trouve le plaisir dans » l'attouchement de l'homme et dans la masturba- » lion, etc. »
Les inflammations de l'utérus, les polypes et les corps fibreux de cet orçane sont par divers praticiens considérés comme des prédispositions à la rnanuélisation. M. Calmeil — dit Deslandes — a trouvé chez une monomaniaque, livrée à l'onanisme le plus effréné et dont l'hymiin était intact, le musoau de tanche et une partie du col de l'utérus d'une couleur violacée, ramollis et ulcérés.
(1) Traité de l'impuissance et de la stérilité ches l'homme et ohes la femme, p. 537-53S.
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Allant au-devant d'une objection sérieuse, le praticien précité ajoute : « Assurément on pourlil dire que^ dans les cas qui viennent d'être cités, l'affeclion de la matrice était moins la cause que le résultat des excès qui avaient élé commis ; mais ^n n'en dira pas autant de ces cas où M. LisIVanc ;vu la caulérisalion du col de l'utérus causer, dans les parties génitales, une espèce d'éréthisme qui s'accompagnait de désirs assez vifs. A'y a-t-il pasj in quelque sorte ici preuve expérimentale de ce' lit, qu'une irritation de la nature peut produire 36 exaltation prononcée du sens vénérien (1) ? î Les adections ovariques ne semblent point non lus être sans influence sur la production des ma-, îuvres onaniques. C'est ainsi que des praticiens savants illustres, entre autres Vésale, Iliolan^l iieutaud, ont observé des altérations des ovaire lez les nymphomanes. Au dire de Blegny (2),j |ine pensionnaire de la Salpètrière, sujette à de i-équents accès d'utéromanie, étant morte durant de ces paroxysmes, présenta à l'examen né-^ ropsique des altérations morbides très prononcées' le l'ovaire et de la trompe gauclies.
Il faut considérer encore, comme cause active lu seulement prédisposante de manuélisalion, l'ab-
(1| Loc. cit., p. 443-414.
Ijrn, de mèd., t. XXV.
IlE 1. OXANISMIv CHEZ LA l'EMME
sorplion d'aliments et de médicaniunts s une congestion sanguine du côté du Tappan^il générateur : tels que les mets épicês par le poivre, la canelle, le clou de girolle, la muscade, la vanille et les trulFes; tels que les boissons excitantes spiritueuses, la cantharide sous toutes ses forra^ le phosphore, le safran, l'absinthe, la rue, la bine et tous les emménagogues. J'ajoulerai ce taines odeurs fortes de Heurs ou de parfums : muj benjoin, patchouli, etc., qui agissent sur le tème nerveux de bon nombre de femmes à grau impressionabilité. Les drastiques, à l'intérieur en lavemenl, produisent une action analogue, congestionnant les viscères du petit liassin. Ne citerons encore la constipation opiniâtre, la pjj sence de scybales ou d'oxyures dans le rec qui déterminent des actions réflexes sur ganes sexuels et agissent d'une manière irritât semblable à celle que développe la présence d'i pessaire, d'une éponge ou de tout autre objet da laprolondcurdu vagin.
Je ne mentionnerai pas les aifections encépba ques autres que la nymphomanie, bien que que ques-unes semblent agir sur l'appareil génital: maladies du cervelet, par exemple, telles que meurs, inflammation, etc. Serres a rapporté cas de ce genre.
Il s'agit d'une jeune fllle qui, adonnée de bon
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heure aux plaisirs sensuels, se prostitue sans toutefois cesser de se livrer à la manuûlisation, ne Irouvant pas un contingent suflisant de volupté dans ses rapports uoïtaux journaliers... L'autopsie, que l'on eût l'occasion de imre, démontra une inllamrnalion chronique, avec foyer à bords calleux ht indurés, du lobe moyen du cervelet. C'était là la "cause première de la salacité et de la nymphomanie à la suite de laquelle succomba la malheureuse. Toutefois je re puis omettre l'idiotie ; car, au do tous les aliénistes, la passion solitaire existe, ^u sufirème degré, chez les idiots, de même que lez certains déments, dont les or^^anes génitaux )Dl dans un constant état d'érclhisme, et qui préipitent par leurs manoeuvres le terme fatal de leur ialadie. Ce sont des êtres « se livrant à cette déplorable pratique, — écrit Esquirol, avec excès, sans pudeur, sans honte et en présence de » tout le monde... et ne paraissant vivre que pour iTonanisme (1). »
Qui ne connaît l'observation laite par Silvestri Palerme, d'une idiote qui se manuélisatt dès le blus jeune âge et en était arrivée à introduire la lain et une partie de l'avant-bras dans le vagin, ^où elle retirait une humeur sanguinolente qu'elle )rtail à sa bouche 7
(1) Maladies mentales, l. Il, p. 331-336.
DE l'onanisme chez la. femme
Quelques auteurs, Descurrel entre autres, ac sent aussi la phtisie pulmonaire ; je partage pi nement celle opinion, mais je dois faire reniarqt en même temps que la phtisie est fort souvei aussi la conséquence des manœuvres masturbg trices.
Le D' Desportes (1) pense que l'exaltation sens vénérien, qui souvent précède l'éclosion l'angine pultacée, peut devenir une cause de ma turbation chez les jeunes sujets et même chez adultes. Ce praticien appuie son dire sur Luit servations parmi lesquelles se trouve celle d'i dame de 70 ans qui, durant une période prodr mique d'un mois environ, avant l'inllammat aphteuse du pharynx, ressentit de tels et îr libles désirs erotiques que, malgré son âge et sentiments religieux, elle ne put s'empêcher chercher dans la manuéiisation un soulagement l'ardeur qui la dévorait.
Cette excitation génitale, que le D" Dèspor veut expliquer par les relations des nerfs cervica^ avec le cerveau et l'origine de la moelle, n'e d'après Deslandes, que la conséquence d'une phle masie de la muqueuse sexuelle dont le transpd métastatique se lait à un moment donné sur autre muqueuse ; si bien que, selon ce derc
(!) JRertie médicale, août 1828.
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praticien, l'érolie n'est pas nn si|ïne précurseur ^Bune inllammation pharyngée exclusivement, mais ^leut précéder, accompasnfr ou suivre la plilcgma- ^^e de toute autre portion du revêtement muqueux. ^f « M. le D' Mirambeau, — ajoute Deslandes (1) pour fortifier son opinion, — m'a communiqué deux observations qui conCirment ce fait. La première est celle d'un E;an;on de 1 1 ans ; qui fut pris, à la suite d'un refroidissement, d'une gaslro-entérite fort opiniâtre. Cette maladie touchait à sa fin quand la surface muqueuse de la verge devint le siè^e d'une irritation très vive, qui bientôt s'accompagna d'un véritable satyriasis. Les choses en vinrent à ce point qu'on fut forcé de lier cet enfant ponr le préserver des manipulations qu'il exerçait sur lui sans relâche, bien que précédemment il ne se livrât à rien de semblable, ce dont M. Mirambeau a la certitude. Le sujet de la seconde observation est une fille de 9 ans qui offrit leS mêmes circonstances que dans le cas précédent. On fut également forcé d'employer les liens pour la contenir, La durée de cette érotie fut, s les deux cas, de dix à douze jours. >
Causes physiques mécaniques. — ". Certains rcices prolongés, comme la danse et l'équita- , peuvent être considérés comme des causes
I) Loc cit. p. 448-49.
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mécaniques prédisposant ;'i la maniiélisalion danse, en congeslionnanL l'utérus ; l'équitation, oij tre cette raison, par les secousses directes sur siège et le haut des cuisses et le froissement dé organes de la génération qu'elle occasionne. « La ï trop cl le petit galop, — dit Sclnvartz (1), d'apr y> Bœrner, — provoquent souvent une perte 5 la liqueur séminale chez les personnes qui » sont pas habituées à monter à cheval, et qn » sont d'une grande sensibilité, notamment ch4 » les femmes. »
6. La posilion assise et la station au lit lonj| temps prolongées déterminent, elles aussi, de congestion pelvienne et une irritation génitale vorables à la genèse de la masturbation.
Tf. « Il est arrivé, — dit Deslandes '(2), — q^ » des animaux domestiques, des chats, des chied » surtout, ont, en léchant les parties sexuelles «jeunes enfants, particulièrement de petites filU » tii'é de sa torpeur un sens qui devait dorm^ » encore. »
S. Nous ne pouvons pas ne point nous arrêter} l'inllucnce erotique de quelques métiers mis jeu par la force corporelle, entre autres de la mi chine a coudre, dont l'usage est si répandu
(1) Loc. oie, p. fi.
(2) Loc. cit., p. 514.
DE L ONANISME CHEZ LA KEMME
ntios jours. L'ébranlemenl que la pédale, dans son va-cl-vienl, imprime à la partie inférieure du Ironc, me mouvement de flottement des grandes lèvres sur les petites, et la chaleur qui en résulte, occasionnent fréquemment l'onanisme : et l'écoulement leu- ^orrliéiqiie, presque constant chez les mécaniciennes, pl'est le plus souvent que la conséquence de pratiques
contre nature.
L L'usage de la machine à coudre est non seule- ■nent une cause de masturbation, c'en est aussi un Inoyen, et les directeurs d'ateliers de confection Biécanique, pour peu qu'ils soivent observateurs,
■ en aperçoivent très bien.
■ Durant une visite que je fis un jour à une fabri- Buc d"iiabillenients militaires, voici la scène dont je ■us témoin.
I Au milieu du bruit uniforme d'une trentaine de fcacbines à coudre, j'entendis tout à coup un de ftes appareils fonctionner avec plus de vitesse que ■es autres; je regardai la personne qui le mettait ■n mouvement, c'était une lirunctte de 18 à 20 ans. ■andis qu'elle poussait automatiquement le pan- ■alon qu'elle confectionnait sur la tablette de sa ■nachine, sa face s'animait, sa bouche s'entr'ou- ■Tait, ses narines se dilataient ; et le va-et-vient des! Medg entraînait les pédales dans un mouvement Bonjours croissant. Dicntùt je vis ses yeux se con- ■ulser, ses paupières s'abaisser, sa tète piilir et se ,
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renverser en arrière, ses mains et ses jambes s'a rêterelse détendre; un petit cri cloufTé, sui\i d'ij long soupir, se perdit dans le bruit de l'atelier.
La jeune tille resta pâmée quelques second^ tira son mouchoir, s'essuya les tempes où péril la sueur, jeta un regard timide, honteux, enco légèrement égaré, sur ses compagnes et se reprit travailler.
Avec mon guide qui avait remarqué mon atte tion, je m'approchai de la mécanicienne qui git, baissa le front et balbutia quelques mots ava même que son patron n'eût prononcé une par pour l'engager ;\ s'asseoir en plein et non sur bord de la chaise.
Au moment où je sortais, j'entendis de nouve mais d'un autre point de la salle, une machine célérer son mouvement. Mon compagnon se mit i sourire et m'apprit que cela était si fréquent qu'fl n'y faisait plus guère attention. Ce phénomène, son dire, se rencontre surtout chez les jeunes méc niciennes, chez les apprenties et chez celles qui s'asseoient que sur le bord de leur siège, ce qui faci lite singulièrement les mouvements de frottement, des lèvres génitales l'une sur l'autre.
Il serait à désirer pour la santé et les mœii? d'un grand nombre de jeunes filles et de feram^ — on sait, en effet, combien est répandu l'usai des appareils à conlectionner — qu'un ingénie
B. — Causes sociales.
trouvai le moyen de subsliluer à la force lutmaine un moteur simple, régulier, économique et que l'on pût adapter à toutes les machines à coudre, quelle que soit leur marque de fahiique.
La lùcyclette cenluple, est-il besoin de le dire? la flocivité de la machine à coudre.
^Ki" La richesse, qui autorise une vie sédenl;iire et inactive, qui permet le repos prolongé dans des lits de plume chauds, au milieu de l'atmosphère tiède d'une chambre parfumée, et qui procure en excès une nourriture succulente, amène Créquemuient les
Eiques coupables, en laissant les femmes livrées érement au dévergondage de leur imagination, si rencontre-t-on le vice génital plus souvent à la ville qu'à la campagne, où les durs travaux des champs et le grand air usent plus largement la nourriture du travailleur. Et si, cependant, il est jaussi fréquent dans la maison du pauvre que dans celle du riche, cela n'inllrmc pas ce que j'ai dit plus haut, car il y a d'autres forces qui y poussent vio- ^lemmenl la fille indigente.
i" En eDfet, dans la classe besogneuse, c'est la ^miscuité des sexes et la vie de famille trop in- Be qui engendre l'onanisme. Enfant, la lille du jtlbeureux va courir la rue avec des gamins de
DE L OKAKISME CHEZ LA FEMME
son Age, ou bien, pour quelques oboles par maîne, est confiée à une vieille garde, ce qui n^ vaut guère mieux. Bienheureuse quand, dans 1^^| de ces deux cas, elle n'a pas l'occasion de satisfaire sa curiosité native et malsaine! Jeune tille, elle entre en apprentissage dans un atelier ou une fabrique; là, les gestes équivoques ou les mots obscènes la mettent bientôt sur la voie. Et lorsque, le j soir, elle rentre dans la chambre où grouille pélemèle toute la familte ; où le père, plus ou moins ivre, plus ou moins abruti, ne se gène nullement pour se livrer salacement, devant sa progénil à ses instincts lubriques ; où ses frères se frot contre elle, souvent dans le même lit, elle prend alors ; et, si un reste de pudeur la fait défendre contre les propositions de ses compagnons travail ou du premier venu, elle ne se marchande pli à elle-même un besoin de jouissance, qu'elle n'i peut-être pas éprouvé dans d'autres circonstance