‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 16 sur 68 · D£ LOSAKISME OUS LA FEMME · texte numérisé non relu

D£ LOSAKISME OUS LA FEMME

^len, il introduisit, non sans peine, la première l)rancbe de l'iastrumeut, mais il ne put introduire [la seconde. Ramenant alors la branche introduite vers la partie postérieure du vagin, il s'en servit comme d'un levier, et pendant que deux assistants écartaient violemment l'anneau vulvaire et faisaient correspondre l'axe du verre à celui du petit bassin, il eut la satisfaction d'amener le corps étranger, en faisant subir toutefois ù la malade des soulTrances qui la guérirent, selon toute apparence,, du son incompréhensible passion.

Les femmes, disions-nous à propos des formes de l'onanisme, ont poussé raberralion jusqu'à inti duire dans un but erotique des instruments quelconques dans la cavité de la matrice elle-même.

L'observation suivante, empruntée au tome 11 la Clinique chirurgicale de Lisfranc, en fait foi.

— 0 Une femme se livrait à des manœuvres co' pables, elle avait ses règles. Elle rompit dans l'uL'^^ rus une lige de roseau. Il ne survint aucun accâdenl. L'organe éUiit sans doute accoutumé depuiis longtemps au contact des corps étrangers ; mais à la prochaine époque menstruelle, des douleurs violentes se développèrent : elles ressemblaient à celles de raccoucbemenl: la matrice avait au^rmente de volume: il était facile de s'en assurer i l'aide du toucher pratiqué par le vagin et sur la région hypogaslrique.

DE L'oKAMSME CUEZ LA FEMME 130

L'orifice du col utérin paraissait i'ermé, ce col t fay-pertrophiû comme dans les grossesses du xième et du troisième mois : son exploration Dlive, méthodique et réitérée me fit sentir, au se de son extrémité inférieure, une très légère ie offrant une grande résistance. J'appliquai le mlum ; je balayai les rauquosités avec un pin- I de charpie et je ne vis rien qui justifiât mes (oinptions. Je manquais d'ailleurs des rensciments nécessaires; mais je portai une sonde jnelée mousse dans le fond de l'instrument; je levai la lèvre antérieure du museau de tanche aussitôt je sentis et j'aperçus le corps étranger

se montrait à peine à l'extérieur de la cavité, )s laquelle il était enfermé et dont les parois ppliquaienl exactement sur lui : j'introduisis e pince ù mors plats et étroits; l'une de ses inches pénétra heureusement dans l'épaisseur ce corps étranger, l'autre fut glissée sur la face srne des parois utérines, je fis exécuter à l'instnent de légers mouvements de rotation sur son , en même temps que je le soumettais à d'assez «s tractions; il lâcha prise deux fois, la troi- Qe tentative fut plus heureuse, je débarrassai oalade ; il coula des Ilots de sang noir poisseux, Souleur lie de vin ; ils sorliiicnt de la matrice où 4'étaient accumulés et dont le tissu revint inimétement sur lui-même. Cet organe parut ensuite

|N1>MK I.HE/. LA IKMME

offrir son volume normal ; les acddents cessèrent.

La syphilis peut se transmettre par des manœuvres onaniques en conmuan. On a noté ce mode de propagation dans les hôpitaux spéciaux, entre autres à Lourcine où IJe€r|uerel a vu des femmes exemptes de vérole contracter celle maladie conséculiveuicnl à des allouchemenls muluels avec des ^i compagnes syphilitiques. ^M

Pour clore celte longue liste d'affections locales .^ et de voisinage, j'ajouterai que la stérilité et les j=

avortements sont fort ordinaires ciiez les manuéli

satrices, tant à cause des secousses nerveuses que^^M des lluxions sanguines dont l'utérus est le siège. ^Ê

En On, sans parler du vice génital dont ils héritent- ^ les enfants des femmes onanistes naissent chétifs :^= malingres, meurent jeunes ou deviennent névrop; thiqucs, rachiliques, scrofuleux, tuberculeux, idio ou épileptiques.

B. — Âircctions générales.

Avant de commencer la longue énumération cL ^s maladies générales dont la cause, immédiate <z>tj prochaine, est l'onanisme, je dois faire une x~eraarque qui m'empêchera peut-être d'être taxe d'exagéralion. Je n'ai point l'intention de dire on de faire croire que plusieurs, ou môme une seule] des affections dont j'ai parlé plus haut, et dont Je vais continuer la nomenclature, soient fatalement

DE h ONAMSME CHICZ LA FEMME

I to

[■dévolues aux niaslurbaLriues. Suivant l'âge, le tem- [pérament et surtout la fréquence des manœuvres, \ — car ce sont principalement les excès d'onanisme «jue nous avons en vue, — certaines victimes de ce vice génital peuvent rester indemnes, ce qui est très rare toutefois, tandis que d'autres auront une ou plusieurs des maladies qui font le sujet de ce «hapilre.

Si ce cadre nosologique parait long, qu'on n'acuse point ma fantaisie : je n'ai fait que grouper tous les éléments de ce tableau, que j'ai trouvés -«■parpillés dans les écrits qui, de loin ou de près, ont touché à la question que je traite ; et encore ji'ai-je pas rapporté tout ce que j'ai lu, quand les

E auteurs s'égaraient et attribuaient à la manuélisajtion des suites qui m'ont paru n'avoir avec elle que des rapports de coïncidence et non de causalité.

Pour plus de méthode, je suivrai dans mon énumération l'ordre des grands systèmes organiques.

Les affections nerveuses et les troubles des fa- ^^ cultes intellectuelles et morales ou affectives qui ^■naissent sous l'influence causale de la masturbation ' sont assez nombreuses pour que nous ne tassions que les citer sans y ajouter de trop longs commentaires ; il est d'ailleurs très facile de comprendre leur pathogénic génitale.

DE L ONANISME CHEZ LA FEMME

Epilepsie. — Pour beaucoup d'auteurs, celle affection paraît avoir, chez la femme, la malrice pour origine, d'où les noms d'Epilepisia uterina (Sennert), iVEpUflpsia ab nlero (.lonhslon), d'épi lepsie génitale, comme on l'appelait autrefois (1)? Si cela est vrai, rien n'est plus tacile de comprendre comment les excès de coït et surtout de masturbation, en irritant les organes génitaux, peuvent, à la longue, produire cette manifestation morbide. D'autre part, dans son mode d'être, l'épilepsie, sauf sa durée indéterminée, a beaucoup d'analogie

avec le spasme vénérien, que les anciens, frappé^| du failj nommaient Epikpsia brevis. Enfm, l'expé—

rience ne permet pas de contester l'influence gén^^ -^ale sur la genèse de cette triste infirmité et le raj prochement des crises. Quantités d'observations savants estimés en font foi, et sont trop connue»" pour être répétées ici (2). n L'on a vi- plus haut, — » ditTissol, — que la masturbation procurait l'épi- » lepsie, et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit. » Est-il étonnant que ces actes rappellent les accé » comme je l'ai vu plus d'une fois, dans ceux quij » sont déjà sujets ; est-il étonnant qu'elle rend » cette maladie incurable (o) ? »

(1) E. Lntulnis, De l'influence du mariage et de la grotsd sur les maladies, etc., page (5. Strasbourg, 1806.

(2) Voyez Tis?ot, ouvr. cit., p. 34, 42, 53, 54, etc. (3j Ouvr. cit., p. ââ.

^^p DE l'ONAMSME chez LA FEHME 143

F Les idiots, c'est un fait reconnu, lorsqu'ils ne le sont pas tout d'abord, deviennent presque tous épileptiques ; ne serait-ce pas à la cheiromanie, à laquelle ils se livrent avec fureur, qu'il faudrait rap-

orter cette terrible compiicalion ?

Voici un cas où la thérapeutique a été la pierre «le touche de la pathogénie de l'épilepsie.

Une jeune fille se livrait à l'onanisme et tombait d'épilepsie; le docteur américain While lait sur elle l'opération de la clitoridectomie. Les habitudes vi-

leuses cessent aussitôt et les accès d'épilepsie ne reparaissent plus. L'observation du D' Wilhe n'est publiée (]uc trois ans après l'opération et l'on doit considérer l'épilepsie comme guérie après uu semblable laps de temps (1).

" Ihjslèrie. — La maladie féminine par excellence,

Thystérie, si fréquente chez les filles et les femmes,

son point de départ dans l'utérus ou ses annexes,

"selon Tissot, Dubois d'Amiens, Landouzy, Brierre de Boismont, Morel, Wieger et Schutzemberger.

jCe dernier croit, avec Romberg, que l'hystérie est in spasme réflcctif, produit par l'excitation utérine. D'autres auteurs ne voient, dans celte maladie, qu'une alfection nerveuse idiopathique : tels sont

jCeorget, Formel, Bouillaud, etc. (2). Je me range

(1) Le mèdeoin, .N» S. Février 18T7.

(2) Landais, Thèse citée p. 3â cl gaivaalra.

DE l/ONAiMSME CHEZ LA FEMME

plus volonliers à la première de ces opinions, q me rend mieux compte de sa production, à la suite des pratiques masturbalrices. Ce ne sont pas là, je

ne le l'riche point, les seul* a^^ents provocateurs de riiyslcric ; je iiciisc que la dilficullc de la menstruation, la continence, les émotions vives, le défaut d'atlacliemenl (Londe), elc, produisent l'hystériel mais je crois devoir [dacer au premier rang l'onanisme. On n'a pour s'en convaincre, qu'à interro»; udroitemenL les hystériques : presque toujours 1 premièi'os manifestations doulom^euses ou convulsjves sont survenues à la suite de manœuvres co' pables. L'hystérie est assurément plus fréquen chez les jeunes lilles, les veuves et les célibatain que chez les femmes mariées : n'en est-il pas môme de la masturbation ?

Kt quoi (ju'en ail dit Parent-Duclialclet, uoi sliiLisli(iuc de Kiwisch, quia recueilli plusieurs c d'iiysléiie par suite d'onanisme, prouve que 1 prostituées y sont aussi sujettes que les autn MM. ISoivin et Dugès airirmenl. de leur côté, qui le liberlinajîe y prédispose les lilles publiques, parce que la fatijîue des organes génitaux amèn un collapsus analogue à ta torpeur due à la continence (I).

Dans le Joumal de Vais de mai 1876, numéro Ô,

/«t. «<>., p. 43 et suivant*.*;.

DE L ONANISME CHEZ LA FEMME

ie Dr Tourelle dit : « Depuis cinquanle ans et plus ■ue j'exerce la médecine, j'ai vu un grand nombre le femmes qui pratiquent l'onanisme conjugal, lUeintes d'iiyslérie. Chez presque toutes il y avait Ipaigreur, hébétude, perle d'appétit ; elles étaient ■ans force et sans courage en dehors des accès hysté- Hques. »

■ Catalepsie, Ex.lase. — Ces névroses que l'on renlontre principalement avec l'épilepsie et l'Iiystérie, j ■ue peuvent engendrer, — nous venons de le voir, | fc- l'ébranlement norveux, les secousses spasmodi- ■ ■ues de la maslurbalion, sont des atfections propres ■ux personnes irritables, tristes, craintives, mélan- Boliques, concentrant leurs pensées sur une idée TÎxe, but de tous leurs actes. Ur quelle cause puissante que l'onanisme pour jeler la femme et la jeune ■lie dans cet état favorable à l'éclosion de la catalepsie et de l'extase 1

Eclampsie infantile. — Les convulsions chez les jeunes sujets sont une conséquence ordinaire d'une ■irrilalion de l'axe cérébro-spinal on des extrémités périphériques des nerfs du sentiment ou du niou- ■Vemenl. La manuélisalion par l'ébranlement conti- Uuel qu'elle provoque dans la masse nerveuse est Fane cause des plus aclives de l'éclampsio, que l'on rencontre d'ailleurs presque toujours chez les enfants BiOtinistes.

I Pocuj.rr, Oaauisme, ?■" édition. %

DE L O.NAMSME CHEZ LA FEMME

Ncrvosisme. — L'élal nerveux, la névropathie p^ téiforme, la Ncuraslljt'aie csl une entité morbide ce plexe, souvent chronique, propre aux débilités toutes sortes et parliculit'rement à ceux qui ont suî mené leur système nerveux par un tiavail ment excessif, par l'abus du coït et surtout de la mast bation. Pour nous, les onanistes sont l'alalem* voués à la Névropathie ou Neurasthénie.

Le nervosisme — l'épilhùte proléiforme l'indiqt très bien — n'est pas un dans sa manifestation; i^ est, au contraire, excessivement variable selon S^Ê degré et les individus. Tantôt ce n'est qu'une ' légère désharmonie du système nerveux, tant c'est un dérangement, une perturbation organiqi profonde. Chez les uns, il engendre une impi'essio nabilité extrême aux agents extérieurs : froj chaud, humidité, sécheresse, électricité; chez autres, il se caractérise par de l'aneslhésie ou rhy])eresthésie, partielles ou généralisées, par tremblements, par des paralysies du mouvement du sentiment. Chez quelques-uns, enlln, il prod» des douleurs vagues, sourdes ou aiguës, mal locï lisées, des vertiges, des éblouissements, des fouj;; raillemenls, de l'insomnie opiniâtre, des caucM mars, des sensations de congestion cérébrale, elcj etc.

Névriihjies . — Les névralgies diverses sont prei

DE L'uNAMSME chez LA lE.MJIE 147

le constamment l'apanage des manuélisatrices. No-

îns la racliialjiic, la céphalalgie, l'hysléralgie, la

kastralgie, la myodynie, les névralgies intercosUiies,

rovarialgie, etc., etc. Sur quatorze femmes, deve-

les névropathiques par suite d'onanisme conjugal,

bservées par IJourgeois ^I), six soullVaient violem-

ïent de crampes utérines et d'hystéralgie tenace.

Chorée. — La diorée, lorsqu'elle ne reconnaît int pour causes le vice rhumatismal, l'hérédité, exemple ou peut-être encore une émotion très vive, t presque sûrement attrihuahle à l'onanisme. Marct. Petit dans son livre Oitan ou le tombeau du 'oiU-Chuire a rapporté le fait suivant que lui a prunté Deslandes.

Une jeune fille de huit ans tomba dans un état le maigreur inquiétant ; les membres inférieurs aient agités par des mouvements extraordinaires i se communiquèrent bientôt aux membres supérieurs ; l'impossibilité de se servir des uns et des autres devint absolue, l'agitation était excessive dans les muscles de la face et des yeux ; la malade ne pouvait rester dans son lit et on était obligé de a tenir continuellement dans un grand lauleuil é devant elle. Le médecin qui la soignait pensa

^a tt

(1) Les panions dans leurs rapports avec la santé et les *naladies. — L'amour et le Liberlinaffe, 3* édit. J.-II. BniUière Olfils. Pftri», 1871.

1 ♦> ;.?. .-.'•'.■5l'::iHï: chez LV rTVXS

l.'j ;„'-• -';.'* V; fi-;- '-;.'•. -it ''ior.r.3. rïïaL=. ians =uccès. des IT»'> -ir, . y.'.y.'-:- j .-• •ixpMls.îr. Conîult.; à cette '•jVAj'i-';, \t h' .Mor';iot crut reconnaître les effets /J'uri'; rn^!j'.ii'.e hahit'jde: il se convainquit bientôt d'; -ofi';'.i-.t';ri';e. Oiielquei conseils, une grande surv';ill;inr>-; de la pîfrt des parents, l'usage des bains froid , du mii-c et du camphre, procurèrent une l!w':i'i <in rniWciiUi.

O: n'e-l p.'is le seul cas que nous sachions ; et il non:. !i été donn<i de voir, en 1875, une choréique de vini>t .'ins (;he/. laquelle la masturbation faisait pour airi; i dire rc((ara(tre la maladie à volonté.

I)()uée d'un bon tempérament et sans antécédents rhurnalisrnaux, celle jeune fille fut prise de chorée à la .Miil(! de piali(|ue.s solitaires renouvelées jusqu'à «pialn! lois par jour.

MiivoyiM! (Ik!/, s(!s |)arcnls, à la campagne, elle ne larda poiiil à j^uérir el revint alors à Paris vivre avec un t'iudianl (ui droit, son amant. Lorsque, sur Mv; iiislaiiccs ii'ilrn'iis, ce dernier se décidait à dé- Icrniini'r clicz clld le spasme vénérien par des maun'uvrcs linguales ou dij^itales, — les seules qui pnssiMil ralnicr les désirs erotiques de cette fille, — lu rlioriM' ri'paraissail durant quelques jours pour (l'sscr jusqu'à do nouveaux attouchements.

l'iirci>liiilitc, lùimollissemcnfs cérébraux et spi-

DE L ONANISME CHEZ LA FEMME

lUX, Méningite. — L'encéphalite et les ramollisselents du cen'eau ou de la moelle ont parfois la lasturbation pour point de départ. Racle l'a note. ?our ma part, j'ai eu jadis, à Lille, l'occasion |e donner des soins à une jeune entretenue de Sngl-six ans atteinte d'inflammation, avec ramollissement commençant de la partie inférieure de moelle, affection qui n'avait d'aulie cause que ^onanisme lingual auquel elle se livrait journellelent.

Voici un exemple de méningite observé par Martial Lyon et reproduit par X. lîour^'cois (1). « Je fusJ îpelé, le 12 mai 18135, pour donner des soins à] |u« Joséphine L.., âgée de quatre ans. Cette enfant,] }nt l'intelligence était précoce et le corps assez] îen développé présentait une inflammation desi irties génitales, accompagnée d'un écoulement pu-] forme abondant.

» A ma visite je trouvai l'enfant assoupie, le re-l ird incertain, les pupilles contractées, la face pâle,' laquée de rouge par intervalles, le ventre ballonné, ' pouls petit; enfin les symptômes évidents de] ivre cérébrale.

» L'examen des parties génitales fit découvrir une]

ilatation du vagin si considérable qu'il futimpos-j

t)le d'en méconnaître la cause directe, et lu do-j

1(1} Oorrage cité, p. 199.

DE L ONANISME CIIE/. LA FEMME

mestif|iie m'appril. (jue l'enfant se livrait depi peu à l'onanisme comme par un mouvement autonialiqiic. ^M

» On employa les moyens rationnels pour conî^ battre ralfcclion du cerveau, el comme moyen coercilifon mit des ganls de toile métallique aux mains de Tenfant. ^M

î> Le mal augmenta néanmoins, el la jeune malaiî^ succomba peu de 'jours après. Jusqu'au dernier moment, les intervalles de liberté, qu'on laissait à ses mains, étaient employés à répéter l'acte qui la co( duisaitau tombeau ».

Paralj/sies. — Les paralysies musculaires et pril cipalemenl la paraplégie sont, d'après le docteij A. Bourbon, beaucoup moins rares qu'on ne le croP rait à la suite de la manuélisalion.

Les manœuvres onaniques, selon cet auteur, pr voquent une (luxion, qui ne fait qu'augmenter plus en plus, dans la substance même ou plus or<] nairement dans les enveloppes du cerveau et sud tout de la moelle ; quelquefois aussi elles déterrai nent un ébranlement intime localisé ou généralis de la masse cérébro-spinale (1).

Troubles des organes des seiw. — Les oi^nei

(1) Voir De l'influence du coH et de l'onanisme dans ta »tf tion îur la production des paralysies, Paris, 186'J.

OE L ONANISME CHEZ LA FEMME

sensoriels sonl fréquemment affectés chez les onanistes. L'ouïe devient dure : l'oreille est le siège de îourdonnements, de bruissements, de battements aconiiiiodes, agaçants, d'abord intermittents et avenant après chaque manœuvre, plus tard continus et insupportables an point d'engendrer l'injmnie. Le tympan acquiert parfois une hyperensibilité telle que le moindre bruit l'irrite doulouîusement.

Le toucher est moins sûr que normalement ; et les sujets ne s'en aperçoivent guère cela tient à un remblement concomitant des mains et de l'avantras, auquel ils rapportent volontiers le trouble iictile.

L'odorat et le goût s'émoussent ; mais les troubles Wsoriels les plus marqués et les plus ordinaires )nl ceux de l'organe de la vision.

Sans parler de l'hypéiémie conjonctivale, du larmoiement et de la photophobie, phénomènes très équents chez les manuélisatrices ; notons l'asthéîpio qui peut aller jusqu'à l'amaurose, sans [ue l'ophlalmoscope puisse découvrir de lésion Hinienne, papillaire ou choroidienne capable d'expliquer la diminution de la vue. Quant à la mydriase intermittente au début des attouchements, elle ne tarde pas à devenir permaaenie.

Ces troubles visuels indiquent sans nul doute

que Ici rcLine ne reroit plus sa part nécessaire et] ordinaire d'influx nerveux par suite de ran'aibiisse-| menl général de l'organisme.

Troubles des facultés intell ednelles et affectives. — 1 Les facultés intellectuelles et affectives ou morales] se ressentent singulièrement, on le comprend sans peine, des manœuvres onaniques.

Chez les enfants, le phénomène le plus saillant,1 celui qui frappe tout d'abord l'attention, est l'arrêt dans le développement des facultés de l'entendement, état actuel qui contraste singulièrement avec les dispositions montrées antérieurement par U jeune sujet.

La fillette devient inapte au travail mental ; mémoire s'affaiblit, diminue et finit à la longu4 par faire complètement défaut; son attention de| vient nulle. Les raisonnements les plus simple les notions les plus élémentaires, les déductions le plus faciles sont difficilement saisis par son espr distrait.

La faculté de penser ne peut plus se concentre sur une idée et de celle-ci en faire jaillir ut autre ; l'association logique manque, bientôt l'i cohérence va succéder à cette faiblesse intellec" tuelle.

L'imagination, impossible sans la mémou puisqu'elle n'est qu'une synthèse d'idées per£

DK L ONANISME CHEZ LA FEMME

Page 1