‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 17 sur 68 · KO · texte numérisé non relu

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■ et prc^existanles, perd de sa vivacité et se laril com- I plélemenL faute d'aliments.

I L'entendement aii lieu de s'élever déclipit. t L'onanisme jeUc sa victime dans une sorte d'hébéUide et même d'imbécillité au milieu de la- I quelle, de-ci dc-là, apparaît encore une lueur d'in- I lelligenco qui bientôt cessera de se montrer, laissant I à jamais l'idiotie régner en maîtresse dans ce 1 cerveau humain qui n'avait pas été créé seulement pour la vie instinctive et brutale. Fréquente chez- . les jeunes sujets qui s'adonnent à la manuélisalion, , l'idiotie acquise, qui, selon Deslandes se diU'érencie I de l'idiotie héréditaire ou native en ce que, tandis I que les sens et l'intelligence décroissent, la sensibilité générale ne fait qu'augmenter, est rare chez I les pubères.

I Mais chez les per-sonnes plus âgées, d'autres I maladies mentales se développent, qui ne le cèdent I guère à l'idiotie.

I L'airaiblissement de leur entendement que les I raaniiélisatrices attribuent avec raison à la mal- P heureuse passion qu'elles ne peuvent vaincre, la honte qu'elles en ressentent, la pusillanimité qui en résulte, exagèrent au dernier degré leur susceptibilité morale, rembrunissent leurs idées et les plongent dans une tristesse morne, c'est-à-dire dans cet état mental, sans délire encore, il est "vrai, auquel convient le nom de mélancolie, mais

DE L ONANISME CFIÊZ LA FEMME

qui n'est qu'un état précurseur d'une forme d'alié-^|

nation conlirmée qui va apparaître. ^M

C(;rl;iines onanistes concentrées en elles-mêmes, ^B s'écoulent vivre pour ainsi dire, dirigent toutes ^| leurs pensées sur leur organisme physique, étu-^| dienl minulieusenient le Ibnclionnement de leurs ^| appareils, et survient-il, — cliose des plus ordi- " naires chez elles, — un trouble, tel minime qu'il soit, une souffrance même des plus légères? elles ^ se figurent vouées aux maladies éternelles, à la^| mort prochaine, pauvres hypocondriaques qui s'as- ^ sombrisscnL d'une façon lugubre et sinistre leur état de santé I

La mélancolie, comme l'hypocondrie, amène trop souvent, chez les malheureuses qui continuent leurs pratiques, des dérangements plus notables du côté des lonctions mentales, nous voulons dire qu'elle dégénère en manie, en monomanie. A l'Iiypocondi'ie ou à la mélancolie succède parfois la lypémauic qui n'est que l'exagération de ces états, mais celle fois accompagnée de délire, de conceptions fausses. La maslnrbatrice lypémane se croit poursuivie par des assassins, elle se figure persécutée, pense qu'on veut l'empoisonner, etc. La lypénianie ne suit pas forcément la mélancolie ou l'hypocondrie, elle peut survenir d'emhléc chez l'onaniste ainsi que différentes autres monomanies ou que la manie. J

BE L onamsme: chez la femme

Ces perversions involontaires d'une partie ou de la tolalilé des facultés mentales avec ou sans complications de troubles de la sensibilité générale ou spéciale, lorsqu'elles naissent de toutes pièces, débutent soit par un malaise général, de la céphalalgie, de la chaleur de tôte, une animation extraordinaire de la face dont le teint est coloré fortement et les yeux brillants, soit encore par des tintements d'oreilles, des bourdonnements, une soif vive, un appétit voracc, une agitation de tout le corps, aussi bien pendant la veille que durant le sommeil troublé par des cauchemars de toutes sortes, soit enfin par des hallucinations et des illusions des divers sens, par un changement dans la façon d'être et dans le caractère du sujet qui devient anxieux, défiant ou confiant à l'extrême, furieux, vociférant, extrêmement tourmenté, tout à fait muet ou loquace, émettant rapidement des phrases sans enchaînement logique ou des idées étrangement associées par une logique vicieuse ; cela bien entendu selon les cas et les monomanies qui vont se montrer.

A celte manuélisatrice s'attachent la monoraa-

nie homicide et la monomanie du vol. C'est une

' jeune fille «pii nourrit et avoue la féroce pensée de

tuer ses parents pour avoir leur argent (Parent-

Duchateleti.

DK l'onanisme chez LA FEMME

Celte autre devienl la victime de la monomanie ^ erotique ou nymphomanie, elle s'enfuit de chez^J elle et va se prostituer au coin des carrefours ^ pour calmer ses ardeurs ; ou bien, possédée par son penchant irrésistible et insatiable d'amour physique, le verbe haut, l'œil brillant, la bouchej écumantc, les narines dilatées, le bassin se-J coué par des déhanchements spasmodiques, sale, débraillée, horrible dans sa nudité, elle expec-' tore des paroles obscènes et provocantes, se livre devant tous à des gestes d'un cynisme ré'^J voltant, à des attouchements d'une lubricité" effrayante.

Celles-ci, plus fortes, ont encore un reste d^ pudeur, elles veulent cacher les désirs qui leé tordent, mais en vain; la vue d'un homme, lefl mots qu'il leur adresse, le contact de sa main,' suffisent à réveiller leur ardeur morbide^ à débrider, leur passion, à provoquer le spasme vénérien.

Tous savent l'histoire de la jeune bergère doi parle Alibert dans ses Nouveaux éléments de théra peuliquc et de matière médicale.

Par suite de ses habitudes manuelles, cett jeune femme avait vu ses facultés intellectueik baisser jusqu'à la stupidité. La partie supérieur du corps s'était prodigieusement amaigrie, tai dis que la partie inférieure semblait, au coi traire, d'une personne bien portante. Sa sensibl

DE L ONANISME CHEZ LA FEMME

îté s'était exaltée au suprême degré, et pour ainsi jire, localisée dans les organes génilaux. En un lot, elle était dans un étal de ncvropalliie ultime à jrme génitale qui déterminait chez elle la sensation vénérienne à la moindre cause, à la vue d'un bomme par exemple, où lorsqu'elle se sentait loubher la main par une personne étrangère à son lexe.

A propos de la nymphomanie on pourrait objecîr que c'est là plutôt une cause de masturbation l'une conséquence de cette habitude vicieuse. Cela astvrai souvent, et nous l'avons signalé dans le chaïilre qui traite de l'éliologie, mais nous tenons tout particulièrement à faire voir que l'onanisme est caale d'engendrer la névrose utérine. Les cas suiints, entre autres, ne laissent subsister aucun doute ce sujet.

— Une dame, — rapporte Mangel, — était mariée iepuis six ans à un homme impuissant. Celui-ci s€ bornait près d'elle à exalter par des attouchement réitérés la sensibilité des organes de la génération ;' celte dame lut bientôt atteinte d'une nymphomanie iccompagnée de mouvements convulsifs. Manget jl conseille défaire lit à part et prévient ainsi les îrogrès ultérieurs de celte vésanie qui dès lors se lissipe (I).

Une jeune fille, — an dire de Zaculus. — s'a-

(1) Dictionnaire en 60 volume?, t. XXXVI, p. Sti-i.

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