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DE l'onanisme chez LA FEMME
TOusions, l'observateur attentif voit, chez elles, s'affaiblir progressivement les facultés de l'en- Kndement. Les actes intellectuels se font avec ftnteur : la mémoire est obtuse, perdue sur un grand ■ombre de points même intimes el saillants ; les Bées sont mal coordonnées, mal associées. Tous lesi Hentiments s'émoussent ; les instincts, même celui ] Be la conservation — le plus puissant de tous — se] ■ervertissent, s'amoindrissent, s'annihilent. Telle Bst la démence.
B A la voracité, à la gloutonnerie du début de l'af- Bction, d'où provenait l'aspect (lorissant de la dé- ■kente, succède un défiiut d'appétit, un dégoût pour fes aliments. Les muscles deviennent flasques, ^«mbonpoinl diminue, la peau se décolore et K ride, les forces disparaissent, les yeux perdent Kur éclat, deviennent ternes et la déchéance infellectuelle se complique de la décrépitude phy- Bque.
H Si, dans le cours de la démence, il est parfois des Hltnittences, des arrêts, ils ne sont que d'une courte Hbrée et la maladie continue sa marche vers sa ter- Btînaison fatale.
H La paralysie générale, qui complique si souvent la B^mence et débute durant son cours, peut précéder BUe dernière ou même évoluer seule. Elle se carac-J Brise par un affaiblissement progressif de la faculté ^^^ mouvoir. Elle est, en un mot, à la puissance
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rnotrii;<î ce qu'est la démence à la puissance intellectuelle et affei;tive.
A tort, ion a pens-î que la paralysie n'atteignait pas sirnuUan«;meat tous les muscles et commençait par la laniaje, — balbutiement, bredouillement — et continuait par les membres inférieurs, les membres supérieurs et le tronc. La vérité est que l'affaiblissement musculaire est simultané, général, et que ai on semble le noter d'abord dans les muscles lin^oiaus, c'est que ces organes, remplissant des fonctions d'une exquise délicatesse, — articulation des sons, — laissent mieux observer chez eux la moindre gène, le plus léger dérangement dans leur faculté motrice.
Quand la maladie est avancée, l'émission des sons et de la parole ne sont plus qu'un bredouillement incompréhensible ; les membres inférieurs, ne pouvant plus supporter le poids du tronc s'affaissent ; la marche devient impossible ; la tête branle sur les épaules : les bras sont tremblotants, frappés d'inertie et pendants le long du corps. La paralytique n'est plus qu'une masse sans force, sans mouvement, et souvent privée de toute intelligence, quand à la paralysie est venue s'adjoindre la démence.
La masturbation est, au dire du savant aliéniste Cairneil, d'une influence telle sur la production de la démence et de la paralysie générale que l'on a-
DE L ONANISME CHEZ LA FEMME
remarqué que tous les maniaques ou monomanes |[ui deviennent déments sont adonnés aux pratiques paniques.
A côté de ces tristes maladies chroniques, nous levons en placer une dernière : la stupidité, que ^on peut considérer comme une démence aiguë. Tantôt à la suite d'une céphalalgie intense, de 3urdonnements d'oreilles, d'une sensation de impression crânienne, les traits se concentrent, sensibilité cutanée disparaît, les fonctions Itellectuellcs et morales s'obscurcissent graluellement et s'anéantissent ainsi que le pouvoir aoteur. Tantôt ces phénomènes apparaissent ||'erablée : tout d'un coup alors, un affaissement ênéral du corps, une inertie de l'esprit, irappenl
masturba trice.
La peau devient terne, les paupières s'immobiîsent à l'entour des yeux lixes, sans éclat, sans icpression. La misérable stupide est insensible à 9ut ; elle perd les notions des besoins de la vie ; ^lle se laisse mourir de faim, si on ne lui intro- )ait dans la bouche des substances liquides, ca-
i»les de gagner seules l'estomac, sans qu'elle Teo occupe aucunement ; elle ne se garantit en ien des agents extérieurs et des dangers de toutes )rtes ; il faut qu'on y prenne garde pour elle. En |in mot, ce n'est plus même un corp'* ; la stupide omme la démente et la paralytique est tombée
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au-dessous de la brute qui, à défaut d'intclligenc a encore la volonté et le pouvoir de se mouvi ainsi que l'instinct de son existence et des besoi que nécessite sa conservation.
La masturbation ne produit pas toujours à'xxi façon inéluctable et fatale les désordres dont ne venons de donner un aperçu succinct ; mais ell amène presque inévitablement chez les incorr gibles des modilications notables dans les facultés affectives, des changements fâcheux dans le caractère.
Les victimes du vice génitiil deviennent timide? à l'excès, lionleuses, susceptibles, irritables, capii^ cieuses, impatientes, menteuses, égoïstes, dur méchantes, en même temps qu'inaccessibles à pitié, aux grandes idées, aux nobles actions, ai bons senliinenls.
Distraites et comme étrangères aux convers lions, apathiques et taciturnes, loin de rechercha les réunions et la société, elles fuient le monde lui préfèrent la solitude afin de mieux se concet trer en une idée unique. Tristes, rêveuses, maussades, en voyant, à une certaine époque de le^^| vie, dans que! état, dans quelle situation nnalheureuse, tant murale que physique et intellectuelle, les a plongées leur passion, elles sont prises désespoir, de repentir ; mille remords les assail les tourmentent, les terrorisent ; elles se jurent
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lie mêmes, devant l'autel, avec les formules les ^lus sacrées, de ne plus céder à la tentation, de ne ^lus s'abandonner à leurs manœuvres. Vaine ré- >lution! Elles saisissent le plus l'utile prétexte, Iles se créent même une sorte de nécessité pour Bcommencer, Elles sont faibles, làclies, pusillanimes envers elles et leur vice, et, tout en s'en rendant compte, elles ne peuvent se défendre de J'babitude acquise et dé^^radante. La volonté est néantie, la l'ésistance impossible ; la déterlination la plus ferme dure à peine une journée !
« J'ai connu, — dit Pradel, — une jeune perjnne qui, depuis l'époque d'une puberté trop pré- >ce, se livrait à la masturbation et en éprouvait, ■18 ans, les elfels les plus làclieux. Elle était louée des qualités les plus brillantes de l'esprit, et raison avait toute la maturité de l'âge viril ; lie connaissait tout le danger où l'enlrainait le t)ûl irrésistible qui la portait avec violence au plaisir solitaire (le l'onanisme. Elle prenait la réso- Jtion de ne plus s'y livrer ; mais elle y revenait ncessamnient. Désespérée de ne pouvoir observer, Iprès chaque sacrilice honteux, les salutaires réolulions qu'elle prenait sans cesse, elle disait : J'ai en moi deux volontés, l'une qui résiste et I autre qui m'entraîne; celle-ci, pour me séduire,! ise du subterfuge le plus adroit et me dit toujours :