‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 20 sur 68 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Traitement.

Il comporte les trois indications suivantes :

lo Prévenir l'onanisme : c'est le traitement prophylactique ;

2° Déraciner ce vice lorsqu'il est confirmé : c'est le traitement proprement dit;

3» Débarrasser l'organisme des maladies qui résultent des habitudes masturbatrices : c'est le traitement complémentaire.

La première et la seconde indication doivent seules nous occuper; quant à la dernière, il ne nous appartient pas d'en parler ici. Elle rentre absolument dans le domaine de la thérapeutique générale. Qu'il me suffise de dire que, l'affection consécutive à l'onanisme étant reconnue et sa cause diagnostiquée, le praticien doit, avant tout, supprimer cette cause primordiale, s'il ne veut pas voir la médication, la mieux appropriée à. l'état pathologique du sujet, être presque infailliblement inutile et demeurer inactive ; s'il ne veu^

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îas voir, malgré ses soins, la maladie conlinuer marche comme si rien n'avait été tenté contre lie.

Prophylaxie. — Comment prévenir la niastur- Ibation ?

Pour arriver à ce résultai, il faut avoir recours à Ides précautions : a. physiques; b. sociales; c. intellectuelles et morales.

a. Les parents devront veiller à la propreté des ïrgancs sexuels de leur fille, et, dès l'âge le plus tendre, exercer sur ces parties des lavages fréquents, jui empêcheront l'accumulation du smcynia entre Bes grandes et les petites lèvres et sous le prépuce clittoridien. De cette façon, ils éviteront les démangeaisons pruriL:ineuses qui s'y localisent. Un prurit, un intertrigo, un eczéma se |»roduil-il, on se servira des moyens que la thérapeutique indique, et cela sans attendre.

« On s'attachera â combattre, par un traitement ï antiphlogistique approprié , la vaginite érysipé- » laleuse si commune chez les ouvrières qui sont » forcées de rester assises une grande partie de la > journée,

î Un régime, suivi avec exactitude pendant plu- » sieurs mois, fera piesque toujours disparaître l'in- » (lammation darlreuse qui affecte assez fréquem- » ment les organes sexuels, et qui rend surtout tant

DE L ONANISME CHra LA FEMME

sorte, on n'aura plus à craindre les suites toujours désastreuses d'une curiosité incessante et malsaine, qui ne recule devant aucun moyen pour savoir. C'ea^f fort à tort, je pense, qu'on laisse, jusqu'au jou^^ nuptial, les jeunes filics dans l'ignorante absolue de l'usage de certaines parties de leur corps ; elles sen tent la réserve que leur oppose une délicatesse moi bide, et leur jeune imagination n'en travaille qu'ave plus d'ardeur.

« La réserve, — dit Londe (1), — que la routine 3» adopte sur ces matières délicates produit souvei^f » de nuisi])!es effets. Dans ce cas, comme dans mille » autres, ce ne sont pas les lumières qui nuisent à » l'homme, mais bien la manière dont il les reçoit; » les explications opportunes, données à cet égard » par des personnes raisonnables, ne peuvent avoi^f » qu'un résultat avantageux, puisque pour éviter l^^ «danger il faut le connaître; mais la moindre dé- » couverte faite par un enfant soit dans un livre » obscène, soit dans la conduite trop peu réservée de » gens qui l'environnent, peut avoir pour lui de" » suites préjudiciables. »

Cependant, si malgré cette éducation, grâce à u^ tempérament ardent, à une idiosyncrasie génitale, on supposait la jeune fille prédisposée à la manuélisalion, il ne faudrait point hésiter, si elle était nubile, à la marier le plus vite possible; si elle

(1} Ouvre, cit., [\. IGT.

liE I. ONAMSME CHEZ LA FEMME

l'était pas dans ce cas, on recourrait aux voyages, distractions d'une vie nouvelle; ou bien, on chercherait à lui inculquer un goût artistique qui puisse la passionner, tel que le dessin, la peinture,' a musique, etc., etc.

Dans tous les cas il faut, autant que possible, fa Sguer l'esprit par un travail intellectuel journalier it assidu, — les études n'ont jamais tué personne, dit M. le professeur G. Sée, dans un cours de clique à la Charité, — qu'on interrompra de temps !n temps par une lecture saine, lortifîante et propr élever l'intelligence, tout en récréant l'imaginaon.

Les mesures prophylactiques n'ont pas été em-

loyées ou turent inutiles, l'onanisme est confirmé;

ue faut-il faire pour enrayer et détruire cette ha-

itude vicieuse ?

Traitement proprement dit. — Deux ordres de

oyens se présentent :

A. Les moyens de douceur, parmi lesquels il faut placer l'emploi des substances médicamenteuses.

^ B. Les moyens de répression, auxquels se ratta-

A. — Moyens do douceur.

La persuasion et surtout la menace et la peur

suffiront chez certains enfants.

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Vogel a inppoité un cas curieux de guérisolj obtenue par un vieux cliirurçien, au nez gros, bourgeonné et rouirc, qui nienai.a une jeune maslurba- Irice de lui appliquer une emplâtre sur un certain endroit et de venir, avec ses lunettes, visiter la place tous les malins. ^|

Jamais, j'insiste sur ce point, on ne laissera le^^ jeunes coupables seules, surtout la nuit, qu'elles passeront dans le lit d'une personne sûre et de leur sexe ; on agira de même avec les adolescentes. On cherchera à développer chez elles des senlimenti|B généreux, dont la jeunesse est avide et, comme j^^ l'ai déjà dit, une passion avouable et compatible avec la sanlé. En outre, s'il le faut, sans préar bule et brusquement, une personne sérieuse et auto risée leur dira que les manœuvres contre nature ne" larderont yuèrc à les priver de leurs fraîches couleurs et de leur beauté, que remplaceront une pâleur livide et une vieillesse hûlive et hideuse^| On les effrayera en les menaçant de publier leurs^ procédés honteux, sans oublier de leur faire l'énuméralion des maladies qui sont le résultat de l'ona-^j nisme. ^M

« Il ne faudra, — écrit de Bienville (1) avec jus-^^ » tesse, — épargner alors à Sa manuélisalrice ni les » reproches ni les peinlures de ce détestable crime.

ibl^ itoM

(1) La Nymphomanie ou Traité de la fureur utérine. slerdam, 1778, p. 90.

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dont il faudra lui découvrir et même outrer les conséquences ràcheu«es. On ne se lassera point de lui renouveler tous les jours ces peintures capables de lui inspirer de l'horreur pour ellemême. On redoublera les soins pour l'empêcher de retomber dans un pareil désordre. On ne lui

• permettra jamais d'être seule sous quelque prétexte que ce puisse être, même sous celui de

I vaquer aux besoins naturels; car j'en connais qui m'onl avoué que cette indigne habitude avait pris sur elles un tel empire que, se voyant! observées jour et nuit, elles s'étaient enfin décidées à feindre des besoins .«ecrets, pour s'aban-^ donner sans témoins à celte détestable manœuvre. »

Il faudra, surloul, en appeler à la raison de la]

Bune lille. « Ce s'?rait en vain, — dit (>urtis ',1),

|u'on s'appesantirait sur l'infamie de sa conduite.|

sur l'énormité de son crime; il serait inutile de li laire remarquer que son liabilude est contraire! IX lois de Dieu et des hommes; ces lerons de

^orale, l'expérience nous le prouve, produisent îu d'effet sur les jeunes gens, qui, plus encore Je les hommes faits, sont disposés à régler leur induite presque uniquement par leur intérêt im-,

lédiat.

« Avec les personnes adonnées à ce funeste pen-j

[ (1) De la virilité p. 85.

PonuET, Onanisme, 7"' édit. 1\.

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cliant, on csl, en général, trop porté à faire appe des princi]ies puremenl abstraits. Il n'y a pas classe de personnes pour laquelle il soit plus né cessaire, qu'avec les tnaslurbaleurs, de surbordonner à l'inlérèt personnel, et non à des abstractions, la morale et la vertu qui^ au point de vue pratique, sont que l'habitude d'acco.nplir des actions utiles| la société, etc. m

Si la jeune fille est nubile, le mariage est indiqué, mais les parents feront peut-être bien, quand le vice est invétéré, de prévenir l'époux de l'habitude de leur enfant, sous peine de voir le remèd inutile.

Je pense convenable de citer ici une méthode pr conisée par certains écrivains quand il s'agit de jeunes enfants : Un excellent moyen, selon DebaMd c'est de promettre et de donner des récoinpenslB^ pour un exercice physique, pratiqué avant de se coucher ; par exemple de tirer de l'eau à un puits, faire moudre du café ou tourner un rouet jusqu'à la fatigue; lorsque le sujet se dit fatigué, l'exciter à tourner encore en doublant la récompense. L'extrême lassitude dans laquelle tombe l'enfant ne permet plus de penser à son vice ; à peine jeté le lit il s'endort profondément; et si l'on pe< obtenir de lui le même exercice pendant quelqi semaines, en variant les récompenses, on obtient un résultat complet.

idimd ibi-

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Celle mélhode n'est pas sans valeur; plus d'une |fois elle a été couronnée de succès; témoin celle observalion de Lachaise, rapportée par Menviiie de Ponsan (1 ) ;

M""-" B*** me demanda des conseils pour sa [9 fille, âgée de sepl ans. Celle enfant, qui jusqu'à I» l'âge de cinq ans avait oITerl tous les Irails d'un » tempérament lymphatique porté A l'extrême, et » le caractère apatliique, <pii eoincide ordiuaire- [» ment avec cette disposition pliysique, était tombée, depuis deux [ans, dans un élat de mai'.'nMir I» affreuse et avait acquis une telle susceptibilité nerveuse que les plus léj;èrcs contrariétés entrainaicnl chez elle d'horribles convulsions , elle vait, en outre, une déviation avisez prononc«îe de la colonne vertébrale, et par suite une défor- 'it mation de l'épaule droite. Je pensai de suite que t) la masturbation pouvait être la principale cause de tout ce désordre; mais comme M"»» B***, guidée par une réserve et une pudeur mal entendues, s'était empressée de détruii'e mes soupçon* à cet égard, je prescrivis ce que la position de la jeune malade exigeait pour l'inslant^ me pro[>osant de rechercher si mon pressenti men| était fondé, (juelques jours s'étaient i [^ écoulés, que l'entretien que j'eus avec le nim de M"™: B*** détruisit mon iacertilude et me prouva

I (t) Onvr. cit , tome U, p. 55.

DE t. UNAMtSME CHEZ U FEMME

ir in

» que la première fois je ne m'étais nullement » trompé. J'insistai alors sur [ilusieurs moyens qm » j'avais proposés, mais particulivroment sur l'exei*^ « cice auquel j'avais enijagé de soumellre le brai » gauche de celte jeune lille en l'occupant pen- » dant plusieurs heures de la journée à mouvoir » circulairernenl un corps quelconque llxé sur un j) pivot, tel qu'un moulin à calé on tout autre objei » semblable.

» L'amélioralioii , qui, dans l'espace de deu: » mois, se fit remarquer dans la sanlé de la peti » malade, porta son péi'c à augurer si favorable^ » ment du succès des moyens, d'ailleurs fort » simples, que j'avais conseillés, qu'étant obligé, » par ses occupations ordinaires, de passer la plus » grande partie de la joui'née hors de chez lui, iMM » exigeait très souvent qu'elle commençât, à soi^^ » arrivée, la manœuvre à laquelle on l'avait sou- » mise, ce qu'elle exécutait de bonne grâce dans B l'espoir de quelques-unes de ces récompense^! » auxquelles les enfants attachent tant de prix. I^^ » remarqua que, Ion les les fois qu'elle se livrait à » cet exercice le soir, quelques moments avant » de se coucher, elle dormait paisiblement et rca » dait inutiles les mesures qu'on avait été, jus » fju'alors , forcé de prendre pour maintenir sei » mains en repos. Dès lors il employa tous les jou » le même moyen, pour lui procurci- une nu

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» exemple de ces agitations si pernicieuses, aux- » quelles elle se livrait fonlinnellcmcnt ; elle

I» en perdit non seulement l'habitude mais même

19 le souvenir, et recouvra par la suite une santé » parfaite. i>

L'exercice, ne l'oublions pas, est un remède uxtraordinairement puissant tant au point de vue prophylactique qu'au point de vue curalif de l'onanisme, en même temps qu'il est une nécessité du

'développement physique et de la bonne harmonie

fdes fonctions organiques.

Les exercices, en effets activent la circulation,

lia respiration et favorisent la calorification et l'assimilalion.

Sous leur influence, — écrivions-nous dans notre

t(raité de la Spermatorrhée. à propos de la prophy-

Uaxie de la masturbation chez l'homme, — sous leur influence II' jmuls monte ; le sang^, sollicite par les muscles qui se contractent, est renvoyé plus rapidement au cœur et aux poumons qui l'oxydent;

I l'oxydation, en s'exagérant, fait exhaler plus d'acide carbonique, la respiral ion s'accélère donc et la lem-

ipéralure s'accentue par suite d'une ralorification plus vive.

Quant à la digestion, elle éprouve un grand

[bienfait de l'exercice, le meilleur des digestifs îlon l'hygiéniste Fonssagrives ; et si Zylinski dit jue les entants trouvés de Varsovie, qui travaillent

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en plein air, perdenl, au début, l'appélil, il se bât (l'ajouter que peu apiès on est forcé d'augmenté! leur nourriture. Qui ne sait, d'ailleurs, la voraciti des gymnasiarques?

Les sujets soumis aux exercices maigrissent, est vrai, mais ils ne perdent que de la graisse leurs muscles, au contraire, deviennent plus volumineux et plus fermes, leur cage ihoracique plus am[ile, leur marche plus légère et plus sûre, le\irs niBuvemenls plus énergiques et plus prorapts, plus dégagés et plus souples.

Nécessitant un fort courant nerveux des centra aux organes en mouvement, l'exercice produit bientôt une Iranquilliti' de la masse cérébro-spinale, une diminution de l'excilabilité, et procure un sommeil calme et fortifiant, d'où s'ensuivent un esprit plus clair et plus vif, et une mémoire plus fidèle.

Les exercices, quels qu'ils soient, prolongés el souvent répétés, sont utiles aux adultes el à la jeunesse, parce qu'en fortifiant le corps ils le fatiguent el détournent puissamment l'esprit de toute conce tion malsaine et erotique.

Pour la femme mariée, le médecin possède u remède puissant, je veux dire la mise en jeu d sentiment maternel. Je cède à cet endroit la place une plume moins inhabile el plus autorisée :

« Le médecin seia toujours cru lorsqu'il fera

lera^i

I>E I, ONAMSJIE CHK/. I.A HiMVIK

reinonler ju.'-qu'à elli' (la niaslurljiitioii) l;i sltiris liLé l'uturc ou présenle d'une leinme. 11 [leiil mf'-me » aller [iliis loin et réveiller, toujours au nom du

1^ sentiiiienl de la malernité, les désirs el les jilaib sirs sexuels ([ue l'onanisme, avait glacés ; il sufiit B d'évoquer la nécessité de la volupté dans le coïl, k pour que l'iinajiination retrouve les douces iina- 1 geâ, el par suite, les ineflables sensations, compa- » gnes de l'amour.

I » Mais qu'en de pareils conseils préside une I sage prudence ; car presque toutes les femmes I savent que la fécondation ne s'accomplit pas faï lalemenl au sein de la volupté, el elles pour- » ront sur ce point citer l'exemple de telles ou ■ telles de leurs amies, qui sont devenues enceintes au milieu de l'indifrérence vénérienne la plus complète. 11 faut, en semblable circonstance, prévenir tout conflit entre le médecin et la malade, parce que celle-ci, en une malière qu'elle croit élre plus de la compétence de son sexe que de celle de Thonime de l'arl, s'en réfi^refa toujours à l'expérience acquise soit par elle-même, soit par ses compagnes ; aussi , je le répète, la plus grande circonspection devra être observée ce point.

, .Mais si le médecin échoue mr ce point,

c*e<l^ -'--^ s'il ne peut convaincre la feintDe de la II du plaisir sexuel pour b fécoodatioa

DE L ONAMSMK CHEZ LA KEMME

» OU s'il s'adresse à une fe j» mère, il lui reste la r

mine cncei essource

nte uu àéii

plaider la caus

» des eni'anls et de les lui montrer frappés d^

rachi

nne

iilisme ou de scrolules : rarement une femme » résiste à de pareils ariïumenls, car dans ses «rêves dorés déjeune lille ou de mère elle donne » à ses enfants une beauté idéale et une santé ir » possible.

» Je le répète, le sentiment de la malernit*! » adroitement dirigé est, cbez les maslurbatrices* » un moyen puissant non seulement pour les a£ » racher à leurs funestes habitudes, mais encore, » dans (juelque? circonstances, pour éveiller en » leur imagination les tendres pensées et les amou^y » reux désirs (1). » ^^

Médicnmeiifs. — La thérapeutique met à notre disposition un certain nombre de substances cpii, j)ar leurs propriétés sédatives locales et [générales, ont une inlluence remarquable sur l'appareil géni^ tal. Ces agents médicamenteux, qui endorment I vitalité spéciale des parties sexuelles et amiiliile^ les désirs vénériens physiques, ne doivent pa être négligés dans le traitement de la raasturt tion.

Signalons, parmi les plus sûrs des anaphrocM siaques, le camphre, le liipulin, la dii;itale, le seigle ergoté, la belladone, la valériane et le v^

(1) RoulHiud, ouvr. cit., p. 559 cl suiv.

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lérianale de zinc, le sulfate de quinine cl les bronnures de potassium, de sodium el de cam-

' phre.

I Le camphre à petite dose, — 20 à 50 cenli-

I grammes en 24 heures, — est un anestlicsi(|ue général, un antispasmodique et un sédatif particulier des organes génitaux.

Le lupulin, fraîchement recueilli, — à la dose

[de 18%3<* à l8r,r»0, — est un antiaphrodisiaque puis-

[sant et un hypnotique.

La digitale ralentit le mouvement circulatoire et calme l'éréthisme nerveux ; on la doit donner «ous forme de poudre de Icuillcs à la dose de 10 à ^30 centigrammes, pendant quelques jours seulement.

I Le seigle ergoté, à tort, placé parmi les excitanU génitaux, est au contraire un sédatif puissant ; il ralentit la circulation, anémie les centres nen-eux et détermine une diminution du pouvoir réilexe. Cette propriété le rend tout particulièrement utile dans la masturbation, contre laquelle on Tadrainistrc en poudre fraîche — à la dose de Qs'.âO à 0b',5(' par jour.

La belladone à petite dose, — 1 à 5 centigrammes de poudre par 24 heures, — loin de produire réréthisme génital qu'elle provoque à dose élevée, le calme, au contraire, grâce â son action particulière sur la sensibilité réflexe, qu'elle amoio* drit.

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La valériane et le valérianale de zinc modiGent' avanlageusement les accidents nerveux dus à l'irritalioii cérébro-spinale. A ce litre, ces médicaments sont indif|ués dans la masturbation. La valériane se conseille sous forme d'essence, — 30 à 50 centigrammes dans une potion ; le valérianale de zincl se donne à la dose de 5 à 10 centigrammes et] plus.

Le sulfate de quinine abaisse la température,' modère la circulation, diminue la sensibilité géné-| raie, et combat l'ércthisme nerveux et l'insomnie. Il se prescrit, dans ce but, à petite dose — 5 à 10 ^ centigrammes.

Le bromure de potassium possède une propriété déprimante telle qu'il détermine, lorsqu'on le continue durant un certain temps, une torpeur géné-^B sique qui peut aller jusqu'à l'impuissance tempo-^^ raire. Cet agent stupéfiant, ce sédatif de la i sensibilité réilexe et an système sensitivo-moteur^^ est précieux aussi comme hypnotique, et se trouve naturellement indiqué dans le Irailemenl de la masturbalion. La dose est de — 1 à 5 et même 8 grammes en 2-4 heures, en allant graduelle-| ment.

Ce que nous disons du bromure de potassium s'applique au bromure de sodium qui a l'avantage^J de ne pas amener, à haute dose, comme le premier,^! l'afl'aiblissement musculaire et la paralysie des

sphincters, celle caraclérislique des sels de pottassiuiti.

On l'administre aux mêmes doses que le bromure' de polassiumj bien qu'on puisse sans danger en donner rlavantaj^e.

Le monobromure de camphre est un excellent agent qui réunit les propriétés synergiques du camphre et du brome. La dose est de — O^^lOà l8',20.

Notons, en finissant, que Bourgeois considère le («oufre, continué durant six semaines et suivi de l'emploi du carbonate de chaux, comme un remède des plus puissants.

Gel aperçu sommaire semblerait faire croire que |la nialière médicale peut se rendre facilement maîtresse de la masturbation et qu'il sullil d'administrer un ou plusieurs des médicaments précités pour voir cesser tout d'un coup l'onanisme. Il n'en est malheureusement pas ainsi.

La manuélisalien n'est pas la conséquence d'une 'cause utiicjue, de rexcilabililé nerveuse des oi'ganes ^génitaux ; elle tient, au contraire, souvent, à des luses multiples et différentes les unes des autres. Slle est de plus une habitude acquise, habitude ïnt morale que physique ; et nous savons combien est tenaœ celle fiabitude, que ne font pas nuMne Bsser les souirciinces ressenties |)ar les ouanisles, persuadées cependant de l'origine de leurs maux I

I)K LUNAMSMK CHK/ LA FEMME

Ne serait-ne donc pas une erreur grande de pem ser, comme l'ont fait certains auteurs, qu'un mé

?nt

puisse et doive fatalement éteindre la passion, déraciner le vice invétéré, de même qu'il calme le système nerveux surexcité, de même qu'i^ anéantit le désir physique ?

L'idée de se masturber, — ne l'oublions pas, vient bien plus souvent de l'esprit que du corps;' aussi les substances plus haut énumérées ne donnent-elles pas toujours le résultat attendu : aussi les moyens médicamenteux sont-ils, à notre avis, presque toujours inférieurs aux moyens moraux et aux moyens hygiéniques.

Est-ce à dire qu'il faut négliger l'emploi des un dicaments ? Evidemment non.

Dans bon nombre de cas, ils seront utiles, d'une utilité grande et incontestable; ils donneront mèm des ellels inespérés, lors, par exemple, que 1 manœuvres seront encore au début, lor^ aus qu'elles tiendront ;\ une modification morbide d système nerveux génital.

En tous cas, ils seront, enfin, d'excellents ad| juvanls aux traitements hygiénique, intellectuel chirurgical.

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