‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 36 sur 68 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

SECTION I

VltlClNlTB. MEJIBIÎAME UÏMEN. — DÉFLOBATIOIt.

Si quelques peuples barbares, comme h Goa, k Caficul, à Madagascar, aux îles Philippines, etc., etc., se montrent indifférents a cueillir la fleur virginale d'une jeune épouse, el conlient ce travail 'a des

prêtres ou k des étrangers, il faut en accnser les in-

etitatioDS religieuses et la superstition, car, chez

presque toutes les nations, la virginité est regardée

jmme un trésor dont le nouveau marié se montre

alous d'obtenir la première possession.

Les peuples anciens renvoyaient la nouvelle ma-

iée qui n'oflrait pas le signe palpable de sa virginité;

lujourd'bui encore divers peuples d'Asie et d'Afrique

emploient des moyens plus ou moins barbares pour

)rcer les filles h conserver leur virginité jusqu'au

loment du mariage. Au Darfour et en Nubie, les

aères cousent la vulve de leurs filles en bas âge, et

le laissent inférieurement qu'un petit trou pour le

assage de l'urine et des menstrues. Ce n'est qu'au

)ur du mariage seulement qu'on sépare avec l'in-

iMrument tranchant les deux lèvres accolées. Dans

l'Inde et dans quelques contrées du continent afri-

ïin, on se contente d'in/)l!(«?tTlcs jeunes filles, c'est-

-dire de leur passer un anneau en métal a travers les

randes lèvres, de façon à rendre toute inlrodiiclion

jpossible. Les Circassiens adaptent à leurs filles

me ceinture en cuir qui bouche l'entrée vaginale et

l'offre qu'une petite ouverture pour l'écoulement de

Turine et des règles. Après la cérémonie nuptiale, le

lari lire son poignard et coupe la ceinture virginale.

— Chez les peuples civilisés, la virginité est appréciée

tsa juste valeur, mais on la garde volontairement et mais de force.

Hembrnne hymen. — Ce qu'on est convenu d'ap-

pakrmembrane hymen n'est point une membrane : ce n'est tout sim[)len)cnt qn'un repli de la ni iiqueuse .vaginale qui borde l'entrée du canal vnlvo-ntérin et ne laisse qu'une petite ouverture pour lecouiemeot des règles. Cette ouverture permet à peine l'intro* duction d'un canon de plume avant la puberté, et du petit doigt a[irès celle époque.

La membrane bymen, qui, de tout temps, a étë n gardée comme le signe de la virginilc, est cependant sujette à de nombreuses irrégularités. Tantôl elle acquiert un grand développement, et tantôt elle se borne à un repli supérieur demi-circulaire, laissant en bas une large ouverture; quelquefois il y a occlusion complète du vagin, tandis que d'autres fois oa n'en a|)crçoit aucune trace. ^M

Une foule de controverses se sont élevées au sujet de cette fameuse membrane : beaucoup d'anatomistes nient son existence; beaucoup d'autres, au contraire, l'admettent comme réelle. Nous sommes fondés à croire que celle divergence d'opinions ne porte que sur li; mot membrane; car il est positil' que la muqueuse vaginale forme un pli plus ou moins pro* nonce, qui, cbe/ les filles vierges de tout attouchement, de tout coïl, e-xiste conslamment; on doit, dans ces circonstances, considérer son absence comme un arrêt de développement.

Chez quelques [leuples peu civilisés, l'effusion du sang, an premier coïl, est rcganlée comme la preuve convaincante de la virginité; on expose aus yeux du public ta chemise ensanglantée de la nouvelle oiariéo,

puis on la renferme dans une boite pour être conservée comme une relique. La jeune épouse qui ne fournirait point ce signe palpable de sa virginité est renvoyée lionleusenienl chez ses parents. Mais ce renvoi n'a presque jamais lieu, attendu que les mères ont soin de l'éviter par des précautions prises à l'avance. Voici en quoi consistent ces précautions :

La mère, quelques jours avant le mariage, examine les parties génilales de sa fille, el, si la largeur de l'entrée vaginale lui fait juger que l'introduction du membre viril puisse avoir lieu sans déchirure ni sang répandu, elle prépare une vessie de poisson ou une petite vessie en baudruche, de forme oblongue, semblable k une amande; ajirès l'avoir remplie de sang de pigeon, elle la remet à sa (ille avec recommandation de la fourrer clandeslinemenl dans le canal vulvo-utérin avant de se rendre au lit nuptial. Cette supercherie donne aux nouvelles mariées la certitude que les preuves sanglantes de la virginité ne leur feront |toinl défaut. En France cl chez les autres nations civilisées, il

ixisle encore beaucoup d'individus qui exigent ces preuves sanglantes, et dont l'absence leur fait croire qu'ils ont épousé une femme déjà déflorée. Ce préjugé devient une source perpétuelle de malheurs dans le mariage; cependant ces individus reconnaîtraient facilement leur tort s'ils se donnaient la peine de réfléchir. En effet, s'il arrive qu'une femme vierge,

icn portante, à chairs fermes, b bassin élroil, soit

déchirée et ensunglanlce par un homme doué d'un gros membre, il arrive aiîssi, et peut-être plus fréqueniiiient, sitrlniiL dans les grandes villes, qu'une jeune l'euimc aullicnLiqiicmeiil vierge, mais faible, délicate ou afiligée de flucurs blanches, mariée à un liommc ayant un membre mince et pelit, n'éprouve ni déchirure ni écoulement de saug. Les jeunes (illes qui se livrent a des allouchenienls solitaires ont également les parties élargies, quoique vierges de contact d'homme, et perdent leur virginité sans fournir le signe sanglant. Enfui, Pareut-Duchàiclet a prouvé d'une manière irrécusable que beaucoup de prosti» tuées, après avoir quitté leur honteux commerce, et s'êlre mariées, ont donné le signe sanglant, tandis qne de jeunes filles, livrées à la proslilution avant l'àgc de puberté, oui perdu leur virginité sans efl'usion de sang. ■

De ces considérations il résulte que l'homme otfl doit pas se fier aux apparences Lrom[)euses du sang comme preuve de la virginité, signe d'ailleurs trèséquivoque, puisqu'il est facile de le simuler, et (]u'il faut désormais reléguer chez les peuples barbare» l'usage de la chemise ensanglantée.

Dèoorntion. — La déHoraiion récente, chez li vierges étroites, offre ordinairement les caractères d'une décliirurc; les bords de la déchirure sont inégaux et saignants; laquairiilé de sang répandu n'est guère que de quelques gouttes. Après la défloration, les bords de la muqueuse vaginale décliirés donnent

nai&sancc, en se cicatrisant, h de petites protubérances appelées caroncules murliformes. La vérité est (jiie, au milieu des nombreux rc|»lis et protubérances de l'entrée du vagin, il est fort iltllicite de distinguer ces caroncules. Nous nous rangeons de l'avis des anatomistcs qui pensent que les colonnes vaginales ou renllemenls longitudinaux placés à l'entrée du canal vulvo-ulérin, pour en rétrécir l'entrée, ont bien souvent été pris pour des caroncules viyrti formes. — Du reste, la défloration est toujours accompagnée de la dilatation de l'entrée vaginale, de froissement, de . rougeur, quelquefois de luméfaction et de sensibilité extrême des parties génitales.

Chez les Romains, la dédoralion était une cérémonie sacrée pendant laquelle on invoquait les divinités qui y présidaient, La première se nommait dea virgiiiensis; on lui offrait l.i ceinture de la nouvelle mariée.

^^ On invoquait le deus subiijus pour entrer en lice.

1^ La troisième, dea jtrema, doublait le plaisir des époux. — Deaperiuiida se trouvait la dernière; elle était invoquée lorsqu'un obstacle provenant de la membrane bynien ou de toute autre cause gênait l'amoureux sacrilice. Aujourd'hui, plus de dieux ui de déesses; on n'invoque pas même l'amour.

SECTION II

BEB WIFTILATIOHS PRiTIQDfES SDR LES ORGANES GiSTtti DE LVn ET DE L* AUTRE SEXE CHEZ LES PEUPLES AKCIEHS ET HODERDES. ^M

Selon les temps el les mœurs, les organes génitanj ont été soumis à diverses opérations, tantôt clans un but de propreté, tie conlinence, el lanlôl pour saliS' faire ou coulenler la barbare jalousie des puissants d( la terre.

circonciMion. — Une des premières insultes faitei à la nature fui l'excision du prépuce. Moïse el ensaiU Mahomet ordonnèrent la circoncision à leurs coreligionnaires, comme mesure d'hygiène dans les pays chauds. Celte pralique existait avant le législateur des Juifs, puisqu'on ta trouve chez les Assyriens, le» Babyloniens, les Ethiopiens, les Égyptiens, les Syriens, etc., etc. Moïse ne fit donc que suivre la^ tume qui existait chez ces peuples.

On pratiquait, dit-on, la circoncision pour éviterT rilation du gland nommée baiaiiite, irritation occasioDnée par le smeijma fétide qui s'accumule autour d«la couronne des glands constamment capuchon nés. Mais tous les hommes ne naissent point avec un phymosis. tous ne aonl point malpropres, el si la circoncisioD est profitable aux uns, elle est complètement inutile aux autres. Du reste, tous les législateurs de l'anli-

amt em?

quité respectèrent les parties nobles de l'homme. Foé ne fit jamais de lois contre le prépuce des peuples de rindousian. — Zoroastre laissa les Perses libres de conserver leurs prépuces. — Solon et Lycui^ue se gardèrent bien d'en priver les Grecs. — Moïse et Mabomet furent les seuls ennemis du prépuce et en ordonnèrent le sacrifice. Le mahométisme et la routine ont étendu et perpétué la circoncision dans la plus bande partie de l'Asie el sur presque toute l'Afrique. LesElliiopieiis, les Égyptiens, les peuples du Bénin, un grand nombre de peuplades africaines, et dans plusieurs contrées de l'Inde, les liommes ne se contentent pas d'exercer la circoncision sur leur sexe, ils la («raliquent aussi sur leurs femmes. La circoncision, chez la femme, consiste à enlever le prolongement ks petites lèvres et la presque totalité du clitoris, ^oiis devons faire observer que les petites lèvres des femmes de ces contrées acquièrent, parfois, un développement bideux, surtout après l'accoucbemeut. Cliez les Holieiitoles les pelitcs lèvres s'allongent, ^'élargissent, tombent en nappe sur les cuisses el forcent ce qu'on appelle vulgairement le tablier. Un tel prolongement doit gêner ta copulation et, dans ce cas, ^excision des petites lèvres peut être autorisée.

innbiiiation. — Cette opération se pratique sur

les deux sexes; elle consiste à perforer, de part en

part, le prépuce de l'homme ou les grandes lèvres de

la femme et d'y passer soit un anneau, soit la branche

d'un cadenas, afin d'empêcher les personnes ainsi

infibiilées de se livrer aux plaisirs vénériens. Cerlaios pcujiles d'Afrique et d'Asie, ainsi que nous l'avons dit précédemment, ont une manière d'infibuler beaucoup pliTs sûre : ils taillent un lambeau de peau à chaque lèvre, les affronlcnt l'une contre l'autre et les cousent, en ne laissant qu'une petite ouverture pour l'écoulement de l'urine cl des menstrues. Après la cicatrisalion, ils enlèvent les fils de la manière que nous le pratiquons pour l'opération du bec de lièvre; la jeune fdle reste ainsi dépourvue de vulve jusqu'au Jour do mariage. Ce jour arrivé, le mari fend la peau du tranchaol de son poignard et cueille brutalement la (leur virginale que lui a conservé un moyen si barbare.

Les Grecs furent trop policés pour user de sembla- Lies moyens ; ils se liaient encore plus a l'honnêteté de leurs femmes qu'aux verrous du gynécée, el avaient raison.

Les Romains, qui surpassèrent tous les peuples jalousie, en liberlinage, pratiquèrent sur leurs esclaves et même sur leurs enfants toutes les mutilalioni

Bie eoH

compatibles avec la vie. Les malrones faisaient infi' buler leurs enfants soupçonnés vicieux, et, si ce moyen ne suflisait pas, on leur enfermait la verge dans un clui de bois [lercé d'un trou pour livrer passage aux urines. Deu.ï statuettes antiques, décrites par Winckelmann, représentent deux comédiens infibulés. Ces sta^fl tueltes sont la confirmation des faits que non? ont transmis les historiens relativement aux chanteurs. En efict, sous les Césars, les directeurs de thcàlro.fl soumettaient leurs artistes à l'iufibulation pour leur

conserver la f'ruicbeur et la pureté de la voix, par la privation de tout plaisir sexuel. Il est très-probable qu'aujourd'hui nos directeurs de ihéâlre renconlreraieut fort peu d'ailislcs qui se résignassent à l'infi-

ItHilalion. — Juvénal, dans sa mordante satire contre

[les femmes, accuse les grandes dames romaines de faire infibuler leurs amants avec uo anneau à serrure dont elles seules avaient la clef, Autrefois, il existait en Orient des compagnies

'de moines infibulés; aujourd'hui, c'est bien difTérenl.

j On rencontre encore dans l'Inde quelques fanatiques iiilibulés et des fakirs portant un grelot à leur pré-

[puce.

Ca«f ration. — ÉmaKrala<ion.—IviinncIilma]e>.

1— C'est en Orient que Fart d'émasculer ou de priver

rriiomme de sou sexe a pris naissance. Diodorc nous

Upprend que chez les Syriens et les Égyptiens la caslra-

^lion fut, dans le principe, le châliment infligé aux

ïdullcres et h ceux qui se rendaient coupables du

erimc de Pasiphaé. Les Modes lurent, dil-on, lespre-

licrs qui donnèrent h leurs femmes un cortège d'eu-

luqucs ; les Assyriens et les Perses ne lardèrent pas h

luivre leur exemple, et tous les peuples, je veux dire

|ous les seigneurs de l'Asie, firent cniasculer nnc

xi^c de malheureux enfants pour s'entourer deunu-

jues. De nos jours encore, il n'est pas de sérails et de

;;tits harems qui n'aient des eunuques préposes à la

ftarde des femmes.

Dans la Rome dégradée, sous les derniers Césars,

les ricbes Romains achetaient des eunuques et des hermaphrodites pour le service sexuel. Alors comnie aujourd'hui, dans beaucoup de capitales, on éludait le but de la nature

Sous les empereurs grecs, les eunuques devinrent une branche d'industrie si lucrative, queJustiuien fut obligé de condamner à la castration ceux qui ciiiasculaienl leurs enfants. — Tout le monde sait que le parlement de Paris, en vertu de la lot du talion, condamna ceux qui avaient etmuchisë Abailard à être castrés à leur tour par la main du bourreau. — La loi Salique condamnait à la ca&lralion les esclaves surpris avefe leurs maîtresses. — Les lois de (juillaume le Conquérant Y condamnaient tout individu convaincu de viol sur une jeune (ille. H

On a prétendu que les prêtres de Cybèle, portant les noms de Corybantes, de Curetés et de Galles, se faisaient émasculer, avant d'entrer au service de déesse; tous les historiens ont répété cette erreur sous la foi d'une chronique phrygienne et on la répétera longtemps encore. Mais le philosophe, qui examine les choses k fond, acquiert la conviction que ce fait est faux, attendu que les danses licencieuses et les fureurs de ces fanatiques ne s'accordaient guère avec la vi% iodolenle et molle des eunuques. J

La vertu et la loyauté poussèrent Combabns à se mutiler pour éclrapper aux dangers d'une passion qu'il pouvait Inspirera sa reiue. — Au deuxième siècle de notre ère, l'enthousiaste Origène suivit l'exemple du favori d'Antiuchus Soter pour fournir, à qui vod-

drait, la preuve de sa chasteté. Ces deux célèbres eunuques eurent de nombreux imitateurs ; un pape se vit dans la nécessité de fulminer pour arrêter la contagion des disciples d'Origène.

Sous le règne de l'empereur Arcade, parurent les Abéliens, qui faisaient le vœu monstrueux de vivre avec des femmes sans procréer. Ces sectaires, à la fois impies et contradictoires, n'étaient déjà plus quand la loi voulut les réprimer.

Une autre secte, plus furieuse, prit naissance dans les contrées biùlanles de l'Arabie sous le nom de Valêsiens. Ces forcenés faisaient vœu, non-seulement de se mutiler eux-mêmes radicalement, mais encore de mutiler tous les individus qu'ils rencontreraient, et ils avaient déjà commis de nombreux attentats, lorsque le pays se souleva contre ces ennemis du :enre humain : les chefs furent tués et les sectaires ispersés.

L'historien Procope nous apprend que les jeunes

trats étaient très-reclierchés des seigneurs de la

ur de Justinien, et s'achetaient fort cher. Un roi des ■Abasges, voyant ce commerce des plus lucratifs, enlevait de force à ses sujels leurs phis beaux garçons,

s faisait émascuier, puis vendre à Constantinople.

Mais ce fut sous les successeurs de Mahomet que l'art de priver l'homme de son sexe Gt d'immenses rogrès. Le grand seigneur ayant confié la garde du ârail à des eunuques, tous les princes et grands de l'État imitèrent le sultan leur maître, et bientôt l'on compta les eunuques par milliers. Cette fureur de mu-

^bcas Mèou

le

la

Hbr

qiiide dont elle doive se servir |)Oiir cet usage; cai les laits virginaux, les alcoolés résineux, les vinaigres de SaLurae, cl autres composés de la [larfiimerie, dessècheol, rudissent, plomlienl la muqueuse de ces parties, et leur font perdre h jamais leur attrayante f'raicheur. J

User avec modération et réseive des plaisirs du mariage. — Ne jamais en abuser, car leur abus énerve le corps et reieiilil sur rinlelligence. Les époux raisonnables se persuaderont (acilement que c'est doubler leurs |ilaisirs que de les économiser. ^^ ■ La copulation, pour être bien faite, veut la con^H plaisance, la tranquillité et le secret. La crainte, le bruit, comme la malpropreté el la répugnance, lui sont des obstacles. Domauder le plaisir à sa femme i avec d'aimables paroles; l'enlrainer délicatement à sstM tisfaire nos désirs et ne jamais exiger de force. ^

Accomplir le devoir conjugal avec douceur et ménagement, et non avec cette fougue délirante dont les effets peuvent blesser les organes et nuire ài la fécoi»^É dation. ^

Ne point s'épuiser par la fréquence des embrassements; cesser lorsque la nature l'indique, et atlendr», avant de recommencer, qu'elle ait suIKisamment r paré les pertes.

Les transports d'une imagination erotique, les d sirs immodérés des voluptés sensuelles, sont les plui dangereux ennemis de la virilité. Loin de s'exciter" par des idées lubriques, rbomme raisonnable doit attendre que le réveil de l'organe lui annonce le Iiesoi

Ki,

1 l'instant de le satisfaire. C'est le moyen de consei' ver longtemps ses Tacultés génésiques.

Ne jamais engager la lutte amoureuse immédiatement après un repas co|iieux, parce que le violent spasme que provoque l'éjaculation séminale, dans toute l'économie, peut suspendre la fonction digesve, amener des obstructions, des suffocations, et uelquefois l'apoplexie ! . . .

Dans l'état d'indisposition physique, de santé valéludinaire ou de maladie, on doit s'abstenir du contact vénérieu, par la raison que, si le coït modéré est salutaire aux sujets bioD porlanls, il est toujours nuisible aux personnes malades ou languissantes.

Lorsquela tête et les membres sont fatigues, il est prudent de remettre l'acte vénérien à un autre jour, parce que la fatigue causée par cet acte ne peut u'augmenler la fatigue préexistante.

Les personnes faibles de poitrine, ordinairement ès-amoureuses, doivent comprimer, autant que posible, leurs élans vers la volupté, car il n'y a point 'écueil plus funeste îi la santé des poitrinaires. Quoique la femme puisse, sans inconvénient, réélcr l'acte amoureux plus fréquemment que l'homme, :11e aura néanmoins raison d'en être sobre, puisqu'il si avéré que celles qui en abusent sont sujettes aux istes alTeclions des ovaires, de la matrice, et à ce al terrible qu'on nomme le cancer...

Tout ce qui échauffe le sang accélère sa circulaon et le porte au cerveau, prédispose à l'anaplirosie ou frigidité. C'est pourquoi les hommes qui font

lion s'éiablit de neuf à douze ans; dans les pays froids, de seize à vingt ; les pays lempérés liennenl le milien entre ces deux eslrénies. Les filles des villes, surtout des capitales, sont réglées plus loi que les filles des campagnes, etc. La durée normale du lluï menstruel est de 5 a G jours pour les femmes douées d'une bonne constitution. Une durée moindre ou pla? longue est réputée anomale et dépend soit d'une pau vreté du sang ou d'nne faiblesse de la matrice, soit d'une débilité générale. Les règles sont beaucoup plus abondantes et de plus longue durée chez les femmes lymphatiques, sédentaires et oisives que chez les femmes sanguines, actives et laborieuses ; plus abondantes aussi chez les femmes maigres et voluptueuses que chez les femmes grasses et indifférentes.

La quantité de sang rejeté h chaque menstruation peut être évaluée, en moyenne, à 250 grammes. Mais cette quantité est très-variable; elle peut rester au-dessous, comme aussi s'élever au-dessus du chiffra^ indiqué. C'est une erreur, assez généralement répand due, de croire que le sang des règles est un sang corrompu, il est le même que celui qui coule dans vaisseaux, avec cette seule dilTérence, qu'il contient un peu moins de fibrine. La mauvaise odeur que répandent certaines femmes ii cette époque provient de la sécrétion sébacée cl de la décomposition du sang qui a lieu sur leur linge : les femmes qui se soignent ne répandent aucune mauvaise odeur. fl

La cause de la périodicité du flux menstruel n™

le^

tient nullement aux phases de la lune, ainsi qu'on le croit vulgairement ; elle est inlérieure comme celle (le tous les autres phénomènes vilaux qui offrent un caraclère de périodicité ; la preuve que la lime est parfaitement élrangère ii celte périodicité, c'est que, si l'on prend un grand nomhre de femmes, ou en aura une ou plusieurs dont les règles commenceront à chaque jour du mois.

SECTION I

POSTE HENSDELLE DE LA FEMITE.

La turgescence génitale qui amène la menstruation a pour cause unique la ponte d'un ou de plusieurs œufs. Voici l'exposé rapide des phénomènes qui se passent :

Quelques jours avant l'apparition des règles, une des vésicules de Graaf, autrement dit, la capsule qui enveloppe les œufs, segonlle, se tuméfie et s'ouvre; alors l'œul qu'elle contient , arrivé a maturité, en sort, puis s'engage dans les oviducles ou trompe utérine et tombe dans la matrice. Une petite cicatrice se forme dans l'ovaire à la place où l'œuf est sorti. Cette séparation des œufs, lorsqu'ils ont atteint le ■krme de leur maturation , constitue le phénomène désigné sous le nom de ponle mensuelle chez la femme.

L'e&citatioD que produisent le travail de l'ovaire et

la chulc de l'oetif dans la matrice amène une tuméfaetion de la membrane muqueuse utérine : une exhaiaiion saiiguinc a lieu à sa surface et sort par la vulve, en entraînant les débris de l'œuf, dont la dissoluliou s'est opérée.

Dans l'Inde, les femmes à qui l'on a fait subir h castration des ovaires, pour remplacer les eunuquss mâles, cessent, aussitôt après l'opération, d'av(jir leurs règles.

Les anatoniistes qui portent le nombre des œufs de 15 à 20 dans chaque ovaire, devraient bien ajouter, dans leurs écrits, que c'est sans exclusion des œufs à venir; car, d'après la loi reconnue de la ponte mensuelle, si une femme ne possédait qu'une quarantaine d'œufs, elle serait nécessairement stérile après quarante menstruations, c'esl-ii-dire trois ans et quatre mois après sa nubilité, ce qui est évideniment absurde. L'ovaire est un organe glanduleux qui fonctionne rigoureusement comme les autres glandes; les œufs niùrs et détachés de l'ovaire sont reproduits et rera[jlacés par d'autres pendant toute la période de fécondité dévolue à la femme.

A cbaque menstruation, les femmes ont les yeoi cernés, ternes; leur teint et leurs cheveux sont moins brillants; leur impressionnabitité est pluf grande; la moindre contrariété les indispose et le^H rend maussades; elles sont plus portées h la mauvaise i humeur, b la tristesse, au repos. C'est à cause de ces divers motifs que le mari doit redoubler d'attentions et d'égards envers sa femme ; car les contrariétés,

1 rr

les chagrins, peuvent amener la suppression des relies, et tout le monde sait que celle suppression est toujours d'un mauvais augure pour la santé.

Le désir géuilal se fait gén(,'ralement sentir, chez les femmes, quelques jours avant l'apparition des règles; lanalure l'a voulu ainsi, parce quec'esirépoquc du mois la plus favorable à la fécondalion. Lorsque les règles ont pris leur cours, ce désir semble s'élcinre pour rcnailre ai>rùs que l'écoulement a complélcmeut cessé. L'excitation bornée à la matrice leur fait éprouver, en général, plulôL le besoin du repos que celui du coït. Du reste, il est naturel aux femmes de cacher leur état et de s'éloigner de l'homme pendant toute la durée de l'écoulemcni des règles.

La qualité du sang menstruel est h peu près la même que celui des veines; il contient cependant un peu moins de fibrine, et celte diftérence de fibrine est remplacée par une plus grande quantité de matière muqueuse, provenant, sans nul doute, des mucosités vaginales. La raison fait pressentir qu'il ne doit y avoir aucune qualité délétère dans un sang destiné à nourrir le fœtus; néanmoins, d'après une croyance assez générale, beaucoup de fenimea, pendant le cours de leurs règles, feraient aigrir et tourner le lait, les sirops, sauces, etc. Comme k?s croyances vtdgaires cachent toujours quelque vérité éloignée, il est vrai de dire qu'il existe des femmes qui sont dans ce cas, et es médecins très-graves ont certifié le fail, donl ils ont ité les témoins oculaires. En effet, dit M. Velpeau, pourquoi les miasmes qui s'échappent d'une femme

pendaiil le cours de ses règles ne pourraient-ils, parfois, faire tourner un liquide aussi facile a décomposer que le lait et certaines sauces? Il est certain que le sang retenu plus ou moins longtemps dans les organes sexuels des femmes malpropres peut, en se décomposant, acquérir des propriétés plus ou racius nuisibles. On cite un assez grand nombre de blciinorrhagies et de gonorrhées provenant du coït pendant le flux menstruel, avec des femmes très-saines d'ailleurs; la copulation dans ces moments est antihygiénique, et la plupart des hommes s'éloignent de la femme dont les règles coulent; il n'y a que les êtres d'une lubricité dégoûtante et a goûts dépravés qui approchent la femme menslruée. Dans l'ancienne civilisation, des lois obligeaient les femmes de passer i le temps de leurs règles dans l'isolement. Moïse d^H créla les peines les plus sévères contre celui q«!^ I s'approcherait d'une femme inenstruéc. Aujourd'hui encore, chez les Orientaux, la femme est séquestrée pendant la durée de ses règles, et dans plusieurs contrées de l'Afrique méridionale, les femmes du pea. pic sont obligées de porter un signe qui avertisse de les fuir.

SECTION II

DÉnARGEMENT DC FLCX HENSTIIUEL. AllÉNOBnnÊB

DYSMÉ^on^.irÉE. — uÉvrATioK des hègles.

Le flux menstruel est sujet à de nombreuses irré* gahriiés, toujours nuiâibles^ \ la sauté et k la fécoD*

dation. On a vu des règles de'viées sortir par le nez, la bouche, les points lacrymaux, le mamelon d'un sein ou des deux seins à la fois, par le bout du doigt, l'anus et autres parties du corps. Cliez certaines femmes du monde, elles ne s'établissent que très-irrégulièrement; chez d'autres, elles cessent presque aussitôt qu'elles ont paru, et se remontrent de nouveau dix ou quinze jours après; enfin il est des femmes qui ne rendent que fort peu de sang, tandis que d'autres en perdent une grande quantité; on trouve même, parmi ces dernières, des femmes qui tombent dans on épuisement mortel par suite de leurs perles. Toutes ces irrégularités se rencontrent presque exclusivement chez les femmes du monde qui fréqqpnfcnt incessamment les soirées, bals, théâtres, qui font abus de thé, café et autres boissons chaudes, qui dorment le jour et vivent la nuit. Ces dérangcmeuts sont géoéralement inconnus aux femmes des campagnes; aussi jouissenl-eltcs d'une meilleure santé que les femmes des grandes villes. Les femmes devraient toujours avoir présent à la mémoire cet axiome : La régularité des règles est, pour le sexe, le thermomètre de la santé et le pronostic de l'aptitude à la génération. Or leur dérangement, leur déviation ou leur suppression sont toujours un fâcheux symptôme qu'il devient urgent de combattre immédiatement.

Nous signalerons ici, comme causes les plus ordinaires du dérangement des règles, une alimentation de mauvaise qualité, échauffante ou débilitante; l'abus des spiritueux, du vinaigre, du Vhé, <\u ca.^^, ^^'s>

fruits verls, des purgalifs, des emménagogues; les excès dans les plaisirs vénérions, dans la danse el i'cqiiilalion, les variations suliiles de teinpéralure, l'ingeslion d'une glace ou d'une boisson glacée lorsque le corps est en moiteur, l'immersion des pieds dans l'eau froide, les passions tristes, les escilalions morales soutenues, etc., etc., etc.

Nous venons de dire que, dès qu'une femme s'aperçoit d'un relard, d'une irrégularité ou d'un dérangement quelconque dans l'écoulement des règles, il est du plus liaut intérêt pour sa sanicde le faire cesser aussitôt que possible, et de ne pas attendre an mois suivant, comme le font beaucoup de (emmes, dans l'espoir que ia nature seule y apportera remède. Toute femme sage e' prudente doit, dans ce cas, aller consulter son médecin el exécuter ponctuellemeul son ordonnance.

Les moyens médicaux de rétablir le cours des ri gles dans sa régularité naturelle ne sauraient trouvi place diins un ouvrage d'hygiène; cependant nous en indiquerons un que la médecine emploie avec le plu|^ grand succès. ^

Quelques jours avant l'époque du mois où les règles coulaient babituellemcnt, on applique six petites sangsues "a la vulve, c'est-a-dire trois à la partie inîerne de cliaque petite lèvre. Aussitôt que les sang^ sues sont tombées, ou boucbe les piqûres avec une petite boulette d'agaric, alin de s'opposer à l'issue du sang et de l'arrêter compléiemeul. On applique ensuite à la partie interne el supérieure des cuisses un

vefl

cataplasme sinapisé qui doit y rester jusqu'à ce que la peau soit vivement ruLéliée. Eniiti on pratique des injections irritantes dans le vagin avec :

Ammoniaque liquide 4 gr.

Décoclion d'orge refroidie 250

Il est rare que l'écoulement menstruel ne se rétablisse point "soiis l'influence de ce traitement, continué deux ou trois jours, et souvent il arrive qu'il reparaît le même jour.

Bcaucon|t de Tcmmes, cl surtout de jeunes filles, rc|iugncnl à l'application des sangsues; elles pourront, avant d'en venir à cette extrémité, essayer des bains de siège a .^0 degrés, quelques Trictions à l'orifice de la vulve, des bains de pieds h la moutarde, des ventouses sèches sur la partie interne des cuisses, quelques purgatifs et lavements cxcilanls, enfin recevoir dans le vagin la vapeur d'eau bouillante cl laisser la partie ouverte devant un bon feu, de façon à l'exciter. Ces divers moyens peuvent rétablir les règles supprimées; dans le cas contraire, il faudrait en venir au moyen précédent.

SECTION m

Durée lie la fonction mcnclrnclle. — La durée moyenne de cette importante fonction est de vingtcinq à trente ans chez les femmes d'Europe et des contrées tempérées de l'Asie. Elles sont réglées de treize b dix-huit ans. et cessent de l'être de quarante

à cinquante ans. La Técondilé leur est donc dévolue pendant un laps de vingl-cinq à trente années. Celle estimation n'est qu'approximative et souffre de nombreuses exceptions.

Nous traiterons plus loin, dans un chapitre à part, ce que l'on doit entendre par Vâge critique, Vâge de retour; nous dirons seulement ici que cet âge n'est pas, ainsi que l'ont prétendu plusieurs médecins, entouré de dangers et accompagné d'orages; nous avons même la raison de l'expérience pour penser que l'âge de retour est moins redoutable que le passage de la puberté à l'adolescence.

Il est certain que, pour les femmes des campagnes, l'âge de retour se passe généralement sans accidents; els'il n'en est pas de même pour les femmes des cités, on doit en accuser les abus de la civilisation. — Les femmes, arrivées à cet âge, doivent éprouver d'autant moins de craintes qu'elles ont mené une vie plus régulière et qu'elles ont souscrit au vœu de la nature ei^ devenant mères. Quelques précautions hygiénique* suffisent pour prévenir les accidents de cet âge : ua^ régime alimentaire dou\ et peu subslauliel pour évî^Ê ter la pléthore; beaucoup d'exercice; le séjour îi la campagne; des bains de temps ii autre; l'éloignemeiil des plaisirs vénériens et de tout ce qui pourrait exaller la sensibilité génitale; enfin, quelques émissions sanguines dans les cas de pléthore on de congestions. Voyez, pour plus de détails, au chapitre xxxiv dc cec ouvrage.

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