TOILETTE SECRETE
Un vieil adage dit : a L'ordre, l'économie et la propreté, chez la femme, valent mieux que ricliesse. » Cela est iiarfaitement vrai.
La propreté ne doit pas se borner b l'extérieur, c'est-à-dire aux vêlements; la surface cutanée et ses dépendances, les diverses ouvertures du corps et siirloul les parties génitales de la femme exigent les plus grands soins. L'humeur sébacée et les mucosités qui humectent incessamment le vagin et la vulve formeraient un smeijma fétide, si elles n'étaient enlevées par des ablutions journalières. La malpropreté de ces parties est un sujet de répulsion pour le mari, tandis ue leur fraîclieur et leur netteté sont un excitant qui ,e relient près de sa femme.
L'eau naturçlie ou additionnée de quel(|ucs gouttes d'une liqueur spiritiieusc aromatique, telle que l'can de Cologne vraie, et mieux l'alcoolé beuzoïque, dont la formule se trouve dans l'intéressant ouvrage intitulé les Parfums et les Fleitis^ sont les seuls cosmétiques propres à ces ablutions. Que les femmes qui désirent conserver la fraiclieur de ces parties se gardent d'employer les eaux stypliques, les laits virginaux, les vinaigres de toilette, etc., dont l'action est des plus
nuisibles. Sous leur pernicieuse inlluence, la membrane muqueuse vulvo-vaginale se dessèche, se durcil; les petites lèvres perdent leur belle couleur rose et se recouvrent d'une teinte plombée.
Les anciens peuples, et aujourd'hui encore les Orientaux, ont fait de la propreté sexuelle un article de foi; c'est h celte propreté <iu"ils furent et seul exempts de ces tristes maladies qui ont désolé si longtemps les peuples d'Occident. Il faut ie dire, beaucoup de femmes, dans nos contrées, se croienl Irès-propres parce qu'elles soignent minutieusement telle partie visible de leur corps; elles n'ignorent pas, néanmoins, que le dessous laisse beaucoup 'a désirer.
Les flucurs blanches sont les morlolles ennemies delà fraîcheur et de la fermeté des parties sexuelles; elles les élargissent, les rcudenl flasques et blafardes; de plus, elles débililenl l'orijanisalioii et fanent le teint. Une femme ne saurait se débarrasser trop proniplement de cette dégoûtante infirmité, qui presque toujours éloigne d'elle son mari et le lait courir à d'autres amours. Cependant, lorsque le canal vulvoulérin se trouve élargi, soit par les accouchements,™ soit par la rréqucnce des plaisirs vénériens, on con-™ seille les lotions et onctions siiivanles :
umoN AsinmcEsn.
Eau de plantain ferré 150 gr.
TiiiiDÎii 5
Teinture aromalitiuc 25
Se laver avec celle préparation pendant une mi-
nu(e, essuyer la pailie avec des linges fins et les onctiouner avec la pommade vmjinale, dont suit la formule :
Cold-creom 50 gr.
Tannin 4
Eau de roses 25
Dissolvez le tannin dans l'eau de roses, en triturant dans un mortier; puis ajoutez le cold-cream, et mêlez exactement, de manière h faire une [lommade sans grumeaux.
■ Dans les cas, assez fréquents, de ilaccidilé des parties, occasionnée par les llueurs blanches, il devient nécessaire de suivre le traitement hygiénique indiqué au chapitre xvin.
H Dans les éditions précédentes, nous avions relaie te
^traitement médical, réputé le meilleur, contre les flueurs blanches; mais de nombreuses observations, recueillies de la bouche même des dames qui avaient subi divers traitements, ont confirmé nos doutes. En elTel. ces traitements, tant internes qu'externes, et ces derniers ayant toujours la cautérisation pour base, soit avec le nitrate d'argent, soit avec l'iode, ont
^donné les résultats suivants :
^ Sur lOU femmes leucorrhéiqucs traitées par ces moyens pendant un temps plus ou moins long, 40 l'ont été sans succès bien appréciable, — (îO ont éprouvé une amélioration et croyaicul ii une guérison com-
■jplète, lorsque, hélas! les flueurs uni peu à [)eu repris
^Heur cours comme avant; de telle sorte que ces pau-
vres dames n'ont retiré d'un trailemenl douloureui,
qui a horriblement dégradé leurs parties, que le désespoir de s'être soumises au spéculum et à la cautérisation.
Vous, citadines, qui êtes affligées de Jlueurs blanclies, interrogez les personnes de votre connaissance également atteintes de cette infirmité et qui ont subi le traitement en question; demandez-leur si elles ont été jamais guéries radicalement? Leur réponse sera toujours négative. Quelques-unes, cependant, vous diront qu'a la suite d'un voyage ou d'un séjour à la campagne elles en ont été débarrassées; mais que le retour à la ville, les occupations sédentaires, tes plaisirs nocturnes, bals, soirées, tbéàlres, etc., les ont de nouveau fait reparaître. D'où nous avons tiré la conséquence que le traitement des llueurs blanches est du domaine de l'Jivgiène, ou, si vous voulez, de la médecine hygiénique, sans drogues ni caustiques. [Voyes ce traitement rationnel au chapitre xvni de cet ouvrage.)
SECRET DE POPPEE.
L'impératrice Poppée. si célèbre par ses galant» ries et par son luxe raflinc de toilette, Poppée, qui so faisait suivre b la campague d'un troupeau de cinq cents anesses,. pour prendre des bains de lait, dut l'avantage de paraître toujours vierge au moyen suivant : 1
Lavez la partie avec de l'eau blanchie par quelques
1 gouttes d'alcoolé benzoïque; séchez-la ensuite avec
■ des linges fins, et saupoiulrcz intérieurement avec de " la poudre d'amidon. L'elTel est fort remarquable.
^ 0 femmes 1 servez-vous discrètement îles diverses
■ préparations que nous venons d'indiquer ; elles possèdent au plus liant ilegré la vertu de resserrer les sphincters relâchés; mais n'en abusez pas, car l'abus use et Oélril toutes choses.