CHAPITRE XXI
SECTI05 I
ss L mrcisàAxci.
Laissant de côlé les nombreuses distinctions sco- 'lastiques, nons dirons simplement que rimpuissancc existe toutes les fois qu'il y a inipossibililc constanto ou momentanée d'e&erccr naturellcmcut l'acte du coït.
L'impuissance est plus particulière à l' homme qu'h la femme; la conformation des organes génitaux de celle-ci la rend, hormis les rares exceptions toujours propre à recevoir, tandis que llioinme n'est pas toujours apte k transmettre. Il n'y a réelletucnt qu'un çcul cas d'impuissance chez la femme, c'est l'ahsence ou l'occlusion du canal vulvo-ulérin ; taudis (|ue chez l'homme le défaut d'érection recotinail plusieurs cau-
Bscs que nous décrirons tout à l'heure. Lu femme a donc sur l'homuie cet avantage ipie lui donne Ron sexe : qu'elle soil disposée ou non aux jilaisirs véiiu-
■ rien$, elle est toujours en état de consoiiuncr l'acte cl de se prêter avanlagcusemeut aux transports atnou-
reax de l'homme, tandis que celui-ci ne saurailsj tisCyirc la femme qui demande, si l'érection lui fûj dél.iut ; alors, malgré son violent désir, il se voilfrappi d'impuissance.
H existe deux sortes diiiipuissance: l'une (eoip rairc, locale, accidentelle; l'autre générale, complèic^] absolue.
r L'impuissance est absolue lorsqu'il y a împ sibilitc d'exercer l'acle, soil par l'absence de l'organel copiilaleiir, soit par ses vices ou graves imperfecliwB] qui n'ont point de remède ; soit enlîti par ses dégcnércscenccs ou son état de llaccidilé, d'atonie, de para- ( lysie incurables
2° I/impiiissance est tev^mraire lorsque lcso^] ganes génilaux existent dans toute leur intégrité, dl que les causes qui l'entretiennent peuvent être coin- [ battues.
1/impuissance temporaire est directe lorsqu'elle] résulte de la frigidité du tempérament, de la faiblesse,; de rénervemont de la conslitutinu, etc.. comme chtil les liberlins usés avant l'âge. L'impuissance esliiiilHl recle lorsqu'elle existe nonobstant la vigueur du Icm-J péramenl et la bonne conformation des or génilaux. Celte impuissance est ordinairement > la coiitenlralion des forces vitales sur un po l'économie, an détriment du sjslême génital. .MnSl l'aflliiv du sang au cerveau ou a tout autre endfl au lieu de se porter dans les corps caverneux : ill suite l'absence d'érection, et, par suite, iroposs biiilé du coït ou imiràe,«awtfe Vocale.
nites de l'impnlMunnre tcinpornlr«. — Par-
causes assez nombreuses de celle impuissance.
igc où rindividu peul encore procréer, sont : —
nie ou faiblesse des orgnnes génitaux parsuite do
pssances prémalurées uu de leurs excès pendant la
mière jeunesse, la continence absolue, l'abus des
riloeus et des esciianis, di's boissons acides ou
icbi&sanles; — une aiintenintion mauvaise el
iunte; — l'usage prolongé de substances anapbro-
ioes: les cbutes violentes sur les fesses ; une
talion fatiguée par le^ excès, épuisée par le»
chroniques, les névralgies, les rbumalismes,
les paralysies partielles; — certaine» affec-
eerveao, retentissant Tiolemmcnl snr ra|>-
géaital et le rendant soard an stimulas \éné-
; — les travan intellectnels trop longtemps
; — les laédiiaiMM» proCondes ; — le* foHes
s qn s'eiBptmC de* ttçntt créMes ; — le
de rnBagiaaUoo: — les mes iateéim» ié
b cniaie. hhoate. le dëgo«t. n mmmt es*
laieBsiié soaieaae des déûn, de.
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guilIeUes consiste à frapper vivement rimaginalifln , du simple villageois et à lui inspirer la crainte (l'iiqfl sorlilége. Aujourd'hui, une raison plus éclairée a re«fl légué ces charlatans dans la classe la plus infime dol la sociclé. I
Dans les villes, où Ton ne croit plus anx amères sottises de la superstition, plus d'un fougueux araani, l'œil enflammé des feux du désir, altonilant avec impatience l'heure d'nn rendej-vous d'amour, s'est W tout à coup frappé d'impuissance dans les bras do celle qui venait s'abandonner à lui. Il a beau invo* qucr la vigueur de son tempérament, s'exciter par mille baisers, mille caresses : vains efTorls! l'organe reste muet..., le désir embrasé qui court dans se» veines et les dévore ne peut être satisfait...; boote e| désespoir! Ces désirs qui l'assiègent, celte honte qui le fait rougir el pâlir lour à tour, peut-être seront-ils cause demain el les jours suivants de son impuissance.
S'il m'était permis, je pourrais citer ici l'exemple d'un homme bien connu dans les lettres, Irès-vigoureux en amour, h qui une semblable aventure arriva vis-h-vis d'une jeune et jolie femme. Le chagrin et la honte qu'il en éprouva inlluèreut si violemment sur ses organes génitaux, que pendant plus de deux mois il s'elforç.a vainement de prouver à sa maîtresse que son impuisSiUice n'était que passagère. Ce raêra! homme, an sortir des bras de la femme témoin 4; sa nullité, pouvait avec d'autres femmes fournir plu* 5Jeurs carrières. La raison de ce phénomène se trouve
dans la crainte qui paralysait son organe, en face de l'une, et de la confiance qu'il avait de lien follclionbcr avec les autres.
Cet exemple cl une foule d'autres cités par les auteurs montrent la dt'|ientlaDce, l'élroile corrélation qui existe entre l'iinaginaliou et la fonction génitale, de telle sorte que chaque insuccès accroît le mal. Le coït, pour être liien exécuté, dit Fodéré, veut la confiance dans ses forces, la complaisance du côté de la femme, la tranquillité et le secret; il est arrêté, au contraire, ou du moins il se fait mal lorsqu'il y a défiance de ses propres forces, bruit, crainte, jalousie, répugnance, suite de tnalproprelé, de laideur; nue trop grande vivacité de désir, un amour trop respectueux, etc., etc., sont aussi des causes d'impuissance temporaire.
Les moqueries de la femme, relativement h la lenteur de l'érection ou du peu de vigueur de celui qui la caresse, pcuvoitt frapper d'inertie complète l'organe copulateurel rendre l'homme tout h fait impuissant chaque fois qu'il voudra se ra[)procher d'elle. La crainte d'être en butte h des reproches moqueurs. éloigne l'homme de la femme qui a eu l'imprudence de les lui faire, et il va satisfaire ailleurs ses besoins amoureux. La femme mariée, qui agit ainsi avec son dpoux, commet une faute immense, quelquefois irréparable et qui détruit presque toujoui-s l'harmonie conjugale.
Nous engageons les femmes mariées U méditer le fait suivaoi r
Un débauché de trenle-ciuq ans, rassasié de plaisirs, énervé de voluplé, s'éprjl loul à coup d'une belle passion pour une jeune demoiselle aussi chasle que belle, et l'épousa. Mais quel lui son désespoir de rester impuissant dans les bras Je sa femme, et, malgré ses brûlants désirs, de ne |)Ouvoir accomplir le devoir conjugal! La jeune épouse, loin de railler son mari sur son impuissance, ainsi que le font lanl de femmes vulgaires, s'empressa au contraire de le consoler, cl de verser dans sou sein le baume de l'esiiérance. Elle lui prodigua tant de soins, qu'au bout de quelques mois l'impuissance disparut complélenicol. Alors, plein d'amour et de reconnaissance pour la femme qui lui avait fait retrouver sa virilité, le mari lui consacra sa vie tout entière et eut d'elle plusieurs jolis enfants.
Une cause d'impuissance, assez commune, est ledégoùt qii'ins[iire la hideuse conformation de certaines parties génitales, les maladies dr^ul elles sont le siège, leur ampleur excessive, leur féiniité, etc., etc. Lorsque la fougue de la première jeunesse est passée, iL sulfil de la moindre circonstance défavorable poil paralyser les clans vénériens. L'homme et la femme arrivés 'a l'âge mûr, éprouvent généralement du dd goût pour l'acte si les parties génitales, au lieu d'oP frir cette pro|)reté, cette attrayante fraîcheur qui lume les désirs, ne présentent qu'un aspect repous^ sant. Un semblable étal des parties génitales est uafl cause puissante de réjiulsion et de frigidité, d'aban^ don ei d'adultère, d'iuûdélité. etc. Aussi les femmeSil
)nt le corps exige tant de soins de proprelé, doivent- Iles veiller sans cesse à l'entretien des roses qui dé- )renl le portique du temple de la voluplé. Les perles séminales, par excilatio» incessante des rganes génilau.x, d*où résulte une faiblesse, une Irophie complète de ces organes, ainsi qu'on le voit bez les sujets livrés à la funeste liabitude de l'ona^ lisme, amènent presque toujours une impuissance lus ou moins complète. Ces pertes, qui se manife»lent d'abord au moindre rrutlemenl ou attouchement de la partie, fmissent ensuite par avoir lieu au plus léger mouvement de voiture ou de cheval, et surtout pendant le sommeil; elles jettent les sujets dans un ëlat d'épuisement qui compromet leur existence.
Les principaux caraclèrcs de l'impuissance, en général, sont : un teint blanc, étiolé, la couleur bloitdpâle des clieveus, la rareté des poils et de la barbe; les chairs mollasses, les formes empalées par une graisse ditfluente, uu timbre de voix aigu, une parole lente, les yeux mornes, le regard lerne. sans chaleur, les épaules étroites; l'odeur fade ou aigre dans la Iranspiraiioii; les testicules peu volumineux, les bourses pendantes; le membre viril allongé, petit, flasque; le gland ridé, etc., etc..
Sans nous arrêter davantage aux diverses considérations qui se rattachent au\ signes de l'impuissance, nous passerons b son traitement général et local, c'esl-ë-dire inlérkur et extérieur.
SECTIO» II
TltirrEMENT DE L tMPDISSAKCS.
Le iraiteinenl de l'impuissance varie selon les w constances, tes tempéraments, les âges et les caasts qui l'oiil amenée el qui l'entreiiennent. Pour élte plus clair dans notre expobé, et a(in d'èlrc bien saisi des personnes étrangères à la médecine, nous établirons les catégories suivantes :
lÉ.
i' L'impuissance qui accompagne nalnrellemenl ti vieillesse n'a point de remède. Cliaqiie âge a ses plaisirs, de même que chaque saison a ses fleurs. Le vieillard ne doit plus penserai la procréation.
2° L'impuissance par vice ou imperfection des organes génitaux appartient an domaine de la chirurgie, et demande une main liabile pour être guérie.
3° L'impuissance par influence morale, telle que la timidité, la honte, la erainle, les folles terreurs d'une imagination crédule, etc., exige une médication entièrement morale; elle cesse aussitôt que l'intlueDce est détruite.
4' L'impuissancepar concentration de ractiviténe veuse au cerveau; — s^i l'evallalion des sentimenCI
imonr et de respect 5 — par i, etc., exige des Iiabiludt's tout a fait opposées, t-b-dire le repos de l'esprit, l'exercice physique, les distractions, les voyages, la vie et les travaux de
f campagne; — les bains lièdes, etc. Dans les cas impuissance causée, soit par un amour excessif de , personne, soit par la fougue des désirs, on recom- »nde l'exercice physique et les distractions; mais il l, en outre, uccessairc de s'éloigner, pour quelque ips, de l'objet adoré; chasser les idées ou les ima- [S qui pourraient entretenir l'exaltation cérébrale; I mettre b un régime alimentaire doux et faire usage fe boissons tempérantes, l'eau de laitue, le pelit-lait,
témulsions d'amandes, etc., enfin tout ce qui est )pre à corobatire l'érélliisme, dont la violence enline les facultés viriles.
Dans l'impuissance causée par des travaux intellectuels opiniâtres, plusieurs médecins vantent le camphre 'a la dose d'un demi-gros qu'on laisse foudre dans (bouche.
5* L'impuissance due à l'atonie des organes génitaux (et c'est la plus commune) exige un traitement lique et réparateur, aflnde réveiller le système nerjx génilal engourdi, de ranimer les forces muscuîri'S épuisées, de revivifier le tissu éreclile du pénis tr des aphrodisiaques employés sagement cl avec modération. Ce geure d'impuissance étant le plus gébral, le plus diflicile ii comballrc, cl se renconlrant ^Nicialcmcnl chez les bommes mariés d'uu âge mur,
c'est sur lui que les médecins ont le plus port<5 leur attenlion, noire lâche est d'exposer les Irailemenis les plus efficaces qui onl été dirigés contre celle maladie.
Le sujet frappé de cette impuissance sera d'abord mis b un régime substantiel propre à relever ses forces délabrées : les viandes rôties, les consommés de via»des, les gélatines, les poissons, les écrevisses, etc.; — les truffes, les arlicbauts, le persil musqué, la roquette, les asperges, les alliacés, les semences de cacao, et une foule de plantes alimentaires que nous indiquerons au chapitre des aphrodisiaques, ont une action marquée sur les organes de la génération. Les vins vieux, les cordiaux h dose modérée, les boissons ferrugineuses dans lesquelles il entre du quinquina, sont d'excellents toniques dans les cas d'épuisement sans signe d'excitation.
A cette nourriture confortante on joindra les exercices physiques, la chasse, 1 cquilation, l'escrime danse, la natation, la gymnastique, s'il est possible et de temps en temps des bains froids en été, tiède» en hiver. Les douches d'ean aromatique, les douches de vapeur de même nature sur les parties génitales, les frictions avec un liniment aphrodisiaque sur la co*i lonne vertébrale, à l'intérieur des cuisses, sur le pé riné et sur le corps même de la verge; la rubéfiiciioai de la peau des lombes et de la |)artie interne d cuisses, au moyen d'une friction ammoniacale ou di l'apiilicalion d'un cataplasn)e sinapisé. Les lotions d'eau salée, très-froide, sur les parties génitales, te»
jeuiiaica, iv> h
iivelées trois fois par jour pendant huit h dix miles chaque fois, ont (ilé souvent couronnées desnc- ; — les bains de marc de raisin, de boue ferrugieuse ; les immersions dans les décoctions de plantes aromatiques ou crucifères, etc. Si tous ces moyens BhouaienI, il serait nécessaire d'en venir aux liniinenls ambrés, musqués, ammoniacaux, canlharidés; À la flagellution, k l'urtication, enfin au galvanisme m^ l'électricité.
B Dans le cas de perles séminales, Hunter vante le nndanum à la dose de vingt à trente gouttes, comme un très-bon moyen pour les faire cesser. Les sujets Ipteints de cette afTection n'ont rien de mieux à faire ^6 de lire l'excellent ouvrage du professeur Lallemand.
Un auteur dont les ouvrages furent longtemps populaires, et dans lesquels on trouve d'excellents préceptes, le célèbre médecin Tissot, nous fournit l'exemple d'un cas d'impuissance qu'il guérit radicalement en quelques semaines.
Un jeune bjron d'un tempérament fort amoureux s'était tellement é|iuisé avec des courtisanes, qu'arrivé à l'âge de trente ans ses organes s'endormirent comme frappés de paralysie. Alors on lui conseilla de se marier; mais ni les doiices caresses de sa femme, ni ses violents désirs pour lui prouver son amour, ne purent lui faire retrouver sa virilité. Désespéré de cet étal de choses, il alla consulter Tissot, qui lui ordonna le régime suivant :
A six heures du matin, le baron yrcnailsiv qucc^
de décoction de quinquina dans laquelle on verssitl deux cuillerées de vin de Madère. — Une heiireaprè», dix onces de lait de chèvre, fraîchement trait, sntrJl et aromatisé avec quelques gouttes d"eau de IleurdV ranger. — A midi, un (loulet rôti, un verre de vicui bourgogne étendu d'eau ; à la suite du repas, promenade d'une heure, exercice de la chasse ou de l'éqnitalion. — A quatre heures, une seconde dose de quin* quina semhlahlc b la première. — A cinq heures, un bain froid de dix minutes ; au sortir du bain, nouvelle promenade d'une heure, et repos d'une heure, au retour de la promenade, soit au lit, soit sur un canapé. — A sept heures, souper composé de viandes succulentes, bon vin de Bourgogne trempé d'eau. Promenade a pied ou à cheval d'une heure. — Enfin, I neuf heures et demie, avant de se coucher, une seconde dose de lait de chèvre aromatisé avec l'essencfl de vanille.
Telle fut la prompte efficacité de ce traitement) ajoute Tissot, qu'au bout de quinze jours, le baroa s'écria, lorsque j'entrai chez lui: — Dieu soit louél] et, grâce "a vous, mon cher docteur, j'ai retrouvé I signes extérieurs de ma virilité.
Le même Tissot asstire avoir souvent réussi h tir de l'état de langueur où se 'trouve le système génitj fatigué par les abus, en administrant, à l'iutérieur^ une poudre composée de tarlrite acidulé de potasse* de limaille de fer et d'un peu de cannelle.
Le docteur Mondai, auteur d'un ouvrage surlasté» riUlé de J homme cl de la fcvawve, Uftft-\ersé da
pratique de celle intirinitc, rapporte l'observalion d'un prince polonais qui, k l'âge de trcnle-cinq ans, se trouvail dans un état d'impuissance complèle, par suite d'excès vénériens.
Pendant l'espace de dix années, il consulta une foule de médecins célèbres, tels que Ilufelaiid, Osiander, Caro, Thomassini. elc, sans aucun succès. Ce dernier médecin l'ayant adressé au docteur Mondât. toici comment celui-ci atlaqua et combattit l'impuissance invétérée du prince polonais. — D'abord, it commença par rétablir les fonclions digestivcs et nutritives endommagées, en prescrivant un régime esseatiellcment analeptique, continué pendant six mois. Le séjour à la campagne, l'exercice de la chasse, de la pèche, du cheval, etc., rappelèrent peu à peu les forces digesiive^ et permirent de commencer le traitement aphrodisiaque. Au régime alimentaire succu- IcDl on ajouta l'usage du sirop aphrodisiaque qui se trouve dans le formulaire ci-après, k la dose de cinq cuillerées par jour, dans un litre de tisane de chicorée a mère.
Chaque jour on pratiquait, malin et soir, sur la coloDoe vertébrale et ta partie inlernedes cuisses de l'impuissant, des frictions avec le Uniment aphrodisiaque également indiiiuc au formulaire de cet ouvrage.
Le huitième mois de ce traitement n'élail pas encore écoulé, que le prince avait recouvré ses forces viriles; il se maria, cl de ce mariage naquirent plusieurs beaux enfants.
llexistecertains cas où, l'épuisement physique élaol
réparé, la fonclion génitale ne réparait pas encore; if devient alors nécessaire d'employer d'autres agents. Le faiE suivant, lire de la vie inlime d'un duc et pair, nous a élé communiqué par son médecin :
M. le duc de V*** avait passé sa jeunesse et un partie de l'âge mur dans les folles dissipations do grand monde el les plaii>irs sensuels, sans s'inquiéter de laisser après lui un rfjelon. Resté veuf d'une première femme dont il n'avait pas eu d'enfants, il se remaria vers l'âge de quarante-cinq ans, mais complètement inhabile au mariage; il était usé jusqu'à la moelle. L'idée de voir s'éleindre en lui le uom de ses aïeux le flt amèrement repentir de ses déporieinenis antérieurs. M. le duc eut beau chercher dans les aphrodisiaques un remède 'a son impuissance, ce l'ut en vain. Alors il consulta les médecins les plus eo réputation, qui lui conseillèrent un régime tonique et réparateur; mais ce régime ne put réveiller l'organe génital du profond engourdisscmculdans lequel ilélail plongé. Enfin un physiologiste lui conseilla une alimentation substantielle pendant quinze jours, et ensuite l'excitation cérébrale par la vue d'olijels erotiques, puisque les excilan's alimentaires et iliérapeutiquesne lui avaient produit aucun effet. Ce moyen lai réussit.^
Trallctiif>nt rullonnel de rimptitvaance. •
Chez les hommes de quarante ans et au delà, fatigué)!, ' usés par de trojt Iréquenls voyages à Cylhére oti par les travaux incessants de la pensée, le traîlemeul suivant offre toutres les chances de réussite.
Régime aumektaihe. — Le matin, en se levant, théobrome, ou aliment composé avec :
Chocolat & la vanille rdpé 60 gr.
Crème 180
Sucre en poudre 30
Un jaune d'oeuf.
Faites bouillir le chocolat avec la crème ; fouellez,
dans un vase a part, le jaune d'œuf el le sucre, puis
mélangez le tout en agitant. Laissez liédir; et avant
de boire aromatisez avec quelques gouttes de (einlure
^^de cannelle.
^1 DÉrecNER. — Côtelette ou bifceck; un verre de vin
^■généreux seulement.
A|)rès le déjeuner, promenade à pied d'une k deux heures de durée, ou mieux encore, s'il est possible, queli^ues exercices de gymnastique, à la suite des-
P quels on se repose au lit ou sur un canapé. i Une heure avant le dîner, bain de mer ou de rivière, si l'on est en clé; en liiver, lotions d'eau sinapiséc sur le membre viril, on bain local de celte partie dans la même eau. Frictions sur la jirolubérance occipitale, sur les lombes, sur la partie supérieure et interne des cuisses avec la teinture de cannelle; iminédialement a|irès, onclion sur la couronne du ^lund avec la pommade aphrodisiaque.
^^ DiNEii — Rosbif saignant. — Poissons. — Mets trulTés. — Salades d jrlicbauls, de ïouucvvft, it tt-
leri, etc., — Vin vieux de Bourgogne pour boisson. A la suile de cliatiue repas un pclit verre de viu aphrodisiaque. — Promenade. |
Ataktde se coucher. — Flagellation sur les lombes, sur les fesses et les cuisses avec un balai de bouleau. La ftagellalion doil commencer légère d'abord, puis aller progressivement en augmciilaut de lorce jusqu'à ce que les parties soient vivement escilées et devenues irès-rouges.
Ce Irailement doit êb'C conlinué pendant un ce^ tain temps. Il peut arriver, au bout de quelques jount,fl que l'érection se manileste, sous riniluence de la llagellation, mais molle et sans vigueur ; cela dépend de ce que le tissu éreclilc du canal et du gland u'onl point le degré de vitalité nécessaire ; alors on doit de nouveau avoir recours aux fumigations et lotioD| excitantes-, les onctions avec nue pommade excitant^ sont aussi recommandées. Eiitln, si la llagellalio n'obtenait pas le succès désiré, il faudrait essayer| l'urlication sur le membre viril même ; la violenK ^xcilation qu'elle provoque amène ordinairemCn l'érection . 'a moins que la partie oe soit tout li (ai* dans l'atonie.