CHAPITRE XXII
BB Ll FL&GELLikTIOR COHUE HOTEK ArUKODISUQVB.
La flagcflation, du mol latin /îfljW/um, foaet, verge, consiste à frapper certaines parties du corps, soit avec des verges, soit avec un fouet b bouts de corde ou à lanière de cuir. Dans l'anaphrodisie et l'impuissance, la llageilation s'applique sur le dos, les lombes, les fesses el les cuisses, afin de déterminer l'afflux du sanghlapeau cl dans les muscles sous-cutanés; la violente stimulation dont les parties flagellées deviennent le siège, gagne rapidement le système génital, au moyen delà communication qui existe entre Jcs rameaux nerveux de la moelle épinièrc et ceux ce système. Les Grecs et les Romains, qui connaissaient les propriétés de la flagellation, en usaient largement pendant les saturnales, où les deux seses se foueltaienl mutuellement pour mieux accomplii le doux mystère.
Hippocrate et Asclépiade préconisaient la flagella* lion contre beaucoup de maladies. Musa, médecin du siècle d'.\ugusle, el Galieii faisaient marcber la flagellation avec le bain froid, pour guérir l'impuissance par suite de faiblesse ou d'inertie. — Le poète Pétrone, k qui nous emprunterons lonl h l'heure un passage, vantait la llageilation, et surtout l'urtication,
comme un excellenl procédé employé par les débauchés de Rome, pour ranimer leurs forces amoureuses éleinles au milieu des orgies. — Arélée, Caelius Aurélianus, Rhazès el plusieurs autres grands praticiens cilenl dans leurs ouvrages des cures prodigieuses opérées par la flagellation. — Campanella rapporte l'exemple d'un prince qui ne pouvait s'acquiller du devoir conjugal envers sa femme <iu'après s'être fait rudement fustiger ; un valet habile el vigoureux était chargé de cet important service. — Cxiius lihodigenus nous a raconté l'histoire d'un grand seigneur qui se servait du même procédé afin de pouvoir sudire aux exigences de son épouse. Il se faisait fouetter jusqu'au sang avant l'action, et, si, quelquefois, par respect ou par pitié, le valet armé du fauel modérait les coups, le seigneur eutrait en fureur, el ordonnait qu'on redoublât la l'usligation jusqu'il ce qu'elle lui arrachât des cris de douleur ; alors seulement la partie génitale entrait en érection et pouvait satisfaire les désirs de sa femme el les siens. — Meïbomius, célèbre analomiste, composa un poërae sur la llagellation, dans lequel il engage forlenieut les impuissants à se faire fouetter s'ils veulent recouvrer leurs facultés viriles.
En résume, la flagellation a été vantée par un grand nombre de médecins anciens el modernes, comme Irès-effieacc, non-seulement dans l'atonie dus ori;anes génitaux, mais encore dans plusieurs allécliou» de la peau et du tissu cellulaire sous-culané ; ils préteiideiil Hiéme qu'eUt teVwu \mvç.ïi'4nl remède contre
la maigreur, cl rordonncnl auv personnes maigres qui veulent acquérir de l'embonpoinl.
Pour complt'ler l'histoire de la flagellation, nous dirons un aiot sur les processious des llagellanls qui couraient les rues, il y a quelques siècles, en se frappant à coups de fouet. On ne saurait trop dëlermi' ner le but de ces pratiques empruulées aux lupercales de Rome ancieune; quelques rares apologistes alïirnieDl que c'élail dans un bal de piélé ; mais les philosoplies ont claircmeul démontré que, nées de l'ignorance el du fanatisme de ces époques, les processions dus flagellants furent un sujet de désordres et de scandales. Eu effet, la llagcllalion élanl reconnue comme un excitant génital des plus énergiques, n'élail-il pas déraisonnable de laisser adopler celte coutume à des sectes religieuses qui faisaient vœu de chaslelé?
Ce fut en 1260 que la flagellation s'introduisit dans le culte catholique, et voici comment : Un certain Raiuier, louché des maux que répandaienlsur l'Italie les factions des Guelfes el des Gibelins, el y voyant une punition de Dieu, crut qu'il pourrait désarmer la colère divine en se fouctlant. La colère divine?... n'est-ce poitil hiasjiliènie ou folie que de prêter à Dieu nos petites passions? Aujourd'hui un homme de cet acabit serait enfermé aux petiies-maisons: le Ireizième siècle en (il un saint. Encouragés par l'exemple de Itainier, une foule de fanatiques so fouelièreut jusqu'au sang, el il n'y eut bientôt plus assez de verges pour fournir 'a la multitude des fouet-
tcnrs et des fooellés. C'est a dater oe ce moment que s'orgaoisôrenl les sectes de flagellants qui couraient les rues en s'administranl la puDiliou réservée aux
écoliers récalcitrants. L'homme qui se distingua le plus dans celte bizarre pratique fut, sans contredit, saint Dominique, dit Yencuirassi. Ce bienheureux se fouettait non-seulement pour son compte, mais encore pour celui des autres. Jacques Boileau, auteur d'un ouvrage sur les flagellants, imprimé en 1700, calcule ainsi le nombre de coups de fouet que s'administrait journellement Domiuique V encuirassé : On croyait alors que cent ans de pénitence pouvaient se racheter par vingt psautiers accompagnés de coups f de fouet. Trois mille coups valaient un an de pénitencc; les vingt psautiers faisaient trois cent mille coupe, à raison de raille coups par dizainede psaumes. Dominique accomplissait cette pénitence de cent ans en siï jours, et rachetait ainsi les péchés du peuple. On dit que cette flagellation conlinnclle rendit la peau dn saint aussi noire que celle d'un nègre. — Le [lère J. Boileau, tout en admirant la constance du saint, et le mépris de la douleur qu'affichaient les flagellants, avoue cependant que la flagellation contribua pour beaucoup au relâchement des mœurs. Il paraîtrait, d'après les chroniques assez plaisantes de ces temps, quel'Êglise proclama la flagellation comme chose pieuse et acte de pénitence ; les faits suivants prouveraient aussi qu'elle s'en servit comme du moyen le plus expédilif pour purifier les pécheurs. Un père cordelier donna \e fowei wv \^ç.vtt midi h
rtin docteur en théologie qui avail eu Vimperlinence d'émcllre, en chaire, une opinion opposée aux croyances reçues; et les femmes présentes à cette fiisiigalion criaient : « Père conlelier, ajoutez quatre coups de fouet pour chacune de nous. »
I Un dévot qui avait accompagne sa femme à confesse, voyant que le confesseur la menait derrière le confessionnal pour la ilageller, s'écria : « Mon père, elle est très-délicate, la pécheresse; je recevrai la discipline à sa place, si vous voulez hicn le permettre. » Aussitôt le bonliomme se mil a genotix.'Ct le confesseur lit son office. Pendant qu'on Ibucltait son mari, la femme criait: « Frappez fort, mon père, frappez longtemps, car je suis une grande pécheresse. »
Plusieurs princes et hauts personnages s'étani plaints desscandales auxquels donnaient lieu les sectes de tlagellanls et les llageHalions parliculières, le pape Clément VI défendit expresscnienl les flagellations publiques. Il faut croire que ceux qui avaient goiUé du fouet ne pouvaient plus s'en passer, puisque, malgré les défenses souvent renouvelées, la flagellation secrète continua toujours. Ce ne fut que hien longtemps après que les censures des prélats et les ordonnances
L de police Irèssévères abolirent enfin cette dangereuse
r et criminelle manie.
Aujourd'hui la (lagellation n'existe plus qtîc comme moyen hygiénique et thérapeutique: elle est en usage chez différents pcH[iles, les Chinois, les Perses, el particulièrement chez les Russes. Ces derniers se font fouetter dans ic bain avec des verges de bouleau, alia
de se procurer une réaction salutaire. Les individus qiiionl la peau endurcie pur l'abus (lu fouet font tremper des verges dans du vinaigre, et, sous le piquant de cet acide, relrouventlcur sensibilité émoussée. On dit môme (ju'en Moscovie, une fois la première jeunesse passée, hommes et femmes ont besoin du fouet pour s'exciter à lamour. Le fouet devient alors un ustensile de ménage, duquel il serait dillkile de se passer. Voici une anecdote qu'on cite à ce sujet:
Un Allemand s'élanl fixé h Moscou, s'y maria. Passionném«tit épris de sa femme, il n'épargna rien pour s'en faire aimer ; mais tousses efforts furent inutiles; toujours indifférente aux caresses de son mari, elle n'y répondait que par des soupirs et des larmes. » L'Allemand lui demauda un jour la cause de sa froi- I dcur, de sa tristesse, et la pria si instamment qu'elle lui répondit en sanglotant: — « Pourquoi feindre de m'aimer? Crois-tu me caclier que je suis vile à les yeux ?. . . » — Etonné de ce langage, le mari la pressa de lui dire en quoi il avait pu l'olTenser. — Celle-ci, redoublant ses pleura, ajouta; — h Puisquetu feins de l'ignorer, où sont donc les verges avec lesquelles tu dois me prouver ta tendresse et me la faire partager; ne .sais-lu pas que c'est, cliez nous, l'unique moyen que doivent employer les hommes qui aiment véritablement leurs femmes? n
Le bon Allemand resta stupéfait de cette singn- Hère confidence, et eut beaucoup de peine k s'empêcher de rire. Cependant sa femme persistant à lui parkf très-sérieusemeul, \\ toînftWftç,4^ccoire (\ue ce
remède était nécessaire. Peu de jours après, il saisit un prétexte que lui fournil la mauvaise humeur de sa femme, et, s'armanl d'une poignée de verges, il lui administra la fustigation qu'elle demandait. Le remède opéra merveilleusement, et, de ce jour, la femme partagea l'amour et les plaisirs de son époux.
On trouve dans Pliue que Gallus, ami de Virgile, avait pour maîtresse une jeune Romaine tantôt indilTérente et tantôt voluptueuse. Il se trouvait des jours où elle restait complélemenl insensible aux caresses amoureuses, tandis qu'en certains autres jours elle se montrait passionnée, délirante sous les baisers de son amant. Gallus, chercbanl la cause de ce phénomèue, découvrit que sa maîtresse n'était amoureuse que les jours ou son père la faisait fouetter pour la punir de ses escapades. Gallus profita de cette découverte, et lorsque sa maîtresse arrivait chez lui froide, indifférente, il la stimulait par une vigoureuse distribution de coups de verges, et la rendait folle d'amour, ivre de plaisir.
J. J. Rousseau avoue, dans ses Confessions, qu'étant fouetté par une demoiselle plus âgée que lui, le fouet l'cvcitail si violemment, qu'un jour celle-ci s'aperçut qu'il devenait homme, et s'abstint désormais de le fouetter.
La flagellation n'agit pas seulement sur celui qui la reçoit; elle parait être onccre un excitant pour celui qui la donne et la voit donner. Brantôme, dans la cynique simplicité de son style, nous apprend qu'il a « ouï parler d'une grande princesse qui, pour exciter
sa lasciveté naturelle, faisait dépouiller ses fèmmêset filles les [>lus belles, ainsi (]ue ses jolis pages, else délectait fort à les voir tout nus; puis elle les frappait ou les l'aisait frapper sur les fesses avec de grandes iliKjuades et blamuses assez rudes; et les filles qui avaieuli délinqiié en que!i]uc chose, avec de bonnes verges; alors son conleiitemenl était de les voir remuer el faire des tordions de leurs corps el fesses, lesquelles, selon les coups qu'elles reccvaienl, montraienl de hieu étranges et de bien plaisants aspects. » — De nos jours, il est plus d'un riche vieillard et d'un liber! in usé qui, dans le silence du secret, se servent de niojcns semblables pour imprimer à leur nature baissante une stimulation passagère.
HAKIERE DE FR/LTIQDER IK PLAGELATIOM.
Le meilleur instrument pour flageller avec fruit est celui dont se servent les Russes : les venjes de bouleau. Le fouet à bouts de corde ou à lanières de cuir m cingle trop lourdement, cl son action, au lieu de produire une excitation passagère, peut causer des bleus, lies meurtrissures proibndes, el même déchirer la peau. — Les parties sur lesquelles doit s'opérer la Hagellalion sont les reins, les lombes et les fesses Ces parties doivent être frappées 'a petits coups d'abord, puis on augmente graducllemeot de force, et on arrive enlin à frapper aussi violemment qne le flagellé le désire, r^ous avons dit i\uc l'excitation pro-
duile sur les nerfs ciilsnés el sur ceux de la moelle épinière se coniniuiiiquail rapidement aux nerfs des organes génitaux, et que ceux-ci, entrant en action, permettaient à l'Iiomme de consommer l'acte conjugal et d'espérer une progéniture.
Cette excitation est d'autant plus complète que la flagellation est mieux pratiquée. — On conseille aux impuissants d'user de la flagellation au sortir du bain, parce que la peau est plus souple et plus sensihle; on leur conseille aussi de la fuire pratiquer par une femme, afin d'obtenir en même temps une slimulalioQ physique et morale.
DE LUUIC^TlOa.
Tout le monde connaît les effets de l'urtication sur la peau; il naît sur la partie frap{)éc ou piquée par l'ortie de petites vésicules hianclies; une vive démangeaison se développe, le pourtour des vésicules rougit, s'enllaiume et devient le (^iége d'une chaleur mordicanle; puis, au bout d'un certain temps, l'irritation se dissipe, et la peau revient peu 'a peu à son étal naturel.
Pour trouver l'explication de ce plicnomène, le pliysiologisle s'est armé d'un bon microscope et a vu que les poils fins dont la feuille d'ortie est hérissée sont autant de petits tuyaux qui aboutissent h de petites glandes ou utriculcs contenant une liqueur &cre et caustique. Ces poils, très-acérés, s'enfoncent dans
la peau, s'y rompent, et laissent écouler leur liquide irritant, qui occasionne presque aussitôt le phénomène de l'urlicalioD.
Od voit, d'après cela, qu'entre la flagellation el l'urlicalion il e^isle cette différence, que la première agilextérieurcmeut, et que l'arfiux du sang à la peau est déterminé |)ar la percussion, qui va souvent jusqu'à la meurlrissnre, el quelquefois jusqu'à l'altrilioo de la partie ; tandis que l'urlicalion agit iulérieurenicnt par l'irritalion que produit dans le tissu cutané la liqueur acre des poils de l'orlie; cette irritation est d'autant plus vive qu'il y a eu plus de poils d'ortie brisés et de liqueur versée dans l'épaisseur delà peau.
Si l'urlicalion fut, de tout temps, employée pour favoriser cerlaines éruptions cutanées dont le relard ou le développement diflicile, incomplet, amène toujours de graves désordres dans l'économie, elle fut encore plus généralement dirigée contre l'impuissance pour cause d'alonie des organes génitaux. Elle s'applique directement sur les parties sexuelles; ce qui lie pourrait se faire de la llagellation, à cause de la délicatesse et de la grande sensibililé de ces parlies. Ensuite, où trouver un stimulant local plus prompt el aussi énergique? A peine l'organe a-t-ilété urtiqué, que le sang y afflue en abondance, il s'écliauffe, entre en turgescence et devient propre à consommer l'acte auquel la nature l'a destiné.
L'urlicalion se fait avec des orties vertes fortes et vigoureuses; on choisit, de préférence, l'ortie grièche ou petite ortie, parce qu'elle offre des poils plus nom-
breox, plus acérés et des glandes contenant un liquide plus acre. On frappe vivement et en tous sens sur la partie, jusqu'à ce qu'une cuisson brûlante s'y développe; on cesse alors cl on altcnJ le résullat. Il est rare cpie cette opération bien faite ne produise point une érection passagère, et si l'on a soin de la renouveler de temps à autre, elle dilate les corps caverneux par le sang qu'elle y atnèue et finit par restituer la fonction éreclile qui élail perdue.
Nous terminons ce chapitre par un passage de Pétrone, qui ne laisse aucun doute sur l'eflficacité de l'urtication :
^ « Cette partie de mon corps, par laquelle j'étais TUlrefois un Hercule, tomba morte et plus froide que la glace; elle semblait retirée au fond de mes entrailles, lorsque Enotliée, prêtresse de Vénus, armant ses mains d'une poignée d'orties vertes, m'en frappa légèrement, et la partie défaillante reprit tout à coup sa première vigueur. »
CnAPITRE XXIII
M L'iLECTRICrré appliquée AC TBAITEUENT de L'iVrilSSARCC,
L'électricité, cet agent mystérieux et puissant que là médecine moderne semble abandonner, ou ni'glige beaucoup tro|> dans son emploi thérapeutique, l'élcct
tricité a cependant ét^ vantée comme remède des plu» efficaces dans une foule de maladies, telles qu'obslru& [ions, atonies, affections nerveuses, paralysies, etc. On conçoit aisémeal qu'un organe, languissant par défaut d'inucrvation, peut être rendu à l'excrciee de ses fonctions au moyen du Ihiide électrique si prompt, si sulilil, qui pénètre tous les corps et semble rendre la vie à ceux chez qui elle est éteinte. Il serait donc de la plus haute importance que des praticiens halilcs reprissent l'élude de réleclricilc appliquée au irailemeut des intirmités qui dégradent le cor|)S humain.
Un assez grand nombre de médecins, de physiologistes et de physiciens du siècle passé tentèrent dBj rendre l'éleclricité à la médecine, et leurs efforts fo rent maintes fois couronnés de succès. Ce fui le i lèbre physicien Noilet qui eut le premier cette idée;" après lui, Jallabert, de Genève, et Sauvages, de Montpellier, obtinrent par l'éleclrisation plusieurs guérM sons de paralysie, qui tirent grand bruit en France en Italie et en Allcmague.
Mauduyt, nommé par la Société de médecine de Paris, fil une série d'expériences sur des malades. Le» unes eurent un complet résultai, et les autres un résultat nul on presque nul. — En Italie, le docteur Til:er Cavallo se livrait aussi à la médecine électrique et obtenait de irès-grands succès. Il procédait par électrisalions graduées et modérées, tandis que Mauduyt électrisait trop brusquement et trop forlemeul. Parmi les nombreuses maladies que Cavallo traitait
ivec succès se tronvaient l'alonie, la paralysie des irgaoes des sens, les spasmes convulsifs, t'épiiepsie, les névroses, les rhumatismes, la suppression ou la dirficuUé du flux menstruel, l'impuissance, l'anaphrodisie, la stérilité, etc. Enûn il rendit la vie à plusieurs asphyxiés et sauva d'une mort certaine un léthargique sur le point d'être enterré.
Gardane, Brydone, de Saussure, de llaen, Verati, Canton, Walson, Hartmann, Biauclii, Palma, Bri' goli. Privaii, Wirikler, Sans, Zanotli, Van Trootswick, Sigaud, Bertbolon et autres savants illustres s« livrèrent aussi 'a des expériences plus ou moins satisfaisantes. Bertbolon et Sigaud-Lafon firent, à peu de distance, chacun un ouvrage sur l'électricité appliquée k la médecine , où sont consignés des frais trèsiotéressants et des guérisons de maladies désespérées. Mais personne n'exploita le traitement éleclriqne d'une manière aussi large, aussi attrayante que le docteur Graliam, qui, s'étant livré lui-même à cette thérapeutique nouvelle, fut tellement surpris de ses immcn.ses résultats, qu'il ouvrit aussitôt à Londres un établissement public où l'électricité opéra des miracles. Les plus élégants personnages de la ville se rendaient en foule dans cet établissement, car le traitement électrique, comme tout ce qui est nouveau, réunit d'abord un grand nombre de partisans enthousiastes. On accourait au temple de la Santé de Graham, de même qu'à Paris on devait bientôt se presser autour des baquets de Mesmer. Mallieurcusement Graham voulut fiUre nurcber de pair le luse, le char-
latanisme et le mystère, moyens qai lui flrenl gagner beaucoup d'argent, mais qui jetèrent peu à peu sa méthode en discrédit. Le passage da Courrier dt Ç Europe qui concerne l'établissement des lits électriques de ce médecin est assez curieux pour trouvei place ici :
« Le docteur Graham vient de faire construire des appareils de médecine restaurante, dans une maison de Londres, à laquelle il a donné le nom de temple de la Santé, et qui lui a coûté cent mille écus, daus le but de mêler l'utile à l'agréable, et de joindre la mïgnificence à l'art de guérir.
a Les personnages les plus distingués el les plus instruits avouent qu'ils n'ont jamais rien vu de comparable à l'élégance qui règne dans ce temple, où l'on entend de délicieuses symphonies, où la lumière réfléchie produit de charmants effets, et où l'on respire les parfums les plus exquis. Le docteur Graham recommande surtout beaucoup de modération dans les sacrifices offerts au dieu de ce temple, qui est l'hymen. Des lils merveilleu.\, nommés lits magnélicoélectriques, destinés à réveiller les organes endormis et à provoquer les jouissances trop tardives, sont dressés dans de somptueu;: apparlemenls jonchés de lapis de Perse, et garnis de peintures voluptueuses. Ces lits sont supportés par six pieds de cristal et couverts de draps de salin pourpre, frangé de bleu céleste. Daus une pièce voisine se trouve la machine d'où émane le feu céleste que des conducteurs invisibles dirigenl sur tes lits ; les personnes qui y sont
Duchées se sentent embrasées d'une flamme si vivi- [e, que les femmes les plus indidférentes, les plus froides, tressaillent sous l'aiguillon des désirs, et les lioinmes qui sont tombes dans l'épuisement et l'anéanlissemeut des forces viriles, par l'abus des plaisirs, reprennent leur première vigueur; enfin, les couples stériles y trouvent la fécondité, et les couples mal- Irailés par les années y éprouvent les brûlantes ivreS' Hes du jeune âge... » 0 temple merveilleux! lu visst reposer sur tes lits magiques, véritables autels d'hy menée, les plus hautes têtes de la cité, qui payèrent généreusement, les unes le bonheur de devenir mères, les autres l'orgueil de devenir pères; et le docteur Graham, tout en s'enricbissant, sut perpétuer ainsi de grands noms qui, sans ce moyen, se seraient indubitablement efl'acés.
Dans un ouvrage sur l'électricité appliquée aux maladies, Bertholon cite le fait suivant, dont il atteste la vérité :
« Deux personnes mariées depuis dix ans n'avaient pu procréer : l'électricité ranima leur espérance, qu'ils commençaient à perdre. Aussitôt qu'elles eurent connaissance du moyen que je propose, elles firent isoler leur lit : un fil de fer de communication traversait la cloison qui séparait leur appartement d'une pièce voisine dans laquelle était placée une machine électrique. Un simple tuyau de verre inséré dans le trou fait à la cloison suffisait pour l'isolement du fil de fer. Après (]uinze jours d'électrisation, la femme conçut,
et, arrivde au terme de la geslation, mit au Joar on enfanl de la plus belle sanlé. »
Le môme Bertliolon , dont l'ouvrage cité ftit couronné par l'Académie de Lyon, avait dit que l'ana' [ihrudisie dépendait de l'éleclricilé en moins et que i'érotomanie était due à l'électricité on trop. Le r^ mède qu'il proposait contre ces deux afTections était logique : donner de l'électricité h l'anaplirodite cl en soustraire à rérotomane. «Si l'on jette un coup d'œil, ajoutait-il, sur des tables météorologiques et sur les tableaux do naissance et de mort, on verra qu'il y» eu beaucoup plus de conceptions par un temps électrique, et beaucoup plus de morts par un temps contraire, »
Yan Troolswiclî, auteur d'un mémoire sur l'électricité appliquée k la médecine, qui obtint le prix de la Société médicale de Valence, rapporte plusieurs cas d'anaphrodisie et d'impuissance guéris par l'électricité.
Le Camiis, de l'Académie de Lyon, cite un jeune voluptueux qui, épuisé par l'abus des plaisirs, trouvait dans l'électricité un remède à son impuissance.
Tillay, Palapratet GirarJin, au commencement de notre siècle, préconisèrent l'électricité comme un puissant remède contre les maladies nerveuses qui ont résisté aux autres traitements connus. Enfin b plupart des médecins sont d'accord sur l'efOcacité de l'électricité dans les mnladies par déFaut d'innervation. Ce consensus tténétaV dftsnit donc engager les
iraticicns îi avoir plus souvent recours au traiteraenl électrique.
Au moment où nous écrivons, le docteur Pallas, connu par de nombreux mémoires îi l'Inslilut, vient de iHililicr «u ouvrage sur Visoiement électrique considéré comme moyen préservatif et curalif d'un grand nombre de maladies. Dans cet ouvrage sont consignées diverses guérisons d'affections très-graves obtenues par l'isolement électrique. Que ne doit-on pas attendre de ce moyen, lorsque la science l'aura poussé au point de perfection qu'il est susceptible d'acquérir?
De* divcr* modea d'appllration médicale de l'cieciriciic. — On se sert, scion les indications, de la macbine électrique, de la bouteille de Leyde, ou de la pile galvanique. — El, selon les maladies <i traiter, l'élcctrieiié s'applique :
1" Par simple communication; Sr Par bain;
3' Par impression de souille; 4* Par impression de brosse (ou ï travers une flanelle dont la partie "a éleclriser est recouverte) ; 5' Par aigrettes; 0' Par étincelles ; 7* Par commotion.
H serait superflu de donner ici l'explication de ces différents procédés qu'on trouve dans tous les livres de physique expérimentale : nous nous bornons simplement à les indiquer au lecteur.
C'est k la sagacité du médecin de choisir, entre ces moyens, celui ou ceux qui conviennent le mieux îi la maladie qu'il veut guérir, car il arrive le plus souvent que c'est au mode \icieux d'application et non a rinefficacité du fluide électrique qu'est dû le peu de succès du traitement. Il faut aussi de la part du malade beaucoup de patience pendant la durée du traitement, attendu qu'elle peut être quelquefois trèilongue ; celui qui se décourage n'oljticol qu'un Irèsfaible soulagement qu'on est toujours disposé ii reje* ter sur Tinsuffisance de l'électricilé. Deux choses sont donc essentielles pour obtenir une guérison n-j dicale : d'un côte, le savoir et l'habileté de l'éleclriseur; de l'autre, la patience et la persévérance do sujet électrisé. Avec ces deux conditions réunies, il est| rare qu'un traitement électrique De soit point coaronnc de succès.
Tout nous porte h croire que l'électricité médicale doit bientôt sortir de l'oubli où elle est restée si longtemps plongée ; de ce riche domaine, ouvert à la nicdcciiie, sortiront bientôt des plans de Iraitemenis sagement combinés, et l'art pourra entin attaquer cette classe nombreuse d'infirmités qui n'ont pas eucore trouvé de remèdes; nous voulons parler des névroses, des paralysies, de l'état languissant, alonique, de cerlains organes qui ne fonctionnent ('lus, même a un Sge où le sujet conserve encore toute sa vigueur.
La stérilité, ou impossibilité de perpétuer son espèce, se rencontre plus rarement cliez l'Iiomme que îhez la femme. Celte infirmité était regardée comme lin opprobre par les anciens peuples, et les lois nonienlemcnl accordaient, mais ordonnaient le divorce les unions stériles, parce qu'alors les mariages se faisaient dans le but d'augmenter le nombre des citoyens, et non, comme aujourd'hui, dans un but J'clroit égoïsme et de bien-être personnel.
Plus les mœurs d'un peuple sont pures, plus les Femmes désirent le mariage et la fécondité. Ce n'est [|u'aux cpof|ues de corruption et de décadence que la femme redoute de devenir mère. Dans l'Iode et l'Egypte, les femmes sléritcs se désolaient de leur état, les hommes ne cessaient de les accabler d'humiiialions. — La stérilité était une honte chez les Hébreux, ri ils la regardaient comme une punition du ciel. — Les païennes foulaient aux pieds la pudeur et se soumettaient à tout ce que les prêtres hijkTijues exi geaieut d'elles pour obtenir la fécond ilé. — C.Uei les
Chinois et les Arabes, une femme stérile a toujours élé regardée comme un meuble inutile et de nulle valeur. — Chez nous, il n'y a pas longtemps encore, les femmes stériles suspenJaicul dus amulettes îi leurs flancs, faisaient de pieuses ncuvaincs , allaient en pèlerinage, et porlaicnt de ritlies offrandes h des saints qui avaient réputation de guérir la stérilité. Celte réputation n'était point, mensongère, car toutes les femmes bien conformées, mais mariées à des hommes imparfaits ou impuissants, revenaient fécondées de ce pèlerinage. Comment cela s'opérait-il? Interrogez l'histoire, consultez les chroniques des siècles passés, et vous apprendrez que le moyen infaillible mis en usage était le même que celui dont se servaient les prêtres païens.
•SECTION II CES CAUSES DE LA STÉniLITé.
On distingue généralement ces canses en deux ordres : les unes dépendent de l'absence d'un ou it plusieurs organes du système génital, ou d'un vice incurable de ces organes. Ainsi un homme privé de testicules, de vésicules séminales; — une femim' sans matrice ou sans ovaires, seront néccssairemcnl stériles. — Les autres causes sont ducs à des imjicrfeclioMs ou a des maladies auxquelles l'art peut porter remède. — Parmi ces dernières causes , les andfl peuveal ee combaUie facilement, les autres, au cob-
iraire, exigent nn Iraitcment fort kmg cl qui souvenl tasse la patience du sujcl. — ÎSous nous bornerons à résumé.
Chez riiomme :
L'alropliie des lesticulcs et leurs diverses maladies; l'hydrocèle, le cirsocclc, le saicocèle.
L'obslruclion des canaux déférents; leur dilatation.
Les maladies des vésicules séminales.
La dégénérescence du sperme.
BLes pertes séminales.
■ Les maladies de la prostate.
Les imperfections du membre viril.
P Les rélrécissemenls, iisttiles et autres maladies du canal de l'urètre.
L'épispadias et l'bypospadias.
Le pbymosis.
L'alooie et la paralysie des muscles éjacnlaleurs.
Le tempérament trop froid occasionnant Vaunpliro-
sic. — Le tcnipérauient trop chaud donnant, paris, naissance an satyriasis.
Les maladies du cervelet et de ta moelle épi-
bre. etc., etc.
Chei la femme :
Les maladies des ovaires, les altérations des œufs, le rétrécissement , l'oblitéralioD ou l'occlusion des trompes, etc.
^ L'excessive longueur du clitoris.
L'angustie ou éu-oitesse du vagin, son oblilératioD, 8011 excessive largeur.
L'alcalinité trop forte des mucosités de la matrice cl la trop forte acidité des mucosités vaginales; causes assez fré(iu entes.
Les ûstules vaginales, les polypes, elc.
Le défaut d'ampleur et l'atrophie de la matrice, l'o&i clusion du col de la matrice.
La niénorrhagie.
Les djsmiîaorrliées et aménorrhées.
Les Hueurs blanches excessives.
L'hystérie. — La nymphomanie.
Enlin certaines circonstances dépendant de caaseï inhérentes à la constitution de la femme.
SECTION III
TRAITEHEKT DES DIVERSES AFFECTIONS ET JIIPERFECTIO!^ DES ORGAKES GÉSITAl'X CHFZ l'hOUIIE.
l/atrapble de« tcsdcnle» , lorsqu'elle n'est point le rosiiliat d'un vice organique, peut se comballre parties demi bains slimulauls, des fumigations aromatiques, les liniments ammoniacaux el caotharidés; par les embrocalioiis aromatiques, et surtout par l'exercice de l'organe, lorsque la maladie est due^ ^ uue continence trop lougiemps prolongée; cari défaut d'exercice diminue l'acli^ité fonctionnelle d'al otfpiie, et Unit par le rendre coiuplétcment nul.
Ei'Iiytlroc^le. le Narcocèle. le aperinnlocèlci
«I le eiracKrdie, sans être une cause absolue de stérilité, peuveol cependaiU nuire à la copulation au point (le la rendre imparfaite et sans résultat. Cet alTections étant du domaine de la chirurgie, c'est k cet art qu'il faut recourir pour obtenir leur guérison.
l<'olMirucllon de* canaux déférents est une
maladie aussi rare que difficile à diagnostiquer; selon plusieurs médecins, elle succéderait aux inllamma- 'ions réitérées du testicule. Les canaux déférents étant obstrués, le sperme élaboré par les teoticules ne saurait plus être porte dans les vésicules séminales ; de h résulterait une stérilité forcée. Les moyens pour désobstruer sont encore incertains; cependant on a lieu de croire que des cataplasmes émollientssur les testicules, des bains de sii-ge et des frictions avec un Uniment aromatique ou du cérat mercuriel, apporteraient un amendement à cette grave inGrmité.
l/eii maladie* de» véaicale* aéinlnale* sont paiement trèsdifliciles a reconnaître; les quelques tas observés ont toujours coïncidé avec la stérilité. Le traitement de ces afTections est d'autant plus imparfait qu'on s'en est moins occu|)é. On conseille des moyens géiiéraai, tels que bains, demi-bains, lave- ■MDls émollienU, boissons tempérantes, émulsives, elc; quelques praticiens, ont retiré de très-bons efTels do séton au périnée.
lAk dégénérescence <ln cpcrme lient \ On ▼ice génëral ou local que l'hygiène, unie à la médecine, peut corabaltrc. Voyez l'homme de l'art.
Pertea ■émlniilca. — Kperinnlorrliée. — A['
fection (oujoars grave et qui exige qu'on s'en occape sans rekklie. Les perles séminales rcsuUcnl géoéralemeot de l'ahusdu coïl ou de la masturbation, d'oii la faiblesse des organes de réception et d'émission du speruie. Tantôt la perle a lieu lorsqu'on va à la selle ou qu'on urine; tantôt ce sont des pollutions noclurnct répétées plusieurs fois dans la même nuit; d'autres fois le sperme, mal élaboré, sort des vésicules, passe par le canal cjaculateur et s'échappe au dehors par le canal de l'urèlrc sans que le sujet en ail la conscieDC«; de telle sorte que l'urine se trouve plus ou moins chargée de sperme. — D'aulres causes, telles que la continence absolue, les occupations toujours sédentaires, la constipation habituelle, l'abus des lavements irritants, du thé, du café, de la bière, etc., etc., peuvent aussi occasionner une perte séminale; mais, dans ces cas, clic est peu grave et disparait aussitôt que la cause est détruite. Les perteâ séminales, pafj cause d'excès vénériens et de faiblesse du syslèmi générateur, exigent un traitement en rapport avec leur gravité.
liCB maladies de la proslalc et du caoi de l'arèire, telles qucrélrccissemcnts, fistules, fon gosités, polypes, etc., exigent impérieuseoieal traitement chirurgica\-
.'épupadtas OU vice de conformation dans lequel ^rifice du canal, au lieu de s'ouvrir k l'exlrémilé Tu gland, s'ouvre au-dessus de la verge:
■ ii'iiypo»padia«, lorsque l'orifice s'ouvre au-dessous de la verge, h sa racine ou dans sa partie moyenne;
I E.e pbj-moaia, lorsque le prépuce recouvre enlièrcmcnt le gland, qui ne peut êlre dc'caloté, — sont
trois imperfections auxquelles la chirurgie porte un
prompt remède.
■ Ij'af onic et la paralysie de» mnacles ^Jacn-
piteuri» demandent un traitement interne tonique, des frictions stimulantes, même des rubéfactions; on ^conseillé le moxa au périnée.
Mm («mpéramenl trop frotit sc modifie par un régime excitant et par l'emploi des divers moyens conseillés au chapitre qui traite de Vamiiàrodisie.
I<e lcnip<'raineiil trop cbaud s'abat en suivant un régime débilitant, auquel on joint l'asage de quelques moyens anaphrodisiaques. (Voyez au formulaire.)
l,em maladies dn corveltrt et d(^ In moolla
^piDij^rc étant du ressort de la baule médecine, nous n'en avons parlé ici que comme indtcaliun. m Les an'eclions erotiques, le priapisme, le satijriasis, seront traités, 'a itarl, dans le chapitre suivant.
ftr'otiésifé est presque toujours le signe d'une décadeuce génitale ou d'un coinraencenienl d'ina|ililii(ie ^ la procréation. 11 semblerait que, chez l'obéi, toutes les forces vitales aient abandonné le syslènif f^'énilal pour se concentrer sur le système adipeus ou graisseux. Du reste, dans le règne végétal, le (leurs ne deviennent stériles que parce que leurs étamines sont converties en pdlales par excès de sues nutritifs. Ce fait, que les horticulteurs vérifient toui les jours, nous donne raison de la stérilité chezl» obèses .
Le traitement de cette sorte de stérilité se trouve naturellement dans les moyens de distribuer d'une manière égale, sur tout le corps, les sucs nutrilit qui se portent, par une élection spéciale, dans les mailles du tissu graisseux. Voyez le traitement de l'obcsi lé décrit avec détail, dans l'ouvrage intitulé; 1iy(jièm de la beauté (\).
. SECTION lY
DES CàOSES DE LA STÉRILITÉ CHEZ LA FEMUE ET DES MOTeX! rnOPRES A LES COHBATTRE.
L'appareil génital de h femme occupant une plus grande étendue que celui de l'homme, il devient, par cela même, sujet à des aiïeclions plus fréquenles.
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les maladies qui peuvent causer la stérilité, les unes peuvent se guérir, les autres sont incurables. Nèaiimoitis, la femme ne doit jamais se désespérer Jcs insuccès d'un traitement médical ; car il arrive, ^elquelbis. que la nature, plus forte que l'art, ocïie à la femme la fécondité dont elle était privée.
Ldii ciuori«. —La longueur excessive de cet or- [ine n'est pas, ii slriclcment parler, une cause de ^rililé, lorsque les autres parties de l'appareil géui- |l sont bien conformées; cependant on a observé, général, que le développement excessif de cet organe rendait les feuinies iiidllféicnles aux caresses de îhomme et les portail ii rccliercber avec euipresse- Beul la société des femmes. La volupté ciiloridienne Kl, pour CCS sortes de femmes, nommées Iribades ^hei les anciens, un besoin inq)érieux qu'accroît incessamment le délire de leur imayinalion : très-las- B|vcs dans leurs jeux erotiques, elles s'entourent de niaîlrcsseset semonlrcnld'uucjalousie peu commune. Le vice de la tyihadie était beaucoup [tins frécpientaii- Hcfois qu'il ne l'est aujuurd'bui ; les noms des Sapbo, Etépliantis, Cottyto, Diouée, Plijlcnis, elc. sont vejs jusqu'à nous entachés de cette trisie célébrité. iicien, dans ses Ditiloguis, raconte une scène des )s lubriques entre une Iribade et sa inaiircssc. Jubilai déclame conire plusieurs Ilomaines, entre au- BS Lofclla et Meduiuia, qui souillaient les autres unes de leuis embrassemenls virils. Célius Auré- Tlanus en [tarie sous l'éplltètc de tililkuses, et l'IaulQ
80US celle de frotteuses, <le gralteitses. L'Italie et la France du moyen âge eurent aussi leurs iribades, sous le nom de frotteuses et de rihaudes. C'est presque toujours daus les gi andes capitales qu'on rencontre ces femmes, qui, dévorées par une soif inextinguible de plaisirs vénériens, se livrent h des jeux illicites, et parvicniiciil, à force de tirailler leur clitoris, à lui faire acquérir une longueur de plusieurs pouces, de façon h simuler un membre viril ; alors, elles renoncent aux douces prérogatives accordées à leur sevc, elles se font lionimcs, et chercheul des maîtresses pour assouvir leur honteuse passion.
On citait à Paris, il y a quelques années, une dame dont le clitoris égalait en longueur cl en grosseur ua membre viril. Riche el Irès-lubrique, ce virago payait des inaitrcsses, les fatiguait cl les usait en peu Je temps. C'était aux jeunes filles qu'elle s'adressait de préférence; à leur défaut elle prenait des femmes mariées. Ces dernières assuraient que la ribaude fonctionnait h l'instar d'un bommc, mais plus voluptueusement et beaucoup plus longtemps. l'Iusicurs dames, qui eurent la curiosité d'aller voir la raoustruosité sexuelle de celte prétendue bcrmaphrodile, sortirent de chez elle avec la certitude que le fait, rapporté par les femmes mariées, était parfaitement Exact.
D'après ce qu'on vient de lire, on conçoit que monstrueux dévL-lo[jpfmeut du clitoris doit rend la femme peu a[>le, sinon inhabile à la procréation. L'ampulalioii de cet orgauc ramène ordinaireiucul là
Dt
mme h des goûls naturels, et la dispose h être féndée. lorsqu'il n'esislc point eu elle d'autre cause e stérilité.
L'histoire romaine contient le fait suivant : un oconsul, marié à une l'enime ïi long clitoris, dont stérilité cl riiidilTércnce à ses caresses le dcsesjiéienl, la siiri>rit uo jour, dans un appartement relire de la maison, toute nue et jouant h l'Iionmie vce SCS esclaves remelles, également nues. Le Romain furieux CM('ou(,'a la porto, saisit sa femme, et du traiicliani de son poignard lui abattit le clitoris. Uc ce inoinenl la Iribade perdit complètement ses goiïts outre nature, reilevint femme, aima son mari et lui onna plusieurs eiif:tii{s.
Le docteur Momial rapporte un cas à peu près mhialde : — une jeune femme, mariée depuis pln- •icurs années et stérile, lui l'ut amenée: on reconnut u'elle avait contracté dès l'eulance la fuiicste liid)ide du clitorisme, et (|u'el!e préférait les plaisirs solitaires à ceux (jue lui offrail son mari. Le docteur BJondal. de concert avec les professeurs Dubois el Pellclan, pratiqua l'ampulalion du clitoris. Cette opétion valut, neuf mois après, a la jeune femme le ious litre de mère.
L'angnuiic OU élroilc^sc du vagiit provenant de cicatrices vicieuses, d'adhérences, d'épaississemcnt, d'induralion des parois vaginales, s'oppose à la libre introduction du pénis, et par conséquent h la f'c-
udation. tJri a vu des vagins lellemiîuV. ïAtwvxvs. «\
calleux par l'abus des injections aslringentcs, que les corps les plus minces ne pouvaient plus y entrer. — Les pblitératwt}s du canal vaginal par de famsai membranes, des ulcères, des concrétions polijpiformes; les (intules, etc., gcnenl plus ou moins le coït tl ' la féconilaliun. — L'niitjuislie se combat par l'usage des [icssaires gradués ; rien n'est plus facile que d'obtenir la dilaiation du canal, au moyen de pessaires faits avec une e'ponge préparée par la compression. Celle éponge absorbe l'huinidilé du v;igin, so gonile, et en quelques jours produit la dilatation désirée. Pour la relirer du vagin, il est nécessaire de prendre un bain entier ou un bain de siège.
L'étal contraire h l'nngniiiio, c'est-à-dire Vexmsive largeur du vagin, surtout lorsque ce conduit est conlinuellement baigné de mucosités ou de flueurs blancbes, est un obstacle à la (ëcondalion. Les parois du vagin, se trouvant dans un étal de flaccidité, ne peuvcut embrasser le membre et retenir la liqueur séminale, qui, aussitôt lancée, découle par la vulve au lieu de remonter au col de la matrice. — Le seul remède est de diminuer l'ampleur vaginale el l'écoulement vulvo-ulérin par les moyens qu'indique Tar médico-cbirurgical. (Voyez au cliap. Toilette secisète.]
Le délauL de cavité de la matrice, l'occlusion son col, sont nécessairement des causes de stérilité Les méuorrbagies, ou perles utérines, les dysménor rbécs, les aménorrhées, el généralement toutes le aCibcliotis de i'ulérus, sov\\. ie.% caMsea (jrocUaincs ott
Sloignéesde siérililc.En effet, la fccondalion nécessiml l'iniegiilé |iliysioloj;ii|ue flu syslème tilério, loiile affoclion doil lui être |(lus ou moins nuisihic. ISoiis ne saiiridiis claliiir dans ce |ic!it ouvrage le traitement des iialadit's de l'ulctus, si nombrenses et si dilïieiles k combattre; tes fcmrncs qui en sont afieclées doivent se corilier aux soins et à rex[)i'rie(icc d'un médecin qui fuit sa spécialité de ces sortes de maladies.
£n général , toutes les fois que l'homme et la femme s'éloi^'nenl de leurs caractères sexuels distiuclifs, c'esl-à-dirc lorsque leurs orf^aiies génitaux ne sont point assez dévelop|ics, il en résidte une sorte d'inaplitiide à la (U'ocréation. Les hommes fi'mijii.u's et les femmes virilhées qui s'unissent ensemble sont ordinairement stériles.
Ain.si, riiomme dont les testicules ont éprouvé un arrêt de développement, une alro[diic complète, ou qui en a été privé par un accident quelconque, perd ses caractères virils. Sa baibe ne croit plus et tombe, sa voix prend un timbre grélc et criard, ses seins auynicnleiil de volume, ses l'ormes s'arrondissent : il se féminise. Les femmes dont les ovaires Testent h l'étal rudimenlairc, ou qui les uni perdus par suite rie maladie; celles qui oui nue matrice imperforée on une imperfection majeure dans l'aiipareil génital, perdent leur caractère féminin. La barbe pousse sur leur visage, leur voix devient grave, leurs seins se fondent, et leurs moelleux contours disparaissent pour fjire jitace à des l'urines anguleuses ^ «lies se viiilisent.
ftiolaii enleva les deux ovaires d'une femme de vingt-trois ans, san& qu'tïlle en éprouvai aucuue (acliciisu ytîciiitc pour sa santé . mais ses règles cc»sôrciit compldtemcnl. ses seins, assex volumineui, i disparurent, sa peau perdit sa douceur, et, de jouren jour, (le niois pn mois, elle marchait à la masculinité. En moins d'uu an elle arriva au degré du virago complet.
liandi'Ioc(|ue raconte riiistoirc d'une femme, pri- j véc nalurellcmi'nt d'ovaires, qui avait barbe au menton, et qui, dédaignant les travaux de son sexe, se livrait aux exercices des armes, de l'équilalion el delà citasse.
Jeanne d'Arc, Jeanne Hacbelle, Théroigne de Mcricoiirt, Thérèse Figuenr, qui fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Kmpire, ainsi qu'une Coule d'autres femmes belliqueuses, h qui la culolie convenait beaucoup mieux que la robe, offraient des imperfections génitales cl n'étaient point réglées.
l)in)S son llisloire ]>h])siol(iiji(ine de la femnii;, k docteur Mathieu cile une jeune (ille al'leclée d'imper- j foralion de la matrice qui, pendant sept ans, éprouva i lie violentes douleurs causées par la résorption du sang menstruel.
Vers l'âge de vingt-six ans, les ovaires s'élaBlJ alro]diiés, la lèvre de celle femme se couvrit de poils: elle (icrdil ses seins, ses formes arron<lies et le velouté de sa peau : sa voix devint dure et désagréable, et quelques années plus tard elle offrait tous les traits du virago.
L'âge (le retour, qui csl le résnliat direct d'un ftnimcnccinent d'alropliie des ovaires et de la ma- Bec, amène, chez les Icmmes, des cliangemenls gô- Wraiix analofîiics plus ou moins Irancliés.
Chez riionime, rairnjihic <ks teslicnlcs, par l'Age,
t>L'i*e daus son organisation des changements non oins Iranclics. L'iioninie et la fcinmo devenus vieillards ne conservent plus les caractères dislinclifs de leur sexe; ils semMenl se métamorphoser ei se conrondrc eu un être mixte qui n'est ni homme ni femme.
Deux causes de slérililé, beaucoup plus fréquentes qu'on ne l'axait pensé jusqu'à ce jour, sont: n'Ai» CALiKiTÉ (les mucosilcs de lu maliicc; 2° I'acidité des mticosilés laijiuiilcs. Des expériences souvent répétées nous ont donné la cerliltidc que les alcalis cl les aci)lcs tuaient les animalcules Sjierin;ili(jties, Or les zoospermes introduits avec la ?eniencc dans le vagin et delà dans l'uléius sont inimédialcnienl fVap|iésde mort, si les linmcurs qui luhrélienl ces organes sont trop alcalines ou trop acides. Un moyen fort simple. et qui a toujours été suivi de snci'ès. est celui de l'aire des injections vaginales, en arrosoir, et des irrigations dans la matrice, avant de se livrer "a l'acte de la reju-oduction. Ces injections se fout tout bonnement HCC une décoction de son passée à travers un linge. — Kous invitons les m.iriages stériles h essayer c« loyen, tpii rentre, du reste, daus l'ordre des alilit- )ns géniiali'S. L'acte doit se consommer daus Tatliic naturelle, mais le siège de la femme élatu uu
peu soulevé par un traversin place sous les reins. Nous connaissons denK mariages stériles, l'un pendant douze ans et l'autre liuil ans, qui, par ce moyen, ont eu le bonheur d'obtenir des enfants.
nermnpiirodfMRic (1). Il existe Une autre cause de s((irililé, heurenscment Tort rare, c'est l'hermaplirodistne ou réunion siuiiillanéc des deux sexes s«r le même individu. Mais cette réunion n'est qu'apparente, attendu que l'lierina|)lirodi.sme u'esl jamais complet dans l'espère luimaine, hormis quelques e\ceplions, fort douteuses, citées par dospbysiologisles. L'iuvcstigalioa aualoniiqirc liait toujours par découvrir que l'hermaphrodisme hiunain n'est qu'une iniperfeclion ou mie monsiriiosilé dos parties génitales. L'hermaphrodisme complet, absolu, ne se rencontre que dans le ri'gnc régélal et chez les êtres placés au pied de l'éclielle animale; il dis[iarail lorsqu'on arrive aux animaux qui occupent les échelons supérieurs
L'hermaphrodisme, dans notre espèce, quoique s» mule, c'esl-à-dire dii à l 'imperfection des organes génitaux, a donné lieu à plusieurs méprises sur les registres des naissances ; on cite {diisieurs cas d'cti' fanls qui, enregistrés comme apjiarlenant au sexi féminin, sont, plus tard, devenus garçons, et d nouveau-nés qu'on croyait du sexe masculin se tram former tout à coup en filles, h l'époque de la puberlé
Plusieurs hermaphrodites, âgés de seize à viiigt-
(1) Le monstre imninié llcnniiphrodite fui , selon le myilie grec, engeiidri! par Mercure ^^ilcrmé&"^tf.Nfewtf,V^'Ç*^'*û<ivt<V
Icinq ans. qm.
les graoïies vâlcs, ont ëK exposés
lit la les
curif»«i hommes
tépriliîqae, u'éoùtm ifnedes
oiEnnt le aiaisbcre des deux
sexes n'aots. t..es «i
scrotum, ane féale hm^imâmûe^tm fimae de vri**, .avec l'absence des testicnles, et m enAmcemeot péri* néal faisait croire a fe»Mle«ce d'an vagin. — Les autres cUient poarTi» dTm énorme clitoris, sem> blable aa neabre rtril, avec érrciioo tigooreaae, et, au-d(>&so)is de la fenle vDlvaire, le repBs UKfBbfaaens qui forme les petites lèf res descetidait et se pelotsil de façon à siinialeries tesliedes. Or, d'après i'impeetion anatoaiiqie, le» beronpbrodttes de notre cspiee ont éléclassés en mâles et en femelles.
Les hermaphrodites femelles, oa femmes k loog clitoris, col géoéntemesl les teias. b matrice et les ovaires Irès^H» développes; le pabis apbli, les banches étroites, les formes sèdies. le sjslfcme pi- ' leus abondant, la lèvre sapérienre garnie de poib. h Toix forte et toos les traits d'uo virago. Elles n'éproovent aucun ((«-nchiot pour les bomnes, et ncherthent au contraire les personnes de lenr s^^ie ponr se livrer, avec elles, à des embrassenenis virils. — Ces sortes de femmes sont pre8<]ae loojoars stériles.
Ix's hermaphrodites mâles on hommes imparfaits dont les tesliculfS sont res4és dans le ventre, offrent plusieurs traits de rpsseiidilance avec les femmes: d'abord une espèce de vulve, on simulacre de vagi des manicllcs queltjucfois assez dt^velo^vc^s; «mn
des formes arrondies, une voix grêle, peu on point de barbe. Ces cires, assez rares, sont indiffcrenls h l'amour cl langiiis<ciU dans l'impuissance jusqu'à ce f^u'iin cflbi'l do la nature jelle liors dn vcnlre les les- (icdles, (]ui y élaieiil restés cachés; alors ils détiennent hommes.
Anihroise Paré a écrit l'observation d'une jenne fille de seiic ans, dcvcmio licmime en sanlant un fossé. Montaigne, qui vit cet homme en passant par Viiry, raconte aussi qu'il y entendit une chanson très en vogue [larmi les filles du canton, et dans laquelle on les avertissait de ne faire ni sauts, ni grandes emj;iml)ées,de peur de devenir garçons comme Marie Germain : c'était le nom de l'hermaphrodite en question.
Il existe, 'a Rome, une statue de marbre an|ique, représctilani un lierniapliroiiiic avec les allribulsdes deux sexes, parrailemcnl coulorniés. On doute qu'il ail été fait sur un modèle vivant, cl l'on pense que le slaltiaire, voulant créer un type volnplueu.\, aura combiné les attraits des deux sexes sur le même imli* vidu-
riine, dans son Histoire naturelle, rapporte que les icrniaphrodilcsélaienl Irès-recherchés de son temps, fi qu'on les comptait parmi les délices et les raflinemenis du luxe.
Nous avons donné, dans noire ouvrage desM(''/«tiwfphoacs humaines, l'histoire des hermaphrodites les plus célèbres; nous nous bornerons ici à relever la
''Jeuse observalioû d'un de cc%è\'tft'î..^w\î.i!),'à%'\^QUt
^re homme et temiot slteroaUreaMBl et qui ofTrail Sellemcul, sor «a personne, la réaoioa àti deiu
Exes incoœ|ilets.
Dorothée Perricr. née en Russie le 17 aoA( 17^, Bt un (les herui,')p!ir«diles qui onl ùxê l'aKcnliou l'un plus grand nombre de médecins. Il fut inscrit, inr le registre des naissances, comme liile, c( eut. ï J'époque de sa puberté, un éconlemcil menstruel qui se renouvela que peudaut six roois. Le doclcor lufcland. l'avant scrupuleusement examiné, on 18(11, I prononça pour le sexe féminin. Apris un examen in moins scru|iuleux, i. Frank avoua qu'il peulait pour le sexe masculin. Dorolliée Perricr parrouil successivement la Prusse, lAuliicIie, lAllomagnc, rAnsloterre el la rrancc, se nKuilranl à Ions les hommes de l'art qui désiraient la voir : les uns la déclarèrent liomnic, les anircs femme, sans qu'il y eût de preuves plus convaincjntes pour le sexe masculin que pourlcsoxc leminin.
L Eniréc h i'li6pi(al pour une {iravo maladie, Doro- 7hée fui placée dans la salle des Immuic.'», où elle succomba quelques jours après. Le cliirur^ien i\c service, purpris de voir à ce cadavre des mamelles aussi grosses que celles d'une femme, oui la citriosilé d examiner les parties génilalcs. Au |ire.tiiii'i' coup l'œil il aperçut les deux sexes siliiés l'iui au-dessous ïe l'autre : le membre viril eu liaul, la vulve en bas. Lprès s'éirc bien assnré que le membre n'cinil ps' kn clitoris forlement développé el ta vulve un \t ïmulacre, lecbirurgien procéda uu«iivt.ùl k Ux dvin
lion des organes gëniloux intérieurs : il trouva un ci'H nal déférent qui, partant des testicules, allait s'oii>H vrir dans une vésicule séminale située à droite. CetieH vésicule comrouDi<|uait au canal de la verge par niiH conduit éjaculateur. Entre la vessie et le grosinle^tinH existait une matrice aplatie pourvue d'une trompe e(H d'un ligament: l'ovaire situé h gauche était parfaite^H ment sain et de la grosseur d'une aveline. H
En face de cette organisation androgyne sifrap*H pante, les médecins et chirurgiens de réîablissemenlW avouèrent qu'ils ne voyaient aucune impossibililéh «^ que Dorothée Perrier eût pu se féconder elle-même I sans le secours d'un homme. Ce cas d'hermapliro- I disme complet est vraiment extraordinaire, et nous | en avons rapporté l'observation telle quelle, sans y ajouter aucun commentaire.
Aittn- cas. — l'ne religieuse espagnole, nornuice Madeleine jMugncz, après sept années de couvent, se trouva tout a coup convertie en homme. La chose ayant été connue, elle fut immédiatement chassée du couvent, avec injonction de prendre l'habit d'homme. On la rebaptisa sous le nom de François Mugnez; mais un cas de conscience divisa les ecclésiastiques: il s'agissait de savoir si les vœux ])rononcés par Madeleine forçaient François à endosser le froc. Des théologiens furent nommés pour juger l'incident, et foi'l heureusement donnèrent gain de cause à FrancnifcM Mugnez, qui avait manifesté l'intention de se marier.^
Nous terminons ici I histoire étiologiqne de la slériUté, en faisant louieto\s> oVi%tt\CT v^oa^cUez les na-d