IV
^pi; mais, uc pouvant les mailriscr, elle s'isole pour Bs salisfaire. Lorsqu'elle se trouve en présence d'un loinme, sa raison s'égare, sa volonté, sa [nideur. s'éranouissciit ; elle brave toutes les convenances, rien ae l'arrèle, ses gestes et son langage ne connaissent plus de liornes. Alors ses parties sexuelles se gon» llenl, s'enflaintnent cl laissent conlcr une liuuieiir rélidc. Ordinaircuicnl les fourni illeni en Is qu'éprouve la partie et la conslricliou du vagin provoquent l'éjaculaliou d'une humeur laileuse l'ournic par les cryptes janqueux el les glandes vulvo-vagirialos. ^■j'aulopsie cadavérique des nyiiipliomancs oiïre toujours un gonflement inflammatoire des ovaires el •le la nialricc. Plusieurs de ces mallieureusos, disséquées à la Salpêlrière, présentaient une pldogose générale des muqueuses génitales avec sécrétion d'une humeur purulente. Les parties étaient énormémotiL dilatées; jdusicurs points dilacérés accusaient les moyens violents dont les nymphomanes s'étaient serities pour satisfaire k'ur alfretisc passion.
Le docteur toqueret a [)arlé d'une femme (|ui, no pouvant résister aux fourniillcnieuls qu'elle éprouvait aux parties sexuelles, se procurait, par des attouclie- Dienls ré|)étés, jusqu'à seize extases par nuit.
G.ill rapporte qu'une femme, k tempérament utérin, /ut atteinte de convulbions quelques jours après la mort de son mari. Sa télé et la colonne vertéltrale, violcninicnt rejetées en arrière, simulaient une attaque de (ctanos. Au bout de vingt-cinq h trente minutes, celle crise elVi^santc se terminait par une eiiaso vo»
luplueusc avec sécrélion abondante des parties génitales. Nalurcllemenl cliasle, coite femme perdait louie pudeur au iiiomenl do l'accès : l'œil ardent, Icslrjils rwiilractés, ta boiiclie ciitr'ouverie, la res|»iralion siffiante, elle débitait des paroles obscènes accompagnées de gestes lascifs ; enfin, ce paroxysme génital | s'éteignait dans nn flux de n)ucosités qui sortaient do la vulve. L'accès passé, toute iionleuse de son état, h nymplionianc s'enfermaiL clieii elle, n'osant se montrer à personne. Un second mariage la guérit coniiilêleuient.
Autrefois, les nia'lieureuses qui croyaient couditf avec un incube; celles qui s'imaginaient assister aui scènes hiltriques du sabbat, étaient des Iiyslériqueson des nymplionianes à crises iifterniittenles. De tous lis faits observés, il résulte que cette névrose génilaleest beaucoup plus coniinune au sexe féminin qu'au sat masculin ; et que le salyriasis n'est que la miniature de la nymplioHianie, rclativemenL à la violence des symptômes.
Los femmes douées d'une riche organisation génitale, qui vivent incessamnieul avec l'idée prédoiiiinanle du coït, et qui cherclient vainement 'a satisfaire le désir qui les dévore, sont menacées de la fureur utérine. Si les désirs sont satisfaits, disent les médecins, la maladie no se déclare point, car on n'a janiaii VQ la nympbomauie s'abattre sur les lilles qui donnaient coursa leurs penchants amoureux. C'est donc parmi les tilles dont les désirs sont violemmeiil et longtemps cpmprimés qu'il faut aller chercher ces nymphomanes
»nt les horribles (raiisports et les ftirenrs inspirent dégoùl et l'effroi.
Nous ne fournirons pas ici d'exemples de celte laladic; les lecteurs qui sernienl ciiriciix de connuîlre excès volii|ituciix aiiMpifls su liviuiit les i)viii|)lio- Janes peuvent consulter l'histoire des Mi'lcimorphoses tmaines, où se lroiivciil|i!iisieiirs traits iiinuïs. Le traitement de la iiyj)i[iliomaiiie et du salyriasis il absolument le même, ctconsisle, en général, dans Bmploi des moyens propres 'a modilicr, h diminuer lénergie vitale des organes génitaux, à com!)iitlre lirrilalion dont ils sont lesié^^e; ii agir forlemeiil sur ptnagination du mabde. 'a détourner son esprit de )us les objets <jni peuvent eiilrelenir on réveiller ta rJsIc passion qni le consume. Ainsi, lors<|Me le .salyîasis et la nymphomanie dé[)en(ient de l'excessive kctivilé génil.ile, on a recours à la saignée, aux sangles, aux bains lièdes prolongés, ii i'a|)piiralion de la jce sur les lombes, anx boissons anapbrodisia(]ues, Elles que le petit- lait niiré, les limonailes snll'(irii|ues, Tes émulsions avec les quatre semences fioidcs, l'opium, etc. ; enlin, au régime végétal et à In dii'lc de loul aliment et de toute boisson reconnus apparlenir ^ la classe des excitants. Au conlr.iire, dans les cas où lirrilalion est bornée anx organes de la généralion, tandis (pie le reste du corps se Irouvedan.s un élat complet d épuisement et de débilité, les confurlaiils et les analepli(pies sont administrés avec succès. Mai», ians les cas où la nym|dmmaiiie est le résultat d'une nÙDpnce forcée vl du fougueux dmv Ap. V>\\xvsi^
sexuelle, c'est au mariage qu'il faut avoir recoun; H car. alors, c'esl le remède par excellence. L'obsm»' H lion suivante, prise entre mille, en est la preuve irré- H tusaiile. H
Aliliorl TiU appelé à donner ses soins a une jcunefl ileinoiselle, de Himille, aniii>éc <le nyin|>lioinanie. LeiH |)aroitls lui (ireiil lu description lidèle rie la déplumliItH maladie de leur fille, (|ui, dans scsaccè^, méconnais- V sait toute [ludeur et se livrait aus actes d'uuc lubriciii | révoltante. Cotte mallieureusc demoiselle se Irouvjii 1 enfermée dans un iippailemenl retiré de riiôtcl, car 1 la seule vue d'un homme provoquait ses fureurs «té- ] rincs. Âlibert, étant entré dans l'apparlcmeut qui scr- ] vait de prison à la nymphomane, l'ut témoin de la fidélité du portrait qu'on lui en avait r;iit: les paroles et les gestes les plus obscènes l'assaillireut jusqu'au moment où il se relira. Alore, il dit aux parents :
0 La maladie a fait de grands progrès, mais pu assez pour être incurable; il faut de suite tenter \i guérison. Selon moi, un seul remède existe ; lem»riage, mais le plus tôt possible, car les moments sont précieux; le mal ne peut qu'empirer; liàtez-vous, si vous voulez sauver votre fille, elle n'a qu'uD mojea de salut : le mariage. »
La nymphomane, qui, l'oreille clouée à la serrure, j écoutait la conversation du médecin, comprit lesenlH de ses paroles; une résolution subite s'etnpara d'elle, et, le même jour, elle s'échappa de la maison paternelle. Les parents firent |iendant plusieurs semaines d'/H/iucI lieuses rccVicrdvc* v*^uï 4^î<lQ^^vïic laruçitr
- ôl.*i —
ïfin. lin soir, Alihrrl, traversant h |iiod un »}es carfelbins (le lu cii[iila!c, reconnut, malgré son traveslis-
nenl, la jeune aristocrate qui Puisait mclier de Dite tmoiir.
^«< Que faites-vous Ib, mallieureuse'î lui dit-il d'un
1 sévère.— Doctcnr, je suis votre ordonnance, et [lue fn'éris, répomiit en souriaiil la nympliomane. » [En circl, lin mois aiir<,'S, rassasiée de plaisirs vénéfns, lu jeune demoisrlle rentra clic/, ses parents,
iH|)lélen)enl#gnc'rie : nn prompl mariage ensevelit iamaisdans l'oid)!) les houles de son escapade.
SECTION II DE LA BASTCRB.VTIOM COHUE CAUSE DE STÉnairf.
La passion des [tlaisirs solitaires, cliez les deux ^ses, est une cause de siérililé plus tVéqncnle (pi'oii mt le pense, surtout lorsque celle passion a dévoré la /eiincsse et Iléiri les orfjaues. On ne saurait (rop indiquer aux [larcnls 1rs sij^nes qu'onrcnl les adolescents qui se livrenl à ce vice honteux.
t C'est ordinairemciil dans les grandes villes, dans B pensionnats, couvents, etc.. etc., que cette l'uneste iliitude promène ses ravages. Là, on voit les jeunes tns adonnés a ce vice fuir la société, reclicrclier l'i-sonient, afin de se satisfaire; ils sont pàli-.î, engourdis, liaresscux, craintifs, lâches, dégradés au moral comme au |)liysique. Leur corps se courbe, leuv n\Md\<i «.^
clianrelatite, leurs yeux s'enConcenl. leurs traits sVl mincisse ut; on lit sur leur visaj,'e inanimé les pro^réil (lu mal, el, si le mariage ne ucnt les arraclier a a-lltl honteuse |iiission, c'en est l'ail de ces niallieiireux. Uu pertes séminales, sans érections, arrivent; la poitriuq s'atïecie, les lèvres se (léciilorent. la mémoire s'éleiota la raison s'altère; ils touibent dans nn état d'cpiiis»! ment contre lequel toute médication devient in)|inis4 saute, cl les iufurtunés s'éteignent lenlenieni daiislei| angoisses de celle hideuse maladie • qu'on appellei consomption. '
Les mêmes effets sont produits chez la femme par les excès du cliturisme : le teint perd sa Traicheur, les seins se (létrissnit, des (lueurs blanches el fétides épuisent la conslitiilion, qui tombe dans une alTrciise maigreur. Le système nerveux, si souvent ébnnilé par les lilillations voluptueuses, finit par perdre sa sensilnlité el demande des moyens plus énergiques; alors, les filles ou femmes entachées de ce vicesool perdues pour la société, si le mariage ou une circon stance cagiilale ne vient éteindre, en elles, les fur de celte honlense passion.
Les moyens projiosés et employés pour délraifl celle pernicieuse hahilnde, chez les enfants, sont too plus ou moins stériles. La honte, la crainte, les mc-J naces de Croquemilaiue ou du diable cornu, les proches, les clhitiuieuts, rien ne |)eul arréier cetl^ passion,quand elle est enracinée. L'inhbululion,qu'oo' pratiquai! autrefois, les étuis, le^ manchons, les sangles, elc, ne font paà àiNïûV^^e. Mais, un eicelleni
>yen, c'est de proinellrc ei de dotiiior des récom- 1SCS pour un exeicicc pliystigiie pi'a(ii|tio uviiiit It) ichcr; par e.\eni|»le, lirer de l'eau a uit ]i(iiis, Ciiro )Hdredu caréoulourncnin roitel jusqu'à l;> ralti;iiei sqiic le sujet so dit fjligtio, l'exciter a (otinuT eiire en doublant la récompense. J/cxirêine lassilude
îns lar^iiellc lomlie reniant ne lui |K'iniet plus de
^nser h son vice; a peine jclc sur son lit. il s'endort }fondéincnt ; et, si l'on puul olitenir de lui le nunuu
^ercice |)endanl (jiie1i|ue.s si'niainos, en variuril luif compenses, on obtient un résultat complet.