‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 53 sur 68 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

DE L*iCE ET DO TESPÉlUlien COimofR^* COSMC CkVIU

cbcz tniel «ède

rose. — La darée de la CtcuKé proeréalriee, la femiDe, est. t» gëoéral. ûiée par le flax mes»' . A«aot l'apparilioa des ri^es. la feanoe oe fNW» pas eacere eeiie beahè. éU aprè* iear diiywf « eHe h perd poor km^mus. aanf les ea» d'eteep*

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Les fcmmps mniiécs Iroit jciiiics, c'cjl-à-tlire jicu | de temps après la puberlé. restent stériles iiendantb I premières années du mnriage, et ce n'csl qiieplnsj tard, lorsque leur sysièinc iilcrin a acquis tout sna développement, qu'elles deviennent mères. Parmi lilj femmes qui se marient de trente-cinq b quarante ani,J beaucoup restent slérilcs malgré !a vi|^neiir de lenw époux. Cela lient sans doute au trop long repos, au défaut d'exercice des organes de la génération, d'oii il résulte que la matrice ne possède plus la vitalil'i nécessaire h la féeondiition. Cette stérilité se comhat assez facilement par les boissons ferrugineuses les lotions toniques et stimulantes dirigées sur l'appareil vulvo-utérin ; par des douclies sulfureuses sur les lombes, les cuisses cl le pnbis; les rubéfiants, lesli nimcnts aphrodisiaques appliqués sur ces mêmes parties. On conseille surtout îi la femme stérile par frigidité ou par atonie de la matrice de se mettre il un régime confortant et de se livrer ii l'acte générateur pendant les quatre jours qui précèdent le llux menstruel ; la matrice, à cette époque, est le siège d'une excitation très-favorable a la fécondation. Plusieurs femmes stériles ont dû le bonheur d'être mères i l'emploi de ce moyen.

Dca tc>iniM>rain<>nf M. — La pbjsiolngie et Tel périence ont désormais établi que, pour les femmes, le tem|iérament lymphalico-sanguin est le plus favorable à ta conception et a la procréation ; les femmes d'ua lenipérameûl îto\i, \\\\vvi\àft ç>\v •McUU^mçha-

liquc, (le niLiuc ijiic les l'emnics d'une coiisiilulion ardente, ulérine ou biliososangiiine, sont celles qui oiïrcnl le plus d'exemples de slérililc.

Les feitimes froides se reconnaissent à Ictirs formes fasses, n olles, ii leurs tissus {,'orgës de lytn|»lie, i ^ur couleur rosée ou blafarde, à leur système pileux Jond clair, ii leurs yeux sans clialciir, h leur phjsioïomie calme et sans ex|)ressioii ; d'une noiiclialancc ^stréme dans leurs mouvements cl leur langngc, elles

monlrcul d'une indifiérencc dcses|)crantc aux caresses amoureuses. Lorsque tous ces signes sont exagérés , on peut, en général, pronostiquer la stérilité.

Les femmes ardenlcs offrent des signes opposés : leurs formes sont [ilutùt maigres que potelées, quoique leurs muscles soient assez prononcés ; leur syslènic pileux est noir, bien fourni ; elles ont les yeux grands, vifs et pleins de fen ; les narines ouvertes, la Louclie grande, les lèvres rouges, épaisses et quelquefois pendantes; les mamelles hautes, le hassin large, év.isé; fongueuses dans leurs caresses, il sem- Lleiait quelles ne vivent que pour satisfaire leurs pc-ncliants amoureux.

Ces deux tempéraments extrêmes reconnaissent pour cause : le premier, un défaut de vitalité des organes génitaux; le deuxième, un excès contraire. 1/in- (licalion tliérapcutique est de rétablir l'équilibre pliysiologique, de stimuler le tempérament trop fmid et de calmer les ardeurs du tempérament trop chaud.

Le tempérament qui lient le mUievi ^uVtft tft.% iaNn.

exlrémes est naturellemenl le plus apte h la procrt-ï-l lion. Ainsi, une taille moyenne, une belle carn;<tioo,f l'oeil clair, une physionomie enjouée, un cœur ouvert aux douces affections, des mœurs pures, et surloul peu de désirs sensuels, sont les signes d'une (ccoodité remarquable.

Cette règle souiïre ce|)endant quelques esce|)iions. On voit tous les jours des femmes paies, cliétives. malingres, jouir du privilège de la fécondité, tandis que d'autres femmes douces de la plus belle constitution, en apparence, sont privées du la douceur d'être mères, mais ce sont des exceptions.

Outre les causes de stérilité que nous venons dcsK gnaler, il est, entre les deux sexes, des rapports en-J core très-peu connus qui font que tel homme et lellej femme, très-aptes individmltemenl à la géMéralion,| ne peuvent cependant procréer ensemble. Cela dépend peut être d'un antagonisme génital, s'opposani à la faculté fécondante, ou d'une antipathie de tempérament, de caractère, d'où résultent l'indifférence et la froideur qu'apportent certains époux dans les caresses conjugales.

Le moyen de remédier h cet état de choses est de rétablir la consoiinancc qui doit exister entre les organes génitaux de l'un et de l'autre sexe, c'est-àdire que celui des deux é[;oiix qui s'abandonne 'a de fougueux embrassemenls doit employer toute ^éne^ gie de sa volonté pour les modérer ; celui qui met, an conliaire, trop de froideur dans ses caresses, doit «'exciter i'imaginaUon , eX ^iw^ ^issv'îSi As, apelques

^. Cl

ipbrodisiaqiics pour exécuter plus convonahlcmciil ifacle vénérien. De celle nianiùre, l'IuiriiKniieiise coti» ilonnance des orgunes (loul se rclablir, el la l'écouda-

lion avoir lieu.

Lorsifiril n'existe aucune «iiiïormilé, aucune lésion orgnuiquc «lu système j,'énttal, et que, néunmoms, l'individu resle stérile, le pronostic d'une 6térilil«J perpétuelle est très diflicite à élahlir ; car il est des cas où l'âge, le cliatigenienl de vie, de lieu, le ré-

iine hygiénique et diverses circonstances peu con* bues, opèrent une révolution dans l'économie, el, de fitcriles qu'ils étuieiil, l'Iiomme el la lemnic se trouvent tout 'a coup aples à engendrer. On cite beao-

:oup d'exemples d'individus des deux sexes qui, après

tre restés dix, quinze et vingt ans stériles, ont pu

voir des enfaDls.

Le mariage de ITcDri II et de la duchesse d'I'rtiaio ta stérile pendant dix ans: sur le point de divorîr. le roi, d'après le conseil de ses amis, fil venir k la conr Jean Femel. médecin en renom, « P»'re7/- Tous bien des enfants *a ma femme ? loi demanda le roi. eo riant. — Sire, c'esl h voo» de le» faire, répoadit FefDel. et ^ moi d'j apporter ce qui est df rart de la médedse. •

Ferad sai rtoitt Uttmii wm amoù qirf j I & éuU restée «tériie. et les njan éfmn i dû cafaMK La rnae, ca I

rm —

On snît aussi qu'Anne d'Autriche accoucha de Lowis XIV après quinze ans de siérililc.

Le professeur Baudelocqiie racontai! souvent ksM amis qu'un liant [icrsonnagc, marié depuis dis ans. n'avait pu avoir d'cul'aiil ni de sa lemme, ni de ses niaUresscs. Forcé de quiller la France ponr roraplir iinc mission dijilomatiquc, il ft^'ourna deux ans iiw une cour clranj;érc; dix mois après son retour femme lui donna un lîls. — ; Mais quatre ans s'éi'on lèrcnl sans qu'il pût devenir père une seconde fois. — Une nouvelle niissii)ii Ini est conliée, el il doit eocore au clianj^çemenl de climat la faculté de féroiuler sa femme. Enfin, ce personnage, d'après les conseib du professeur Iiaudeloci|uc, prit le parti de faire m voyage tous les ans, alin de recouvrer la faculté gcn ratrice qu'il perdait soas le climat de Paris; ce moyi lui réussit coraplélemenl : il devint père de onze enfants, cinq garçons el six (illcs.

On lit dans le Dicliouitnire des sciences médicah qu'une femme, mariée depuis dix-sept ans 'a un lioninic très-bien constitué, n'avait pu concevoir. A la suile^ d'une violente maladie qui la mit à deux doigts d tombe, elle trouva la fécondité et devint mère de plii' sieurs enfants.

Un assez grand nombre de faits prouveraient que, dans cerlainoK unions, il existe des rapports anlipa' Ihiqnes entre l'homme el la lémnie, qui s'opposcnl h la fécondation. Ainsi, l'on a vu des mariages rcMer stériles, quoique les deux époux fussent bien conformés génilalemenV; sèçMftî.\.M VftvkvsoTce, alors qn«

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sage loi élail en vigueur, l'homme a obleou des enfants d'une autre femme, et l'èpousc divorcée eo a eu également d'un autre mari.

HAprès avoir CNposc et discuté dans les sept chaires qui iirécèdenl les causes de la slérililé et les Iojeiis rationnels pi'0[)res à les combattre, nous arripts k celle conclusion : le traitcinculj7(»eme;it méeal ne peut rien, absolument rien contre la stérilité. I iules les drof^nes données en ]iarcil!e occurrence I peuvent qu'éloigner le but qu'on se propose d'al- |ndre. Si la slérililé est incurable, tout devient inue et même nuisible; si elle est curable, c'est h la chirurgie, lorsqu'il y a obstacle ou vice de conformation, h reconstituer les organes dans leurs forme et direction normales; c'est ensuite à l'Iiygiènc, prise dans toute son extension, (ju'il appartient de tirer les orpanes de leur engourdissement, de les tonifier, daccroitre ou de modérer leur vitalité; c'est h l'ingiène de rénover, de reconstituer l'être humain, par le régime, l'alinientation, les exercices gjmnastiques, les bains, etc., etc., et par tous les moyens dont elle peut disposer. Telle est la croyance des médecins hygiénistes et physiologistes.

Nous terminerons par la relation d'un usage, des plus étranges et fort peu moral, relativement aux demandes en divorce, pour cause d'impuissance ou de «lérilité. Cet usage, qui subsista pendant plusieurs siècles, lit trembler bien des maris et donna la liberté k bien des femmes; anjourd'lmi les impuissants u'oul

plus rien h redouter de la loi cl dorinent tranquilles. Autre temps, autres mœurs I

ÎSos ancélres. beaucoup plus sévères, on poiirrail dire plus raisonnables que nous ne le sommes, relali vemeiit au but du mariage, ordonnaient le divon toutes les fois cjuc ce bulne pouvait être atteint, ce a-dire lorsque l'un des conjoints était frappé d'impuissance ou de stéritilé absolue ; car, à ces époque*, on se mariait pour avoir de ncnubrotix enfants. Maibeureuscment les moyens employés pour constat^ rina|)titiulc h la procréation n'étaient pas cxeMi|)(si manœuvres brutales et [leu décentes. L'épreuve génitale qu'un exigeait des deux époux, en culte circouslance. se nonunail coufjvès; elle se faisait laiiWl en présence de plusieurs matrones, tantôt derrière un rideau; mais uu conseil de médecins, de juges, et praticiens, en cour d'église, réunis dans la pièce allo nanl à celle où se faisait l'épreuve, était de rigueur. Ou conçoit qu'une telle épreuve devait bien souvca^ elTaroutber la pudeur des unes et enrayer les for viriles des autres; alois il arrivait que, soit lioiiloua' crainte, les individus les plus aptes à la copulaliou i trouvaient tout 'a coup frapiiés d'impuissance. scandale dura longtemps, el c'était jjresque toiijouri l'Iiomnie qui restait en affront, attendu ijue la ferirni est toujours apte à l'union, à moins d'occlusion d'imperforaliou. Aussi, était-ce, presque toujours, femme «pii demandait le congrès, afin de quitter ni mari qu'elle ne pouvait plus souffrir el de convole Il dti flouvcllcs noces,

Le document suivant, auquel nous conservons sa lïvelé un peu cynique, donnera au lecteur une idée blaire et précise de celle ridicule épreuve du congrès. « ... Après que les parties, demandant divorce, ^nt prêté serment de bien vouloir accomplir l'œuvre le chair ; après aussi que les experts ont juré qu'ils ?ront fidèle rapport de ce qui se passera au congrès, Bs uns et les autres se retirent dans une chambre, îur ce préparée, où l'homme et la femme sont de- Bchef visités; l'homme, pour savoir s'il n'a ni malalies, ni diiïormiLés ; la femme, pour examiner l'élai ie sa partie sexuelle, et par ce moyen connatire h iifTérence de son ouverture et la dilatation avant et Iprès le congrès, et si l'intromission y aura été faite non. Ensuite les parlies de l'homme sont lavées 1 l'eau tiède el la femme est mise dans un demi-bain iix elle rcsic quelque temps. Cela l'ail, l'homme et la îinme se couchent en plein jour, dans un lil préparé )ur l'épreuve, el c'est k l'homme k se metlre en ïevoir de prouver sa puissance. Il advient souvent jlors qu'il s'élève des allercalions cniro les époux; l'homme se plaint que la femme s'oppose à l'introlission, la femme le nie en disant que l'homme ne peut y arriver. Enfin, ayant été tous les deux quelque temps au lil, comme une ou deux heures, les cxjieris arrivent, et, ouvrant les rideaux, s'informent de ce qui s'est (lassé, et visileui derechef la femme pour savoir si elle est [dus dilatée que lorsqu'elle s'est mise au lit, et si l'inlromission a élé pratiquée, ce qui ne fc fail r>as sans luneltes, h gens qui s'en servent à

cause (le leur grand âge, ni sans recherches sales e odieuses. Et font le procès-verbal de ce qui s'e passé au congrès, en une chambre à part, avec (trocureurs cl praticiens en cour d'église, allendanlj la fin de cet acte (1). a

Notre grand satirique ridiculisa et sapa cet asag en ces termes :

Jamais biche en rut n'n, pouffait d'impuissance. Traîne du fond des bois un cerf a l'audience; El jamnis juge, eulre eux ordonnant le congrès. De ce burles<iue taot n'a sali ses arrêts.

Le congrès commença en France au quinzième siècle et dura près de trois cents ans. Pendant ce long espace de temps, plusieurs hommes éclairés attaquèrent vainement sa validité. Ce ne fut qu'en 1G77, k la suite d'uni; affaire scandaleuse, que le parlemcnl fit défense n tous juges, même ofûcieux, d'ordonner l'épreuve du congrès.

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