BI
^ Bants Cl de les rallumer lorsqa'ils étaient cleinls. L'an- I liquilé possédait une immense variété de recettes connues sous les noms i]ephilires, d'IùppomaueSfà'trotophores, de spcnnatopées, etc., jouissant de vertus réelles ou imaginaires. La plupart de ces recetlesse composaient d'un mélange de substances plus ou moins dégoîitanles ou dangereuses; les autres étaient de véritables poisons; les faits nombreux consignés dans riiistoire ancienne et moderne ne laissent aucun doute à cet égard.
Selon le poêle Ovide, les philtres troublaient l'esprit et provoquaient la fureur.
Juvcnal disait que beaucoup de maris avaient en des accès de manie érolique et la lête renversée par desenildablcs boissons.
Pétrone maudit les empoisonneuses qui excitaient par leurs drogues les fureurs gônilaJes ; et il cite la rage de Caligula, causée par un hippomane que loi donna Cœsonie.
Eusèbe faii mention de la folie de Gallus après avoir bu un aptii'odisiaque.
Le voluptueux LucuUus et le poêle Lucrèce expirèrent au milieu de traiipporls frénétiques, pour avoir pris des breuvages liippomaniques.
AmbroiseParé raconte qu'une courtisane ayant adminislré une potion caiilharidée h son amant, pour le rendre plus amoureux, l'infortuné fut atteint de priapismo et mourul d'hémorragie uréirale.
I/acleur Mole dut la mort à une potion semblable.
Ua de flos bous compos\Vcuvs,Vi>iVe.>M ^% Soco\v^x
iplirndi
! inrondii
: paiement victime d
Nousavousconnu uu général qiii.it l'agi' de sniKiuilo aos, (ie>inl amoureux fou d'une comédienne, c( (|ui, pourlui prouver que sa vigueur pli\si(|iieirél;iit puscn-
frc éteinte, but la mon avec une potion pliospliorée. Il serait Taeile de grossir ce marlM'uloj^o *les noms d'une foule de vieux libertins usés <jui oui ou lu folie de demander a la cnnlliaride ou au pbosplioro des feux et une vigueur génitale (|ui n'étaient [Auu Jo leur âge.
L Tout porte 'a croire que les canllinrittei, b's lampyres, l'opium, le datura, certains cliunijMf^iionH cauii> tiques, et autres plantes vénéneuses, entraient dunii la composition des remèdes aiilirodisiaqucs dont »o ervaieut les anciens; car, pour arrêter ccn (•«pécci i'empoisonnements, il parut une lui a Ituine (jui conimuait il la peine capitale les vendeurs do »|H:rina« »pées, de philtres cl d'Iiippomanci».
Aujourd'hui que les études botaniques et cbimi* ont dé|)Ouillé la matière médicale du UiUt ce Telle avait d'inutile cl de pcrnicieuii, on |H'U1 tut tir sans crainte des tolislance» désignée! cotame lisiaqoes, b l'exception de qaei<|ae*'aiic« <|iii 1 «loiTeni êUe pcisMqne mnu la difecAioa d'au né*
t sataai Yim , daa* MB «MéreaMot aéaMtre MT
ftniMafMst ftmttat Ht I* 1»
> éfwi* \ Tf lea
4' les échauffanls ; 5" les diurétiques simples el les diurétiques carminalit's ; H° les aliments venleux, flatulenls ; 7° les aualei)ti(|ues ; 8° les excitants du système cutané; 9° les substances toniques, les préparations martiales; lO'enlîn les substances acres, vireuses, causli(|ues, iclles que les canlbarides, le phosphore, le zinc, elc-
Les canllinrides seraient le meilleur ou du rooingle plus énergique des aplirodisiaques si leur action, éini' nenimeut délétère, ne portail d'aiïreux ravages dans l'eslomac et les voies urinaires. On ne fait jamais usa^^c impunément des préparations cantliaridècs, et l'on paye toujours bien cher l'instant d'illusioo qu'on leur demande. Les diablotins d'Italie, les pastilles vénitiennes, cl la [duparl des philtres qu'on prépare eu Orient, ont (lour hase ce dangereux insecte. On frissonne, a dit le docteur Chaumeton, en voyant la main des Grâces présenter la coupe empoisonDée pour assouvir un brutal amour.
Écoutons les conseils d'une malheureuse victime
Garde-loi de puii^er dans ce phillrc perGde La vigtiotir qtie réclame un aniouvotix congrès; Le myillie qu'a pt(]iié l'ardeiUecanltiaride Se change en funèbre cyprès.
Le phosphore n'est pas moins dangereux ; tous ceux qui ont eu la folie d'en essayer sont morts en d'atroces douleurs, ou onl éprouvé les plus graves désordres dans les voies digeslives, el ne se sont ja mais rétablis.