V. 10. « Kt lu as pris de tes vêtements et t'en es
nonymo ili" nln^tu^llrl^^oll, créant iiiiisi sons raison plausililo ne confusion rei:ictt;ilil"'.
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fait des ornements de diverses couleurs pour t^ hauts lieux, tels qu'il n'y en a point et n'y en au^ point de pareil, et Lu l'y es prostituée.
V. i7. » Et tu as pris des bagues ma|,mi(iquÉ faites de mon or et de mon argent que je t'ava données et tu t'en es fait des images d'hommes tu t'es prostituée avec elles.
Y. 18. B Et tu as pris tes vêtements de broderie et tu les en a couvertes, et tu as mis mon huij de senteur et mes parfums devant elles.
V. 19. » Et à l'égard de mon pain que je t'ava donné, de la lleur de froment, de l'huile et du mîJ que je t'avais doimés à manger, tu les as mî devant elles pour être une odeur agréable. Voilà i qui a été fait, dit le Seigneur, l'Eternel, etc. »
Ezécliiel, ne l'oublions pas, ne s'adresse point] une femme, mais à tout un peuple, à Jérusaler dont il synthétise les abominations; et, par imag^ masculines, il veut entendre les statues de dieu étrangers représentés sons la forme humaine, dé idoles au\quelles sacriûent les juifs ouLliet de celte défense expresse et terrible du Deutén nome :
Maudil psl l'Iioninie (fiii fera une image taiHëe ou tic tonle i est en abomiiiafioii il l'Éteruel el l'ouvrage des niaina d'un vrior, el qui te mettra dans un Ueu serrof I
(C. XXVri, V., 15).
C'est donc à tort, que, s'arrètant à la lettre et ne
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l'espril du texte, l'on comprendrait par images lasculines des instruments de masturbation témi- "ninc, des priapes analogues à ceux dont se servent les Chinoises : et c'est à tort que le D'' JeanncI (!)• a souli^'né les niotsdu propbéle Ezéchiel de la note que voici : « Les images masculines se vendent publiquement à Tien-Tsin. Elles sont fabriquées à Canton au moyen d'un mélange gommo-résineux l'une cerlaine souplesse ; elles sont colorées en îses. Les albums vendus publiquement représenit des femmes nues faisant usage de ces instruments, qui sont attachées à leurs talons. On en vend^ |ussi comme objet d'art et d'ornement ; celles-ci. jnt en porcelaine. »
L'existence des phallus et l'usage qu'en font les ibitantes du Céleste-Empire sont incontestables, le capitaine Wattremey nous a confirmé la par- ^ile aulbcnticilé de ces faits, en ajoutant toulelois se ces instruments ne liguraienl ordinairement pas aux étalages des marchands ; mais le rapprobemcnt de ce détail de mœurs asiatiques à côté la citation hébraïque ne donne nullement à ^tte dernière une valeur et une inlerprctatioa l'elle u'a pas.
A la vérité, aucune partie des livres bibliques
^i) De la pt-oHitulion dans la grandes villes au X2X' siéb, elc. J.-B. BaiUiêre, l'aris, 18(j8, p. 75-7G.
DE l'oSASISME chez LA FEMME
ne signale nettement la masturbation chez femme Israélite et si nous avons, plus baul avancé que ce vice avait existé vraisemblableinei dans tous les temps, et, partant, aux époques pr tnitives et mosaïques, c'est que nous savons quT est souvent, nous le verrons bientôt, la cons^ quence de causes essentiellement organique inhérentes à la nature humaine, causes qui ont fatalement, jadis comme aujourd'hui, agir du un sens identique et produire des résultats sel blables.
Chez les Grecs, Sapho l'érolique et les jeunï Lesbiennes avaient la réputation de mépriser II hommes et de sacrilier seules à Vénus : on les avj surnommées « Tribades ». Or le iTribadisme oui Tribadlc (xpîSetv, frotter) était alors comme ma tenant une masturbation en commun, à moins i •croire à une endémie étrange de Clitorisniie cli^ les femmes de Lesbos (1).
(1) ~ a A IV'potiiif où Parent-Dnchotelcf, occuiiê de son irai < sur la (iroi'liluliuii. fiiisnit des reclipirlies il ce fvijel (rlével< « pemeid niioruiid ilii cliliiris), il ii'i'xislail ù P(ll•i^' que trois pr « lituées, fiont le eliloriî avait uno étendue démesurée bI don « plus dévelo[)i)é avait trois pouces de lonjoieur et égalaltil
• grosseur la verge d'un etifatit de douze à quutorïe uns, & | « quelle il i-es-ieuihlait il s'y mé|irendre.
« On croit généralement que, prirnii les feninu;s qui se recll
• client entre elles et qu'on nomme tribades, eelUrsqui sont po « vues d'un cJitoris volumineux sont les plus a;5U(,'anles elles j
« rccliercliées. 11 n'eu est pourtant rien. Ces trois prostituéess, Aâ
DE L ONAMSME CHEZ L\ KEJBIE %)
A Home, sous les empereurs, la manuclisalion était fort goûtée des matrones parfois lasses, mais imais rassasiées, comme a dit Juvénal. A cette époque, les femmes se servaient surtout de Priapes ou Phallus — (oï^Xôî, pénis) — soit de bois, soit le matières précieuses. « Les phallus antiques juvés à Pompéï ou à Herculanum sont très nomsux dans le musée de Naples; la plupart sont ~n bronze ou en or, etc. » {Musée de ISaples, édit, J^edoux, p. 2!».)
La tribadie aussi était fort répandue, au dire Hes satiriques du moment.
Contentons-nous de citer de Martial et de Juvéîal les vers suivants, que nous ne traduisons pas, et qui montrent que les Romaines élaicnl, pour le moins, aussi licencieuses que les tilles de Lesbos.
Leomim nnriJlnsi, posila Lniid-llii roronn Provocal, pi (ollil pemli'iili? |H'(fniin coxœ. Ip&a Medulliiiœ (rioluiii ciiasuiilisi adorât :
I je viens île parler, élaicnl: d'une frnindc iiiditft'rcnoc pour Ifts 1 [lei-sounes de leur sexe et raùuie pour les liomiucs : de sorti; I que Ift disposition organlfpie qui leur était propre, loin de disposer h la loscivilé, seniblernit, iiii conlniire, rnutrituier à l'offaiblir... On a observé, dVdleiirs, inu> les tilles qui se recherchent et eliex li's<jui'lleB celle iiielinalion pcrvers<^ a le plus [ d'empire, se distinguonl pur leur gr;\(?e, leur douceur, leur jeurnesse, on oa mot, par tons les attraits qui les (ont rechercher («1«« hommes. » — Giraudeau, Traite des maladies s;/]thiliti-
DE L ONANISME TUEZ LA FEMME
Nec ibi i>Dr ludum slmiilatur, omiiia fient Ad verum. . . .
(JiivKiiii., sat. VIJ
itr rtiiLŒsiN
trilms l'iiilœnia, Et tentigino sœvior mariti Uadenas vorat in die puellas :
. . . Quum libidinatur Non lellat : pntnt hoc (laniin virile ; SoJ plnno médias vorat [luellas.
Di iiieQlntu lU)i dciiL Liuiiii. Pliikuiii, Cunnum lingere quir poliis' virile.
(MABTrAL, liv. VII, 67.)
Quoi d'étonnant, d'ailleurs, lorsqu'on se rei naore les puissants excitants génitaux qu'au teu de Tibulle, d'Ovide, de Catulle, de Properce, Pétrone, de Térence, de Juvénal, offraient deux sexes les Bacchides, les Catagogies, les PI lophories, les Termophories, les Pérennies autres fêtes qui n'étaient, à proprement dire, de luxurieuses orgies et des entraînements publj à la débauche ! j
Enfin, il faut l'avouer, les matrones prôférail les plaisirs solitaires et le tribadisme aux rapj chements sexuels, parce qu'elles trouvaient làj moyen de calmer leur passion erotique sans av à craindre la grossesse et ses suites. Ceci est te ment vrai que les femmes latines, quand elles]
ÛE L ONANISME CHEZ LA FEMME
Sun! (]iias cunuchi inilji'lle^. ne inollji'i sciuiicr Oscula ilcleclcnt, cl (k'pppralio hiirliii' Et qiioil alH)rt.ivo non est ojms. llln voliipliis Summii liikMn, quod juin eiilMii innturn jiivcnlu Inguina Irniiiinlur mcriicis. jimi pectine nigro : Ergo cxspectalos, ac jnssos cresciTc primuiii Tcsliculos i)0!'t(jnnra cii'periiiil esse (lilîbrt's Tonsoris (lamno ttmlum rapil llcliodorns.
(JUVÉSAL. VI, 3C7.)
pouvaient, se livraient à des eunuques qui leur rocuraient la jouissance physique sans danger pour leur beauté, qu'eût ilt'trie l'enlanlement. I Voici ce que dit à ce sujet Jiivénal, dans huit vers
(nous emijruntons la traduction au livre cité, Jeannel :
1 en est qui se déluctont dans les molles ca- « resses des eunuques ; point de barbe à redouter,, «nul besoin de drogues aborlives. L'in^-^énicusei recherche de la volupté ne livre l'adolescent auj [médecin qu'alors que son membre mûri s'est' [ombragé d'un poil noir. Jusque-Hi, on attend, on laisse croître les testicules, et lorsqu'ils comimencent à peser deux livres, lléliodore les am- (pute ; le barbier seul y perd. »
Au moyen âge, le libertinage et la promiscuité îs sexes, conséquence de la misère, étaient au ^mble; et l'on pourrait peut-être attribuer, en ie, à la manuélisatiun la cause de ces épidéies d'affections nerveuses : épilepsie, hystérie,
DE L ONANISME CUKZ LA FEMME
chorée, catalepsie, extase, fureur utérine, etc nommées alors crimes de sorcellerie, qui sévîj saient sur un grand nombre (rindividus à la fod et que les juges canoniques guérissaient si gaills dément par le feu des bûchers.
De nos jours, l'onanisme est passé, pour air dire, dans les mœurs; peut-être est-il même pW répandu qu'autrefois, mais il est moins visible, le cache, avec juste raison, comme un vice hontei
Nous n'avons pas à nous occuper des hommes quant aux femmes, s'il en est beaucoup qui délai| sent la manuélisation au temps du mariage, il est un grand nondjre qui conservent cette funes^ habitude durant la vie conjugale et le veuvage, ne s'y adonnent qu'à partir de celte époque ; no^ ferons en .sorte, plus loin, de donner la raison cet état de choses.
Ceux qui, toujours, nient quand même, à tort^ à travers, n'ont, pour se convaincre, qu'à jeter coup d'oeil sur la littérature du siècle, ils Irouij ront, à trente ans de dislance, au moins deux vrcs, deux romans (1), dont le point de départ, nœud vital, est la tribadie, c'est-à-dire la mastt] bation en commun. Or, les romans ne sont pa
(i) Mademoiselle de Uaupin, de Th. GnuUer. — Mademoi» Giraud, ma femme, de A. Belol. — Jedcvnùi! citer aiiparav la fille aux yeux d'or, de Balzac, un maître en l'art d'obser comme en Tari d'écrin».
comme on le pense trop, des jeîix d'imagination seulement ; ce sont aussi les reflets de l'époque qui les voit naître. Les romanciers n'inventent pas les passions ou les vices, ils ne font que les raconter sous une forme agréable ou saisissante.
Si cela ne suffit pas aux incrédules, qu'ils fréquentent, en dernier ressort, les coulisses de certains théâtres de province, ou mieux des cafés-concerts : ce qu'ils y verront, ce qu'ils y entendront ne leur laissera plus aucun doute sur la fréquence des manœuvres masturbatrices, solitaires ou en commun.