i, on amenait dans mon cabinet une petite
ile, âgée de 12 mois à peine, qui pratiquait égale-
jent l'onanisme avec une sorte de fureur, mais en
iployant un stratagème particulier : elle deman-
it instamment à être assise, soit par terre, soit
~ur une chaise, et, tout aussitôt, elle se livrait à des
îouvements du bassin et des jambes qui avaient
Dur but et pour résultat d'amener le spasme véné-
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» Sur ma demande et i»oiir me permettre de cons taler par moi-même le fait, l'enfant fut assise su; un tabouret. A peine était-elle placée dans cetti situation favorite qu'elle se mit à faire, tant avec le tronc qu'avec les jambes, des mouvements continus de va-et-vient durant deux minutes au moins, a bout desquelles nous la vîmes se renverser en ar rière et se tordre convulsivement en poussant de petits cris réitérés. Puis, revenue à elle, elle n'eu rien de plus pressé que de reprendre sa prcmièn position assise et de se mettre en devoir de reconi' menccr si manœuvre ; elle manifesta par ses larm et par sa colère tout le dépit qu'elle éprouvait de a voir empêchée par nous dans cette nouvelle tenta tive.
» Cette enfant présentait, à peu de différencei près, les mêmes conditions morbides et le mêmaspect extérieur et faciétiquc que la précédente, mais elle offrait en plus un accident local qui, dam l'espèce, est d'une réelle importance : elle était alfei tée d'une vulvile intense. La vulvite est, comme o le sait, dans ces circonstances, à la fois cause el elfet. »
2° Maslurbalion diloridienne étrangère. — Eli est : a, humaine ou 6, bestiale.
a. Humaine. — ■ Tantôt ce sont des vieillards lu briques ou des hommes dépravés, qui, pour quelquargent donné à des proxénètes ou aux parents, s^
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livrent à de honteuses manœuvres digitales ou linguales sur des pauvres fillettes qui n'y comprennent pas grand'chose, mais qui s'en souviendront plus tard, malheureusement.
Tantôt ce sont, comme cela se voit habituellement dans les pensionnats de demoiselles et les ateliers, des compagnes coupables qui s'aident mutuellement, d'une façon ou d'une autre, à ressentir des plaisirs illicites.
Tantôt, enfin, ce sont des jeunes filles ou des femmes qui, les unes, par crainte de la grossesse, les autres, ne pouvant éprouver aucune jouissance par les moyens naturels, forcent des amants ou des époux trop complaisants à leur procurer, avec la main ou la langue, le plaisir vénérien pour prix des faveurs qu'elles leur accordent.
Quelquefois, pourtant, ce sont les maris ou les amants qui se livrent, de leur propre mouvement et, pour ainsi dire, malgré leur compagne, à toutes sortes de pratiques lascives sur les malheureuses avec lesquelles ils vivent. En voici un exemple :
Observation CXIJ (1). — u Femme de 30 ans, » maigre, profondément gaslralgique et névropa- » thique. Mariée à 19 ans : un enliint au début, » quoique son mari fraudiU, ne voulant pas avoir » d'enfants avant un certain Age. Attribuant celte
(1) Ber){erel. Vcs fraudes de l'omcomplUaement de* fonetions génératrices , p. 167-168.
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ï grossesse inattendue à ce que la Iraude » rapprochement des organes génitaux n'est pas » sûre, il n'a pas voulu user de ce moyen ; mais » très lubrique de sa nature, il a exercé sur sa » femme, avec les doints, des manœuvres si fré- » quentes et si variées, qu'il finit par déterminer ï chez elle un éréthisme nerveux poussé jusqu'à 1 névropathie générale la plus douloureuse. Quai » à lui, lorsqu'il s'était surexcité par le speclacl » de l'orgasme vénérien poussé, chez sa lemme » aux dernières limites, il se salislaisait tout seul » exigeait d'elle qu'elle lui rendit cet ignoble ser » vice, etc. a
L'onanisme conjugal, faisons-le remarquer, pre que général à notre époque, n'avait pas échappé Doussin-Dubreuil, bien qu'il fût beaucoup moir fréquent de son temps.
tt Ce que je ne conçois pas — écrivait-il, en eETetj vers 18;J5, dans son travail sur l'Identité de de maladies trop souvent considérées comme le pn diiit d'une conduite irrégidicre ■ — c'est que de bornmes faits, qui connaissent Lien tout le dange qui peut résulter des excès de la masturbationj usent d'un pareil moyen pour multiplier la joui sauce des personnes à qui ils sont unis par les liei les plus sacrés. Comment peut-on ruiner aina la santé d'une femme qui vous est chère! Qu^ ces libertins forcenés, ces complaisants indiscret
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lu-dessous du sage instinct des bêtes môme, saphent que la nature ainsi outragée les fera repenîr tôt ou tard de leur conduite extraordinaire. 'Que celui qui se soumet à cet étrange service apjironne donc qu'outre les accidents j^raves auxquels expose celle dont il exalte et fatigue les sens, doit s'attendre à voir insensiblement ses soins el 3n affection accueillis par une froideur involonlire. »
6. Bexiidie. — Ce mode de masturbation est loin' l'élre des plus rares, surtout dans nos grandes plies. Les prostituées et les femmes galantes, telles^ sont celles qui s'y adonnent le plus généralement. Elles ollrent leur clitoris el leur vulve aux lècliejnents répétés de jeunes chiens et même de jeunes înges dressés à cet usage dégoûtant.
C'est là un fait connu de tout le monde et sur lelel je ne veux pas m'anvler loiiiitemps.