DB LA. MENSTRUATION OU FLUX MENSTRUEL
Le premier symptôme de la puberté s'annonce cbez la jeune fille par l'apparition d'un duvet soyeux sur la région pubienne, et l'aptitude à la génération se manifeste par le flux menstruel ou écoulement de sang périodique. Cet éc.oulement, désigné sous le nom de flux cataménialj fltix menstruel, mois, règlesj etc., prend sa source dans Tintérieur de la ma^ trice et sort par la vulve.
La première apparition du flux menstruel varie selon les climats, les tempéraments, la position sociale, etc. Ainsi; dans les pays cbauds, la menstrna-
lion s'établit de neuf h douze ans; dans les pays froids» de seize k vingt ; les pays tempérés tiennent le milieu entre ces deux extrêmes. Les filles des villes, surtout des capitales, sont réglées plus tôt que les filles des campagnes, etc. La durée normale du flux menstruel est de 5 k 6 jours pour les femmes douées d'une bonne constitution. Une durée moindre ou plue longue est réputée anomale et dépend soit d'une pau vreté du sang ou d'une faiblesse de la matrice, soit d'une débilité générale. Les règles sont beaucoup plus abondantes et de plus longue durée chez les femmes lymphatiques, sédentaires et oisives que chez les femmes sanguines > actives et laborieuses ; plus abondantes aussi chez les femmes maigres et voluptueuses que chez les femmes grasses et indifférentes.
La quantité de sang rejeté k chaque menstruation peut être évaluée, en moyenne, à 250 grammes. Mais cette quantité est très-variable ; elle peut rester au-dessous, comme aussi s'élever au-dessus du chiffre indiqué. C'est une erreur, assez généralement répandue, de croire que le sang des règles est un sang corrompu, il est le même que celui qui coule dans les vaisseaux, avec cette seule .différence, qu'il contient un peu moins de fibrine. La mauvaise odeur que répandent certaines femmes k cette époque provient de la sécrétion sébacée et de la décomposition du sang qui a lieu sur leur lioge : les femmes qui se soignent ne répandent aucune mauvaise odeur.
La cause de la périodicité du flux menstruel ne
tient nullement aux phases de la lune, ainsi qu'on le croit vulgairement ; elle est intérieure comme celle de tous les autres phénomènes vitaux qui oflrent un caractère de périodicité ; la preuve que la lune est parfaitement étrangère à cette périodicité, c'est que, si Ton prend-un grand nombre de femmes, on en aura une on plusieurs dont les règles commenceront à chaque jour du mois.