‹ Hygiène et physiologie du mariageChapitre 19 sur 69 · TOILETTE SECRÈTE · texte numérisé non relu

TOILETTE SECRÈTE

Un vieil adage dit : a L'ordre, l'économie et la propreté, chez la femme, valent mieux que richesse. 9 Gela est parfaitement vrai.

La propreté ne doit pas se borner k Texlérieur, c'est-k-dire aux vêlements; la surface cutanée et ses dépendances, les diverses ouvertures du corps et surtout les parties génitales de la femme exigent les plus grands soins. L'humeur sébacée et les mucosités qui humectent incessamment le vagin et la vulve formeraient un smegma fétide, si elles n'étaient enlevées par des ablutions journalières. La malpropreté de ces parties est un sujet de répulsion pour le mari, tandis que leur fraîcheur et leur netteté sont un excitant qui le relient près de sa femme.

L'eau naturelle ou additionnée de quelques gouttes d'une liqueur spiritueuse aromatique, telle que l'eau de Cologne vraie, et mieux Talcoolé benzoïque, dont la formule se trouve dans Tintéressant ouvrage inti« tulé les Parfums et les Fleurs, sont les seuls cosmétiques propres à ces ablutions. Que les femmes qui désirent conserver la fraîcheur de ces parties se gardent d'employer les eaux styptiques, les laits virginaux, les vinaigres do toilette, etc., dont l'action est des plus

nuisibles. Sous leur pernicieuse influence, la membrane muqueuse vulvo-vaginale se dessèche, se durcit; les petites lèvres perdent leur belle couleur rose et se recouvrent d une teinte plombée.

Les anciens peuples, et aujourd'hui encore les Orientaux, ont fait de la propreté sexuelle un article de foi; c'est à cette propreté qu'ils furent et sont exempts de ces tristes maladies qui ont désolé si longtemps les peuples d'Occident. Il faut le dire, beaucoup de femmes, dans nos contrées, se croient très-propres parce qu'elles soignent minutieusement telle partie visible de leur corps; elles n'ignorent pas, néanmoins, que le dessous laisse beaucoup k désirer.

Les flueurs blanches sont les mortelles ennemies delà fraîcheur et de la fermeté des. parties sexuelles; elles les élargissent, les rendent flasques et blafardes; de plus, elles débilitent l'organisation et fanent le teint. Une femme ne saurait se débarrasser trop promptement de cette dégoûtante infirmité, qui presque toujours éloigne d'elle son mari et le fait courir à d'autres amours. Cependant, lorsque le canal vulvoutérin se trouve élargi, soit par les accouchements, soit par la fréquence des plaisirs vénériens, on conseille les lotions et onctions suivantes :

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