RÉCAPITULATION
Les personnes qui ont fait quelques études ne saqraient nier que la qualité des aliments a une influence positive sur la qualité des sucs nutritifs versés dans le sang; qu'il y a certains aliments plus propres k former les os que certains autres; que les muscles, la graisse et autres tissus animaux se développent da-
ontage mds rinfloence de tels aliments que sous l'influence de tels autres (1). On ne nie pas non plus les diiïérences qui existent dans la composition chimique des os et des muscles, des tissus fibreux et osseux, etc. Or» si telle classe d'aliments peut fournir un sang plus riche en globules, un système musculaire, un système graisseux plus développé, qui s'opposerait à ce qu'on admit riufluence de telle classe d'aliments sur les qualités de l'œuf et sur les qualités des zoospermes?
D'après une série d'expériences bien imparfaites, sans doute, nous avons donc acquis la conviction que plus Falimentation était azotée, plus il y avait de chances pour que la fécondation fût mâle. Au contraire, plus l'alimentation était hydro-carbonée, moins il y avait de chances pour la fécondation mâle, et plus il y en avait pour la fécondation femelle.
De ces expériences et observations, nous avons conclu que la détermination mâle ou femelle dépendait du plus ou du moins d'azote contenu dans la matière dont sont formés les zoospermes.
Cette théorie n'implique point qu'une nourriture azotée donnera infailliblement des mâles, et la nourriture hydro-carbonée, des femelles; attendu que la machine humaine n'est point un appareil purement chimique» fonctionnant d'une manière invariable. — Avant d'arriver au testicule ou a l'ovaire, les sucs nutriliis fournis par l'aliment azoté subissent une série
(1) Voyez à ce sujet la théorie médico-chimique des aliments, dans.Fexcellent ouvrage : Hygiène de la beauté dans ses lignes, aa forme et <a couleur, — Chei Denlu, libraire, Palais-Royal,
de décompositions et de transformations encore in* connues; de telle sorte que les mêmes aliments, pris par dix personnes différentes, en même quantité et en même temps, éprouver<int des modifications organochimiques différentes, dépendant de l'âge, du tempérament, des forces digestives, du travail des organes de chyliflcation et de sécrétion, etc., etc., et, enfin, en dernière analyse, l'élaboration du sperme et de l'humeur ovarique ne saurait être la même chez ces dix personnes.
Ces distinctions ne détruisent en rien notre théorie; elles aflirment, au contraire, que toutes les conditions réunies doivent donner le résultat prévu. Nous placerons ici quelques mots sur les aliments.
SECTION IT ▲PERÇU BfiOMÀTOLOGIQUE. — ClÀSSIFICAnON DES ALIMENTS.
La ch'-j^'''. 4t.ion des aliments, ainsi que la manière dop.l l Mes nutritifs sont répartis sur les divers organes du corps, se trouvant détaillée dans notre ou-* vrage : Perfectionnement de la beauté humaine danê ses lignes, sa couleur et ses formes^ nous nous bornons ici a un simple exposé.
Les aliments ont été divisés en trois classes : 1** Les aliments azotés plastiques, formés d'hydrogène, d'oxygène, de peu de carbone et de beaucoup d'azote. Les viandes noires et rouges sont, de tontes
les substances animales, les plus azotées. Viennent ensuite le sang, les cartilages, la gélatine, la léguminc des pois, des haricots, etc. — Le régime excitant et paratear se compose de viandes rôties.
2" Les aliments hydro-carbonés j ou respiratoires, sont formés d'eau et de carbone; ils servent, conjointement avec les corps gras, h la combustion générale qui entretient la vie, et, malgré la masse énorme qu on en absorbe chaque jour, l'analyse chimique n'en retrouve que de faibles traces dans nos organes. Les gommes, fécules, mucilages, Tamidon, les légumes verts, etc., appartiennent a celle classe. — Le régime végétal se compose, en général, de substances alimentaires hydro-carbonées.
5* Les corps gras, aliments qui contiennent beaucoup de carbone et d'hydrogène, peu d'oxygène et point d'azote : les suifs, les graisses, les huiles, le beurre, etc. Ces aliments rentrent dans la classe des aliments respiratoires, parce que, étant répandus par tout le corps, leur carbone, en se brûlant incessamment, distribue la chaleur et la vie. — Ils concourent, en parlie, k la composiiion du régime végétal.
SECTION v
ALIMEMTATIOII ET RÉGIUC PROPRES A LA BÉTERMIKATIOU
MALE OU FEUËLLE.
Procréation mAic. — Dans un mariage où les procréations sont ordinairement lomellcs, il faut, pour
obtenir un garçon, que les deux époux se soumettent au régime suivant :
uégîwne de riioiiiiiie. — Pendant vingt ou vingtcinq jours, rhomme prendra exclusivement des aliments sul stantiels et azotés : bifteck, rosbif, côlelctles, gigot de mouton, chevreuil, gibier noir, etc. Ces viandes sont d'autant plus réparatrices et stimulanlcs qu'elles contiennent plus d'osmazome. Il devra se livrer a des exercices physiques propres k augmenter l'activité des fonctions nutritives. La natation, les bains de mer ou de rivière, en été, sont un précieux moyen qu'il ne doit pas négliger. S'il est d'un tempérament très-lymphatique, si sa constitution le rend tiède en amour, il devra, vers le quinzième jour de son régime, user de quelques aliments réputés aphrodisiaques, la truffe, par exemple, la morille, le homard, les écrevisses, le poisson; enfin, deux verres par jour de Vhypocras aphrodisiaque indiqué au fo^ mulaire. La flagellation est aussi un puissant moyen d'excitation génitale, dont on pourra se servir au besoin. Pendant toute la durée de ce régime, l'homme devra se priver de tout plaisir amoureux.
Bcginie de la femiiie. — La femme suivra un régime opposé. Elle se nourrira de soupes, de potages maigres, de viandes blanches, agneau, poulet, etc.; d'aliments féculents et mucilagineux , tels que vermicelle, semoule, tapioca, macaroni, carottes, nayetSi laitues, petits pois, épinards et toute espèce de
légumes. Elle fera usage de boissons aqueuses et rafraîchissantes, telles qu'orangeade, limonade, eau de groseilles, émulsions, etc. Elle prendra des bains entiers, plutôt chauds que tièdes> et gardera, autant que possible, le repos.
Après vingt ou vingt-cinq jours de ce régime, les époux choisiront, pour se rendre le devoir conjugal, la Teille ou le jour même de Tapparition des règles, car c'est k cette époque, assurément, que la fécondation est plus certaine.
Pendant l'accomplissement de ce devoir, l'homme déploiera toutes ses puissances affectives et génitales, c'est-k-dire toutes ses forces physiques et morales réunies, et arrêtera sa pensée sur le sexe de l'enfant qu'il veut procréer. La femme, au lieu de tressaillir sous cette brûlante étreinte, devra attendre la fécondation dans le recueillement, et fixer également sa pensée sur les attributs du sexe mâle.
rrocréatlon femeue. — Dans le mariage où la procréation mâle prédomine, les deux époux devront suivre le régime suivant :
iMgime de riiomme. — Sa nourriture sera exclusivement tirée des aliments hydro-carbonés ^ c'està-dire exempte d'azote. — Potages maigres, macaroni, riz au lait, épinards, laitue et toute espèce de l^umes verts. Il pourra néanmoins se permettre l'usage des viandes blanches. Ses boissons devront être rafraîchissantes, aaueuses, diurétiques : les li-
motiades, l'eau de groseillesi les émulsions d'amandes, Teau pure. Il se privera coknplëleUient dé vtil et de boissons alcoolisées.
Bégime de la feiiime. — • La femme saitM M irëgime contraire. Elle usera d'aliteents stimnlattls et nutrilifs, de boissons excitantes; et prendra Un éiet cîce modéré.
Après vingt à vingt-cinq jouk«, les épônx choisirmit la veille ou le jour même de Tapparition des inèglei pour opérer l'acte générateur. L'un et Tautre, pendant l'embrassement vénérien, arrêteront leur pensée sur le sexe qu'ils désirent procréer.
Tels sont les moyens hygiéniques et physiologiques qu'offre Tart de procréer le sexe qu'ott désire. Dans la majorité des cas, ces moyens bien dirigés ontcon* ronné l'attente des époux ; et, quar.d le succès n'a {As eu lieu, c'est sans doute parce que le r^me avâi: été mal observé d'un côté ou de l'autre.