‹ Hygiène et physiologie du mariageChapitre 28 sur 69 · EST- IL LE PLUS VIF · texte numérisé non relu

EST- IL LE PLUS VIF

Cette question, d'ailleurs assez oiseuse, si souvent agitée parles anciens et les modernes, n'est plus désormais sujette h discussion.

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Vemhn^seinent vén^nçn nt^orbe entièremeAt les ^Itës physiques et morales de rhomme ; de tous 1^ actes de sa vie, c'est celui qui e^ige la plus forle dépense de fluide nerveux. Qhez lui, l'apogée de la jouissance sexuelle se manifeste par un transport eqQ^lsif» uû spasme général auquel succède immé- 4i|leiQent uqe détente et un affaissement de forces iltQSCnlaires.

D'après; cette suprême manifestation, les physio- Iflpates, au nombre desquels se range le savant Knller, aciniettent que Thomme éprouve un plaisir plus vifi mais ^ussi beaucoup moins longtemps sonteon que celui de l^ femme, et ils se fondent sur les mertîons suivantes :

ti'bûmme agit presque toujours en maître ; il proroqqe l'acte vénérien lorsque ses oq^anes y soqt dis- |IO|és> et la femme est obligée d'accorder sans que m organes soient montés au mcme diapason ; il en r^(iUc qu elle se montre passive dans l'acte, s'il est àei çQnrte durée. Si ('acte, au contraire, se prolonge, I9 (irpttement des petites lèyres, les titillations du clitgrt9f les doux frottements éprouvés par le vagm, montent l'excitation de tout son appareil génital au plus haut degré, et la volupté ne tarde pas a jaillir de ff{\e excitation générale. Douée d'un système sexuel pla9 étendu que celui de l'homme, d'une imgination pins vive, d'une sensibilité plus grande, la femme Iressaille, frémit soqs l'étreinte amoureuse et savoure te jpuissance pendant tout le temps que dure Texcitation vénérienne.

Sur tOD sein, dans tes bras humides de plaisir» Que tes yeux languissants me regardent mourir.

Si Ton rencontre des femmes trop amoureuses, il y en a beaucoup plus qui pèchent par Texcès contraire, et mettent une indidérenoe, une frigidité dans r accomplissement du devoir conjugal, à glacer un mari, qui en est quelquefois intérieurement scandalisé. Pour peu que cela se renouvelle» celui-ci va chercher aux bras d'une maîtresse le désir amoureux qu'il n'a pu trouver chez sa femme. De 1^, Téloignement, l'abandon, les reproches, les chagrins, les brusqueries et tous les désordres qui s'ensuivent.

L'homme est brutal, c'est vrai : sans s'inquiéter de l'état physique et moral dans lequel peut se trouver sa femme, il veut, il exige qu'on lui accorde ce qu'il désire. Un refus ferait naître sa mauvaise humeur et parfois un orage !...

femmes ! suivez ces conseils* : Cédez aux besoins de votre mari pour mieux vous l'attacher. Malgré votre aversion momenlanée pour les plaisirs qu'il sollicite, eflbrcez-vous de le satisffiire , agissez de ruse et simulez le spasme du plaisir : cette innocente supercherie vous est permise lorsqu'il s'agit de s'attacher un mari. Croyez-moi, accordez de bonne grâce et sans hésiter ce qu'on exigerait de force. Vous le savez, hélaal l'homme, embrasé de désirs, est fougueux, parfois brûlai !... Ayez le bon esprit d'éteindre dans vos caresses les ardeurs de cette ûèvre génitale : c'est le seul moyen de vous débarrasser de ses imporlunités.

femmes ! suivez mes conseils, ils vous assureront la paix et peut-être le bonheur dans le mariage.

COnSEILS AUX HOMMES.

Messieurs les maris, qui tenez à conserver Testime de votre femme, soyez, ^ votre tour, moins despotes dans vos volontés. Avant d'exiger en maitre ce que votre appétit convoite, roucoulez en amoureux. Consultez son état physique, ses dispositions morales^ rfispectez les Jours néfastes ; ne l'importunez pas de vos désirs dans ces moments d'agacement nerveux où Vftme est triste et les sens sont peu disposés au plaisir. liOrsque vous voyez indifférence et répulsion, spye^ assez sages pour remettre ^ plus tard. N'emportez jamais de force et brusquement ce qu'on vous refuse ; car, prenez-y garde 1 la femme, irritée, peut ^er chercher aux bras d'un amant ce qu'elle ne trouve pas dans son mari. Rcflécbissez-y, messieurs, ce point mérite toute votre attention.

Soyez toujours aimables auprès de vos femmes; provoquez avec douceur et tendresse l'éveil de leurs seps endormis ; charmez d'abord leurs oreilles par lei potes harmonieuses du langage d'amour; em- {doyex simultanément les excitants de l'àme et du corps, et quand, par vos caresses et vos délicieux préludes, vous aurez dissipé l'indifférence et allumé ïûQ» désirs, oh 1 alors vous n'aurez plus à vous plaindra 4q l^ur froideur.

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