‹ Hygiène et physiologie du mariageChapitre 32 sur 69 · QUE LES AUTRES AU PHYSIQUE ET AU MORAL · texte numérisé non relu

QUE LES AUTRES AU PHYSIQUE ET AU MORAL

Cette question a été résolue négativement par la fhysiologie et Texpérience. -r- Parmi les enfants de l'amour, il faut établir cette différence : les uns sont le fruit de deux êtres qui s'adorent ; les autres sont procréés par Thomme qui assouvit un besoin, sans éprouYer d'amour pour la femme. Ces enfants étant OD adultérins ou naturels, examinons ce qui se passe dans Tacte génital en dehors du mariage.

Cest presque toujours furtivement et à la dérobée que les deux sexes peuvent communiquer ensemble. La jeune fille ou la femme mariée tremble également en face de l'acte illicite qu'elle commet. Le dém vénérien ne saurait dissiper ses craintes, pas même l'amour qu'elle porte k l*homme pour qui elle se perd, et le plus souvent l'acte se consomme sans qu'elle ait éprouvé le moindre plaisir. D'autres fois, l'acte peut être interrompu ou incomplètement achevé par la|frayeur que cause le moindre bruit; et, dans ce cas, les spasmes, les contractions des divers organes génitaux, nuisent plus ou moins à la fécondation.

Maintenant, suivons la femme ainsi fécondée ; ana* lysons rétat physique et moral dans lequel elle se

trouve. D*abord elle commence par être assaillie de remords» dévorée d'inquiétudes. A mesure que son \entre grossit, ces remords, ces inquiétudes, redooblent, s'exaspèrent et retentissent sur tout le système nerveux. La seule pensée que la honte va rejaillir sur elle si sa faute est connue la plonge dans un état d'agitation continuel. Plus tard, elle se serre laceioture, se comprime le ventre k défaillir. Les organes digestifs, gênés par cette compression, ne peuvent recevoir la quantité d'aliments nécessaires à la notrition de la mère et du fœtus ; le développement de celui-ci, rencontrant des obstacles, ne peut se faire librement; la privation de sucs nutritifs suflisaotfti jointe k la gêne qu'il éprouve, arrête ou pervertit les diverses évolutions par lesquelles il doit passer avant de voir le jour.

Si k toutes ces circonstances défavorables on ajoute encore l'état de douleur profonde et le désespoir où tombe la pauvre fille lorsqu'elle se voit abandonnée de l'homme qui l'a rendue mère (ce qui arrive quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent), on aura la conviction que les enfants naturels de cette catégorie sont loin d'être plus favorisés que les enfants nés en légitime mariage.

Si l'on oppose, d'un autre côté, les conditions favorables dans lesquelles naissent les enfants légitimes, la constitution et la santé des parents étant égales de part et d'autre, on sera forcé d'avouer que les enfants légitimes doivent naturellement l'emporter sur ceux de l'amour.

Les rares exceplions qui peuvent avoir lieu à cette ^le générale ne détruisent en rien notre théorie ; et i parfois des enfant;^ de l'amour, devenus hommes, e sont distingués par leurs qualités physiques ou norales supérieures , remontez à Torigine, et vous 'errez qu'ils sont nés de parents qui, sans être légiimemeut mariés , vivaient ensemble, au milieu de ODtes les immunités conjugales. Du reste, si Ton misulte les registres d'enfants trouvés, on s'aperçoit la'ils ne sont nullement en faveur de la constitution bysîqoe. Sur cent enfants exposés, un bon quart disaralt avant l'âge de quatorze mois , un autre quart orte des signes de difformités, de mauvaise constiition, de rachitisme, et, dans la dernière moitié, on eut avancer que les deux cinquièmes n'arriveront imais a être de beaux sujets. Tout cela vient de la mte des parents.

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