CHAPITRE XXIV
SECTION I
DB LA STÉRILirâ,
La stérilité, ou impossibilité de perpétuer son espèce» se rencontre plus rarement chez Thomme que chez la femme. Cette infirmité était regardée comme un opprobre par les anciens peuples, et les lois nonseulement accordaient, mais ordonnaient le divorce des unions stériles, parce qu'alors les mariages se faisaient dans le but d'augmenter le nombre des citoyens , et non, comme aujourd'hui, dans un but d'étroit égoîsme et de bien-être personnel.
Pins les mœurs d'un peuple sont pures, plus les femmes désirent le mariage et la fécondité. Ce n'est qu'aux époques de corruption et de décadence que la femme redoute de devenir mère. Dans Tlnde et rËgyptC; les femmes stériles se désolaient de leur état, les hommes ne cessaient de les accabler d'humiliations. — La stérilité était une honte chez les Hébreux, et ils la regardaient comme une punition du ciel. — Les païennes foulaient aux pieds la pudeur et se sou« mettaient à tout ce que les prêtres luperques exi geaient d'elles pour obtenir la fécondité. — Chez les
Chinois et les Arabes, une femme stérile a toujoon été regardée comme un meuble inutile et de nulle valeur. — Cbei nous, il n'y a pas longtemps encore, les femmes stériles suspendaient des amulettes k leurs flancs, faisaient de pieiises neuvaines , allaient en pèlerinage , et portaient de ricbes offrandes à des saints qui avaient réputation de guérir la stérilité. Cette réputation n'était point mensongère, car toutes les femmes bien conformées, mais mariées à des hommes imparfaits ou impuissants, revenaient fécondées de te pèlerinage. Gomiiient cda s'opérail-il? Interrogez Tfaistoire, consultez les chnmiques des siècles passés, et vous apprendrez que le moyen infaillible mis en usage était le Hiéme que eelti dont se servaient les prêti^s païens.
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