PRESSION ATMOSPHÉRIQUE
chaque mouvement soit d'aspiration, soit d'expiration, et qui sont d’ailleurs nécessaires pour l'échange des gaz et l'oxygénation du sang. Il supporte moins bien les exagérations brusques de pressions entraînées par la toux, et surtout les exagérations fréquentes et répétées nécessaires dans l'effort. Dans toutes les professions pénibles, on voit, à la longue, survenir un essoufflement spécial, d'abord temporaire, puis permanent. Le poumon, trop dilaté cesse de revenir sur lui-même; l'air stagnant et non expulsé par l’expiration s’accumule dans les alvéoles dilatées ; les particules de poussières et surtout de charbon s’y entassent, Toutes ces causes expliquent aisément la gène de la respiration.
Les variations de pression extérieure ont aussi leur effet sur la respiration. Ainsi s'expliquent les malaises qu'éprouvent beaucoup de personnes, quand le temps change, quand le baromètre monte ou surtout descend brusquement.
L'altitude moyenne jusqu'à 800 ou 1.000 mètres est, en général, très bien supportée. Pour les enfants anémiques et délicats, les colonies de vacances dans la montagne donnent des résultats surprenants. Outre la raréfaction barométrique qui excite et stimule l'appareil respiratoire, interviennent d’ailleurs bien d'autres éléments : 1° la sécheresse remarquable de l'air des montagnes ; 2° la luminosité du ciel; 3° la température tou- Jours basse et un peu froide, même en été; 4° l’absence complète ou presque complète de germes, — Ces conditions rendent le séjour à la mcntagne très hygiénique et très vivifiant. On doit remarquer que deux d'entre elles : la température un peu basse et la pureté de l’atmosphère, se retrouvent au bord de la mer. Aussi le climat marin (malgré une pression barométrique atteignant le maximum et un ciel moins clair) donne- t-il des résultats assez bons, presque aussi bons que la montagne.
A. Liberté des mouvements respiratoires.
Les mouvements respiratoires doivent, d’un bout à l’autre de l’existence, se répéter quinze à vingt fois par minute. Ilest très important qu’ils puissent se faire dans toute leur amplitude et sans la moindre gène. Sinon, l'air cesse d’être expulsé et renouvelé, en totalité, dans les alvéoles; celles-ci s’encombrent d’air inerte et ne produisant plus l’oxygénation du sang : En outre, les poussières, les particules charbonneuses cessent d’être balayées et entraînées au dehors par une aération suffisante. Elles s'accumulent, produisant bientôt des désordres et même des lésions.
Il suffit d’un corset un peu serré, d’une ceinture trop étroite et même d’un corsage trop ajusté pour limiter et géner beaucoup les mouvements respiratoires. Le corset a pour principal inconvénient de ne plus permettre à la respiration de se faire par l'expansion naturelle des côtes, de dehors en dedans. Elle ne se fait pas non plus par l’abaissement en masse du ventre de haut en bas (respiration abdominale). Tout le mouvement est donc limité au soulèvement en haut des côtes supérieures. En outre, le corset déforme à la longue les côtes et même le foie. Il comprime l'estomac et entrave la digestion. Les précautions nécessaires pour éviter tous ces inconvénients graves seront une des parties importantes de l'hygiène du vêtement.
Un mode spécial d'asphyxie, trop fréquent chez les jeunes enfants, montre bien le danger des entraves apportées aux mouvements respiratoires. Quand une mère s'endort, en prenant son nourrisson dans son lit, il arrive souvent que l’enfant a son petit thorax comprimé contre le bras de la mère, souvent même par le seul poids des couvertures. Cette compression suffit parfois à entraîner la mort par asphyxie.
Quelquefois aussi, quand un jeune enfant est abandonné