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PIQURES ET COUPURES

saires, il faut qu'une hémorrhagie par la plaie mette en danger la vie du blessé, On doit alors passer outre, arrêter le sang coûte que coûte; on purifiera la plaie, quand le danger sera passé.

Hémorrhagie. — Quand une plaie fournit du sang en petite quantité, l'application d’un pansement (le pansement individuel)

Fig. 28. — Mouchoir formant lien contre les hémorrhagies.

peut suffire, pourvu qu'on serre convenablement la bande au niveau de la plaie.

Si le sang coule très abondamment, il peut être noir et couler en jet uniforme : c’est une grosse veine qui est blessée; ou bien il est

Fig. 29. — Appareil improvisé pour serrer le mouchoir-lien.

rouge clair et sort en jet saccadé : c’est alors une blessure d’artère.

Dans le premier cas, il faut, sans perdre de temps, presser directement et de plus en plus jusqu’à l'arrêt du sang, soit en enfonçant dans la plaie un ou plusieurs doigts entourés d’un mou= choir très propre, soit de préférence, si la disposition de la plaie le permet, en rapprochant les bords par pincement avec les doigts, tout en appuyant fortement vers le fond. Si la blessure siège aux

membres, il faut tenir le membre élevé aussi verticalement que possible ; cette position facilite singulièrement l’arrêt du sang. Si le sang (rouge clair) sort par une artère {jet saccadé), on

Fig. 30. — Application d'un lien élastique contre les hémorrhagies,

essaie des mêmes moyens; mais, si l’on ne réussit pas, il faut sans tarder, s’il s’agit d’un membre, y arrêter la circulation en appliquant à sa racine une ligature suffisante à l’aide d’un lien

Fig. 31. — Mode d’arrêt du lien élastique.

élastique. Une bretelle, une ceinture élastique peuvent fournir un lien improvisé, mais suffisant.

A défaut de lien élastique, on se sert d’un mouchoir plié en cravate, noué solidement autour du membre ; on passe sous le mouchoir un bâton ou toute autre tige rigide qu'on tourne pour

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serrer de plus en plus jusqu'à ce que l’hémorrhagie s’arrête (fig. 28 et 29).

Le lien élastique est de beaucoup supérieur. Il faut qu’il soit assez long pour qu’en l'étirant très fortement, on puisse faire plusieurs tours de bande superposés (c'est indispensable). 11 suffit de glisser l'extrémité de la bande sous le dernier tour pour qu'elle tienne en place (fig. 31). Une bande ainsi posée ne doit pas rester trop longtemps autour d’un membre, sous peine d'accidents, dont le plus redoutable serait la gangrène du membre au-dessous du point ligaturé. Mais il est peu à prévoir que la tolérance soit dépassée avant l’arrivée du médecin, dont le premier devoir sera de procéder tout de suite au pincement ou à la ligature du vaisseau blessé et de supprimer ensuite toute compression.

Si la plaie qui saigne est sous les vêtements, on les coupera à son niveau, assez pour la découvrir largement.

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