‹ HygièneChapitre 137 sur 230 · Congestions, apoplexie. Soins immédiats · texte numérisé non relu

Congestions, apoplexie. Soins immédiats

La congestion cérébrale peut être due au séjour dans une atmosphère viciée ou confinée, à l’action du froid ou de la chaleur excessive, aux fatigues, aux repas trop copieux, à certains poisons (opium, alcool, tabac). Le danger de s’exposer au soleil sans coiffure protégeant la tête, de passer brusquement d’un endroit trop chauffé à un endroit froid, et inversement, doit être particulièrement signalé.

Dans les formes légères, il suffit de desserrer les vêtements, de faire respirer un air pur, de frictionner doucement le visage avec un linge mouillé. Les accidents produits par le coup de chaleur, la fulguration, l’action du froid, sont des plus graves et nécessitent l’emploi de quelques moyens spéciaux.

Le coup de chaleur est une sorte de syncope dangereuse due, chez une personne fatiguée, à l’action d’une chaleur élevée et au manque de boisson, parfois, au contraire, à l'excès d'alcool. Il faut placer le malade au frais, desserrer ses vêtements, l’éventer fortement, lui appliquer des compresses d’eau froide autour de la tête, sur le tronc, et lui donner à boire de l’eau en assez grande quantité, ou du café froid.

Au besoin, pratiquer la respiration artificielle (Voir ci-dessus Asphyxie, 13° leçon).

La fulguration peut déterminer une grande variété de troubles, depuis le simple étourdissement jusqu’à la mort apparente. Le traitement doit être continué avec beaucoup de persévérance et de ténacité. Chez les individus frappés par la foudre ou par un courant électrique intense, les apparences de la mort sont souvent trompeuses; des soins appliqués avec intelligence et patience ont souvent amené des résultats inespérés.

En attendant le médecin , appliquer les soins indiqués à propos de l’asphyxie; insister sur la respiration artificieile; faire des frictions énergiques sur tout le corps ; faire avaler des liqueurs excitantes, vin, eau-de-vie. Les frictions doivent, s’il est possible, être faites le long de la colonne vertébrale, à la nuque.

Le coup de froid peut produire des accidents non seulement de congestion cérébrale, mais aussi de congélation. Ceux-ci ne doivent pas être négligés, car ils laisseraient, après le retour à la vie, des mutilations, des infirmités graves,

Chez les alcooliques, les gens en état d'ivresse ou les personnes épuisées par les fatigues ou les maladies, un

très grand froid n'est pas nécessaire pour qu’ils éprouvent les effets de la congélation. Cet accident est possible dans des trains longtemps bloqués par la neige.

Il y a pâleur, insensibilité ; la respiration génée peut même s'arrêter,

Le plus grand danger pour le malade est d'être transporté brusquement dans un endroit chauffé.

Frictionner énergiquement avec des linges mouillés froids, en alternant avec la respiration artificielle, Donner du vin, du café froid. Faire respirer de l’éther ou de l’ammoniaque. On n'oubliera pas que l’éther s’enflamme facilement et que l’'ammoniaque pourrait déterminer une irritation violente, si quelques gouttes pénétraient dans le nez ou dans les yeux.

Si certaines parties du corps, extrémités, nez, oreilles, présentaient des signes de gelure, quiressemblent à ceux des brûlures, enveloppez-les d'ouate quand ce sont les membres, tenez-les élevés, après les avoir frictionnés avec de la neige ou des linges mouillés-froids, s’il n'y a pas d’ampoules.

L'apoplexie survient sans cause apparente. C’est un accident très sérieux qui doit être traité avec ménagements; des moyens intempestifs ou imprudents pourraient être très nuisibles. L’apoplexie est une perte subite de connaissance qui peut se produire en pleine vigueur de santé et surprendre inopinément au milieu des occupations habituelles ou pendant le sommeil : il y a en même temps paralysie, c’est-à-dire impossibilité de mouvoir un Ou plusieurs membres et insensibilité dans les parties paralysées. Contrairement à ce qu'on remarque dans les syncopes, la figure est rouge; les yeux sont injectés, les lèvres bleuâtres. Aussi doit-on agir différemment, et mettre le malade dans la position assise ou tout au moins la tête très élevée, et ne faire aucune autre chose avant l’arrivée du médecin.

Page 1