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RATION ALIMENTAIRE

Consommation moyenne par jour et par kilogramme.

Carbone. Azote.

Pour Paie. 5 g. 675 0 g. 320 Pour la campagne. . 5 g. 808 0 g. 375

Moleschott a attaché une très grande importance, non seulement à la quantité relative, mais au rapport entre les aliments azotés, les féculents et les corps gras. Pour lui, le rapport rationnel entre les matières azotées et l’amidon doit être de 1 à 3,47. Le rapport avec les corps gras doit être de 4 à 0,45. La ration d’un homme adulte devrait donc être composée de 124 grammes de matières azotées, 430 grammes d’amidon et 55 grammes de graisse. Cette proportion est exactement fournie par 810 grammes de pain et 210 grammes de viande.

Tous ces chiffres donnent la simple ration d’entretien, calculée pour le repos ou pour un exercice très modéré. La ration de travail doitêtre beaucoup plus considérable. En cas de travail intense, elle doit être double de la simple ration d’entretien.

L'augmentation ne doit pas porter seulement sur les graisses, les hydrates de carbone, les sucres, agents de la calorification et du travail musculaire, mais aussi sur les matières albuminoïdes, agents de réparation des tissus. En campagne, les soldats ont besoin de 30 grammes à 60 grammes d’albuminoïde de plus qu’en temps de paix. — La diminution de la résistance au travail est également très nette chez les chevaux, quand on diminue l’avoine qui est leur principal aliment azoté.

À. Gautier calcule ainsi la ration de travail d’un bon ouvrier, c'est-à-dire la quantité d’aliments nécessaires pour subvenir à la fois à la dépense de travail et à la dépense d'entretien.

Azote. Carbone.

Viande, 544 g. ) Pain, 1.190 — (ce qui équivaut à 28 g. 71 45 g. Graisse, 93 — |

Somme toute, la valeur réelle des aliments se mesure à la façon dont ils réparent les pertes et les déficits de l'organisme. Comment juger de ce pouvoir réparateur ?

La conservation et l’accroissement du poids chez les jeunes sujets sontun premier élément. [l ne mérite cependant pas une créance absolue. Les éleveurs savent que les jeunes animaux peuvent augmenter de poids, tout enétant dans un état de santé peu satisfaisant. Ils font soigneusement la distinction entre le poids dû au tissu osseux et musculaire et le poids dû à la surabondancede graisse, Dans certaines maladies, la rétention d’eau dans les tissus détermine aussi un embonpoint et un poids considérables. Bien loin d’être un indice favorable, ces hydropisies sont, au contraire, un signe des plus menaçants.

L'étatapparent de la santé peut lui-même êtretrompeur. Les régimes soit insuffisants, soit excessifs, n’ont pas toujours une action immédiate. Très souvent cette action ne se traduit qu'à longue échéance. Certains peuples nourris presque exclusivement de pommes de terre, les Irlandais par exemple, gardent l'apparence de la santé et de la vigueur ; mais la durée moyenne de la vie est chez eux très courte, et cette alimentation insuffisante se traduit par de fréquentes épidémies.

L'analyse chimique des aliments fournit des données plus précises. Cependant cette précision est encore discutable. L'important est moins ce que renferment les aliments que ce qui en est réellement utilisé. La digestibilité intervient et joue même le principal rôle,

La digestibilité des aliments a été appréciée de façon variable, La plus grande importance a été souvent attachée au temps plus ou moins long pendant lequel l’aliment séjournait dans l'estomac, ce temps étant plus prolongé pour les aliments les moins digestibles. D’autres fois, au contraire, on s’est surtout préoccupé de l’utilisation plus ou moins complète, laissant finalement le moins de résidus. En pratique, il faut combiner ces deux facteurs.

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