‹ HygièneChapitre 159 sur 230 · Henri Mono», La Santé publique. Paris, 1904, p · texte numérisé non relu

Henri Mono», La Santé publique. Paris, 1904, p

sanitaires ne le sont pas moins pour la protection et le développement de la race. Elles jouent, en diminuant la mortalité, un grand rôle sur l'accroissement de la population, ce facteur essentiel dans la puissance et la prospérité de l'Etat. En France, où notre natalité est très faible, ce n'est que par des lois hygiéniques bien étudiées, suffisammentrigoureuses, strictement observées et obtenant le concours de tous qu'on peut espérer obtenir une augmentation suffisante et progressive de la population. Sans cette augmentation, la France est condamnée à diminuer peu à peu d'importance ; elle sera dépassée par les pays voisins à natalité beaucoup plus forte.

M. Léon Bourgeois a exposé cette légitimité des lois hygiéniques avec sa précision et son éloquence habituelles : |

« Les mesures sanitaires, pourvu qu'elles soient d’une efficacité certaine au point de vue scientifique, sontindiscutables au point de vue juridique et économique. Elles sont conformes à la justice, car elles ne sont appliquées à un citoyen qu'’autant qu’elles sont nécessaires pour défendre contre lui la santé et la vie des autres citoyens. Elles sont conformes aux principes de la démocratie républicaine, car elles profitent avant tout aux petits, aux faibles, aux malheureux. Elles répondent enfin aux nécessités du patriotisme, car elles ont pour but et pour effet de conserver et d'accroître ce capital humain, dont la moindre parcelle ne peut être perdue sans une atteinte à la sécurité nationale et à la grandeur de la patrie. »

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