Curabilité
Pour le malade déjà touché par la tuberculose, c’est encore le retour à la vie naturelle qui constitue le meilleur des traitements. Avec de l'air pur, une alimentation choisie et très abondante, avec le repos physique et moral, on guérit bien des tuberculeux. Ces trois moyens d'ordre purement hygiénique sont la base du traitement si efficace des sanatoriums. Sans doute les médicaments ont, eux aussi, leur utilité; mais ils suffisent rarement seuls. Beaucoup de produits nouveaux préconisés à grand renfort de réclame sont même plus nuisibles qu'utiles. On ne compte plus les lamentables échecs de médications annoncées et vantées avec fracas : tuberculines diverses, sérums, médicaments de toute nature. Trop souvent ces traitements inefficaces, mal étudiés, préconisés et annoncés prématurément, font perdre au malade qui les essaie un temps précieux. Ils épuisent inutilement ses ressources. Ils retardent le moment où il s'adresse enfin au traitement hygiénique et rationnel qui aurait pu le guérir; mais, quand il y revient, il est souvent trop tard. S'il est un conseil utile aux tuberculeux, c’est celui qui est formulé très sagement par Daremberg : « Défiez-vous surtout des traitements et des médicaments nouveaux. »
Mais, si le traitement hygiénique est commencé de bonne heure et suffisamment prolongé, la tuberculose offre les plus grandes chances de guérison, et de guérison complète. Le malade atteint de tuberculose ne doit donc pas s'alarmer ni se décourager outre mesure. Il doit rassembler toute sa volonté, faire appel à toute son énergie pour s'imposer le changement d'existence nécessaire à sa guérison,