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PREMIERS PAS, PREMIERS EXERCICES

dans son berceau et à se tenir ferme sur son séant ; ce qui a lieu vers huit ou dix mois.

Alors, si on le met sur un tapis, il essaye de progresser en se servant des bras et des jambes. Ce n'est

Fig. 64. — Enfant bien tenu. Fig. 62. — Enfant mal tenu,

que vers l’âge d’un an qu'il essaye de se tenir droit sur ses jambes, en s’accrochant aux meubles.

Après beaucoup d'essais et de chutes, dont il ne faut pas s exagérer l'importance, il commence à faire quelques pas sans être soutenu. Cela a lieu généralement à l’âge d'un an, pour les enfants nourris au sein. Les enfants très gros marchent un peu plus tard. Ceux qui ont été élevés au biberon ou ont été malades dans la première année de leur vie marchent beaucoup plus tard,

En règle générale, si l’enfant ne marche pas encore à

seize ou dix-huit mois, il faut s'inquiéter et consulter un médecin, car il est probable que l'enfant est rachitique.

Les premiers essais fatiguent beaucoup l'enfant; il ne faut pas les prolonger, mais on peut y revenir souvent.

Même quand l'enfant sera déjà en état de bien marcher tout seul, en le voyant sauter, courir et remuer tout le temps, on pourrait croire que ce sera un marcheur infatigable. Mais non, il est vite fatigué, et demande à être porté dans les bras. C'est que ses muscles sont incapables d’un travail soutenu. Quand ii remue à sa façon, il les exerce bien tous, mais consécutivement : les uns travaillent, tandis que d’autres se reposent. Dans la marche, ce sonttoujours les mêmes muscles quitravaillent, et chez l’enfant ils sont vite épuisés.

Dès qu'on touche l’enfant, pour lui donner ses soins ou pour l'aider à marcher, il faut toujours procéder avec beaucoup de douceur et de ménagement. Jamais on ne devra lui imprimer des secousses brusques, ni dans un élan de tendresse, ni dans un mouvement de colère.

Et cela pour deux raisons : 1° Son système nerveux est facilement ébranlé ; tout l’émeut : il s’effraie facilement. Si l’on n’agit pas envers lui avec le calme voulu, on favorise le développement du nervosisme et de l’impressionnabilité morbide.

2° Ses os sont encore bien fragiles, en grande partie à l’état cartilagineux, et une secousse un peu brusque, surtout si l’on tient l’enfant par les membres, peut facilement déterminer des fractures.

Si l’on conduit l'enfant par la main, il faut se méfier beaucoup quand on lui fait descendre ou monter les marches. En voulant empêcher sa chute, on risque de tirer violemment son bras ; ce qui donne lieu fréquemment à des fractures et à des luxations.

Danger des frères et sœurs aînés. — De tout ce qui a été dit plus haut, il résulte que les soins dus à l'enfant sont assez délicats et que la surveillance doit

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