‹ HygièneChapitre 24 sur 230 · POISSONS · texte numérisé non relu

POISSONS

Viandes charbonneuses. — La question du danger présenté par les viandes charbonneuses a été très discutée. Cette discussion offre surtout un intérêt théorique, car, en admettant même que ces viandes ne puissent transmettre le charbon, elles sont tout au moins malsaines, dangereuses comme toutes les viandes provenant d'animaux fiévreux.

Les expériences de Pasteur, celles de Koch montrèrent que les animaux supportaient en général, sans s’infecter, l’ingestion de viandes charbonneuses, même crues, quand ils n'offraient pas d’écorchures dans la bouche ou le gosier,

L'action du suc gastrique, suc fortement acide, paraît suffisante pour détruire les bactéridies charbonneuses et même leurs spores; mais, chez l’homme, l’action du suc gastrique n'est peut-être pasassez puissante. Les cas dans lesquels on a observé le charbon contracté après usage de viandes contaminées sont chez lui assez nombreux. Aussi ces viandes doïvent-elles être proscrites et aussitôt détruites, ne füt-ce qu’en raison du danger auquel elles exposent les bouchers qui les manipulent.

Quant à la salaison, elle paraît certainement diminuer la virulence, mais ne donne pas une sécurité absolue.

Le sang des animaux charbonneux serait encore plus redoutable que le sang des animaux tuberculeux. C’est une raison de plus pour condamner la pratique populaire, qui consiste à faire boire aux personnes affaiblies du sang recueilli dans les abattoirs, sang encore tiède et qui n'a subi aucune stérilisation.

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