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PARASITES INTRODUITS PAR L'EAU

ment frappé. À la Guadeloupe, on a vu la dysenterie disparaître quand, au lieu de recourir forcément à des eaux de rivière, les colons et les soldats ont pu faire usage d’eau de pluie recueillie dans des citernes.

En dehors de la qualité de l’eau, la quantité exerce aussi une influence. Au moment de la moisson, une forme spéciale et souvent grave de dysenterie s’observe chez les ouvriers agricoles qui, pour lutter contre la transpiration abondante causée par leur dur travail en pleine chaleur, boivent jusqu’à dix et douze litres d’eau par Jour. Cette énorme quantité d'eau, surtout quand elle est bue très fraîche, détermine parfois tous les accidents de la dysenterie. La quantité intervient ici plus que la qualité,

car les personnes du voisinage consommant la même eau |

avec modération ne sont pas atteintes,

Tuberculose. — Le rôle de l’eau potable dans la transmission de la tuberculose est moins net que pour la fièvre typhoïde, le choléra, la dysenterie. Cependant il ne faut pas oublier que le bacille de Koch peut vivre très longtemps dans l’eau à la température ordinaire. Sa vitalité dans de l’eau de Seine était conservée après 50 et 70 jours dans les expériences de Chantemesse et Widal. Le délai atteignit même 95 jours dans l’eau de l'Ourcq et 115 jours dans l’eau de Seine, d’après d’autres recherches de Straus et Dubarry. Toutefois la virulence était très diminuée. Peut-être aussi la survie est-elle moins grande en pleine rivière, au milieu des nombreuses bactéries aquatiques et de leur concurrence, que dans une quantité d’eau limitée et stérilisée pour qu'on puisse suivre la marche de l'expérience. Maïs la souillure possible de l’eau potable par les crachats, et surtout par les infiltrations des cimetières, constitue dans la prophylaxie de la tuberculose un point assez important. La putréfaction, ‘en effet, ne détruit ni la vitalité ni la virulence des bacilles tuberculeux. Celles-ci, d'après Schottelius, per-

sisteraient des mois et des années. De grandes quantités

de bacilles peuvent être ainsi déversées dans la nappe souterraine. C'est là un des arguments les plus sérieux qu'on ait donnés en faveur de l’incinération.

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