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Danger de certaines couleurs, etc

Les vêtements peuvent devenir l’occasion de dangers assez nombreux. Le plus grave de tous, la contagion par des germes infectieux, souillant les vêtements mal= propres, sera étudié plus loin, à propos de la propreté. Le danger très sérieux des étoffes trop facilement inflam= mables (pilou, voiles de gaze, corsages et jupes de gaze très fine) a déjà été signalé. Restent surtout les dangers de certaines couleurs et celui des refroidissements accidentels.

Certaines substances tinctoriales sont toxiques. On a vu des éruptions cutanées et même des accidents d’empoisonnement général survenir à la suite du port de vêtements colorés, mis en contact avec la peau.

C’est surtout l’arsenic qu’il fautincriminer en pareil cas, car il entre dans la composition des différents mordants et se trouve parfois dans certaines matières colorantes. Autrefois, le fait n’était pas rare avec les couleurs d’aniline, dont la préparation est plus soignée actuellement.

On a vu aussi des intoxications produites par des étoffes teintes à la fuchsine. Le cuir rouge teint à la coral-

line, garnissant l’intérieur des chapeaux et des chaussures, a produit aussi des accidents (impuretés arsenicales),

Les cirages à base de noir d’aniline, employés pour noircir des chaussures jaunes, ont parfois déterminé des accidents. Ces accidents s’observent surtout en été par les fortes chaleurs et chez les jeunes enfants, Ils peuvent être assez sérieux : mal de tête, vomissements, défaillance, et même perte complète de connaissance.

Tous les tissus teints avec des couleurs d’aniline peuvent, outre les empoisonnements assez rares, déterminer des irritations de la peau. Le fait s'observe avec les foulards, les chaussettes, les caleçcons. Leurs colorations vives les font rechercher, mais il n’est pas rare de voir survenir à leur niveau des clous, des rougeurs diffuses, et même de petits abcès, Ces accidents s’observent surtout avec les vêtements neufs, portés sans avoir été lavés.

Danger des refroidissements accidentels. — S'il est bon de ne pas s’habituer à porter des vêtements trop chauds (foulards, fourrures, calottes, coiffures épaisses, chaussures fourrées, etc.), il est toujours dangereux de découvrir brusquement une région ordinairement protégée par les vêtements. La suppression d’une ceinture ou d'un gilet de flanelle est, par exemple, une cause très fréquente de refroidissements graves. Une fois qu'on en a pris l'habitude, on ne doit jamais quitter brusquement ces tissus de laine en contact direct avec la peau. Si l’on désire les supprimer, on attendra la saison chaude ; on retranchera tous les Jours, ou tous les deux jours, un centimètre seulement sur la largeur de la ceinture ou du gilet. La réduction est graduelle ou progressive. On diminue beaucoup, de la sorte, le risque d’accidents. De même, le décolletage chez la femme produit souvent des névralgies intercostales ou des pleurésies. Les enfants qu’on fait circuler en hiver, les mollets nus, sous prétexte de les aguerrir, contractent souvent des bronchites et des angines. Rien n’est absurde comme de

voir un enfant ayant les mollets nus et portantun boa ou une fourrure autour du cou. Il y a là, pour cette région si sensible, une double cause de congestion.

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