Vêtements de dessous
Le vêtement de dessous comprend au moins la chemise. Généralement il comprend, en outre, le tricot ou la flanelle, le pantalon, le corset, le cache-corset, le ou les jupons, les bas.
La chemise a le grand avantage d’être blanche et de « se salir », c’est-à-dire de laisser voir la saleté qui s’y accumule, ce qui incite à la changer fréquemment ; ceci à l'encontre des vêtements de couleur qui supportent la saleté sans rien laisser paraître et qui, de ce fait, sont moins hygiéniques.
Si, par hasard, on fait usage du linge de couleur, il ne faut pas manquer d'agir comme si l'on avait affaire au linge blanc.
En effet, la chemise aide au bon fonctionnement de la peau, en se chargeant des produits de, sécrétion de celleci, des petites squames, des poussières déposées à sa surface.
La peau est ainsi débarrassée de tous ces déchets qui
1. Ce chapitre sur le vêtement féminin a été entièrement rédigé par Mile Makaroff, docteur en médecine, Nous sommes heureux de lui adresser nos plus sincères remerciements.
lui seraient nuisibles, et la chemise, qui leur sert de véhicule, mérite toute notre attention.
La forme très ample de la chemise est fort hygiénique ; malheureusement, l’étoffe dont elle est confectionnée, toile, madapolam, batiste, etc., fût-elle de lin ou de coton, prête à des critiques fort sérieuses. Toutes ces étoffes ont leurs fibres textiles disposées sur un seul plan ou sur des plans parallèles ; de ce fait, le nombre de leurs pores est relativement plus restreint; il l’est d’autant plus que l’étoffe est plus fine. Aussi se laissent-elles difficilement traverser par l’air. Cet inconvénient est en partie corrigé par l'ampleur de la chemise et par ses larges orifices. Mais ces étoffes n’absorbent pas la sueur ; elles en sont tout de suite mouillées; aussitôt, devenues bonnes conductrices de la chaleur, elles refroidissent beaucoup notre peau par une évaporation rapide.
Ces inconvénients de la chemise sont d'autant plus sensibles qu'elle est plus étroitement appliquée contre notre peau. Îls annihilent même les précieuses qualités de la flanelle placée en dessous ; car, si la chemise intercepte l’évaporation de la sueur, la flanelle se mouille à son tour: |
Le tricot ou la flanelle, fussent-ils en laine, soie ou coton, ont des pores nombreux et sont perméables à l'air, grâce à leur mode de tissage. Leur forme est généralement assez ample. Le tricot est plus collant que la fanelle ; mais, vu la porosité de l’étoffe cela n’a pas d'inconvénient et, grâce à son élasticité, toute compression est évitée. C’est un vêtement irréprochable au point de vue hygiénique. Il absorbe bien la sueur et l’évapore lentement; il absogbe les produits de sécrétion de nos glandes sébacées, particulièrement abondantes dans la région de la nuque et de la poitrine.
Malgré cela, à condition d’être changé fréquemment, il conserve sa perméabilité à l'air. C’est un excellent protecteur de notre chaleur propre contre les variations de la température extérieure,