VÊTEMENTS DE DESSOUS
Dans les pays du nord (Russie, Pologne), où les appartements sont surchauffés en hiver, et où l’on se couvre beaucoup quand on sort, les personnes bien portantes ne mettent jamais de tricot ni de flanelle, par crainte d'avoir trop chaud dans l'appartement.
Dans les pays méridionaux, en France notamment, l'usage de ce vêtement est presque général, Dans le midi de la France, en particulier au plus fort des chaleurs, on ne quitte jamais sa flanelle ; et avec raison, assurément, car aucun vêtement ne nous préserve mieux du refroidissement, au moment d’un changement brusque de température ou d’un courant d'air.
Le pantalon est fait généralement de la même étoffe que la chemise; il est également en contact immédiat avec la peau. [ne doit pas produire de compression à la ceinture ni au-dessous des genoux, ni de frottement pendant la marche.
Rien de particulier à dire au sujet du cache-corset et du jupon blanc, qui sont faits d’étoffes comparables à celle de la chemise.
Le cache-corset est quelquefois en tricot, mais cela n’ajoute pas à son mérite, car la chemise et le corset qui sont en dessous interceptent toute communication avec la peau.
Ces pièces du vêtement, cependant, ont l'avantage d’en multiplier les couches superposées et d’emmagasiner de l'air.
Les bas, faits en tricot essentiellement perméable à l'air et appliqués directement sur la peau, constituent un vêtement conforme aux règles de l'hygiène, surtout à l’endroit où ils ne sont recouverts que par le pantalon et les jupes lâchement appliquées.
La façon de fixer les bas mérite une attention spéciale. Les jarretières, qu’elles soient faites en ruban ou en élastique, qu’elles soient appliquées au-dessous du genou ou au-dessus, sont également à rejeter, car elles produisent inévitablement des compressions veineuses qui donnent naissance à des varices et à des troubles fort graves. Les
bas seront toujours maintenus avec des jarretelles. Celles-ci seront attachées en haut au corset, puisqu'on en porte un, ou bien à une ceinture faite en élastique, de même queles Jarretelles, ceinture assez lâche qui, prenant la taille en arrière, s'appuie sur les hanches et descend assez bas sur le ventre, en avant, entraînée qu'elle est par les jarretelles,
Corset. — Le corset mérite de retenir notre attention. Il détermine non seulement le contour général du vêtement féminin, mais il en règle, en quelque sorte, la statique, en reportant le poids du pantalon, de la jupe et des jupons à lataille, au-dessus des hanches et au-dessous des fausses-côtes.
Pour que ces vêtements prennent leur point d'appui à cet endroit et surtout pour qu'ils y soient maintenus sans pivoter, sans monter ni descendre, il est nécessaire d'y exercer une certaine constriction circulaire. À cet effet, le corset est admirablement aménagé : il est fait d’une étoffe non extensible, armé de buscs et de baleines.
Les qualités mêmes de son étoffe, peu perméable à l’air, en font un vêtement réprouvé par l'hygiène, d'autant plus que le corset, appliquant solidement contre la peau la flanelle et la chemise, chasse l'air qui pourrait être contenu entre ces vêtements.
On s’en rend compte par ce fait que, si l’on a chaud, c'est à l’endroit que le corset recouvre qu'on sent principalement les effets de la transpiration. On transpire tout aussi bien ailleurs ; seulement, le corset empêchant l'évaporation de la sueur, celle-ci mouille les vêtements placés en dessous.
On a vu plus haut que la forme ample de la chemise compense le peu de perméabilité de son étoffe. Ici la flanelle, essentiellement perméable, est aussi bien mouillée que la chemise, car le corset rend ces vêteinents collants et intercepte toute ventilation cutanée.
La constriction due au corset ne s'exerce pas sans pro-