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DOUZIÈME LEÇON

Hygiène de la respiration : 1. L'air, sa composition et son rôle. — Quantité d'air nécessaire. — 2. Air confiné, — 3. Poussières.

1. L'air, sa composition, son rôle. Quantité d'air nécessaire. La respiration.

L'air à pour principal élément l'oxygène. Cet oxygène joue le rôle essentiel dans toutes les combustions et transformations chiniques de l'organisme ; c’est par lui que s'entretient la clialeur animale, Cette absorption de l'oxygène se fait par un mécanisme des plus intéressants, Pour l’assurer de façon régulière, entre en jeu une fonction vitale très importante : la respiration.

Si vous regardez un homme paisiblement endormi, vous conslatérez que quinze à vingt fois par minute sa poitrine entière se soulève et semble s’élargir. Presque aussitôt après cette dilatation, la poitrine revient sur elle-même. Ce double mouvement est exactement celui d'un soufflet aspirant et rejetant l'air.

Le premier de ces mouvements est l'inspiration. Il fait pénétrer Jusqu'au fond des plus fines bronches et du poumon l'air pur du dehors.

Cet air, à la partie terminale des bronches, se trouve en contact presque direct avec le sang. Il n’en est séparé

que par une membrane extrêmement mince. À ce niveau s'effectuent, entre l'air et le sang, des échanges chimiques d’une grande importance.

L'air est ensuite rejeté en dehors par l'expiration. Cet air expiré a subi des modifications diverses. Il s’est appauvri en oxygène. Îl s’est chargé de gaz carbonique, de vapeur d’eau, de divers produits volatils.

La respiration représente donc une série de phénomènes très complexes. Ces phénomènes sont de trois ordres :

1° Mécaniques (inspiration, expiration, circulation du sang);

2° Physiques (action sur la chaleur animale, sur la coloration du sang, sur l'élimination de la vapeur d’eau et des produits volatils);

3° Chimiques (modification de l'air et du sang).

Phénomènes mécaniques de la respiration. — L'inspiration, qui dilate la poitrine et fournit l'appel d’air, se fait par deux mouvements bien distincts. Le premier dilate la poitrine entière du dedans au dehors. Même au niveau des côtes supérieures, cette expansion est très visible. Tous les muscles du tronc et du thorax y concourent plus ou moins. Aussi l'inspiration est-elle plus ample chez les sujets vigoureux. Les sujets débiles ne respirent pas à fond. Ils sont, par suite, plus exposés à la tuberculose. |

Le second mouvement se fait de haut en bas. Il est dü à un muscle très développé, le plus important de l'économie : le diaphragme. Le diaphragme forme comme une voûte séparant la poitrine de l'abdomen. A chaque inspiration, cette voûte s'abaisse et s’efface. Elle remonte et se reforme à chaque expiration.

Ce mouvement du diaphragme peut être gêné quand le ventre est serré par une ceinture, ou surtout par un corset. Un corset trop serré ne permet guère l'inspiration que par les côtes et même par les côtes supérieures.

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