‹ Hygiène morale; ou, ApplicationChapitre 10 sur 46 · XXII BUT ET ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

XXII BUT ET ENSEIGNEMENT

Je me garderai bien d'entrer sur le terrain brûlant de la politique et de faire des applications, car je désire que ce livre soit considéré uniquement comme une œuyre de science ; mais chacun pourra faire de ces applications comme il rentendra; quant à nous , nous nous bornerons à poser pour principe que toute loi , alors qu'elle vient apporter des restrictions au déploiement d'une faculté, doit toujours respecter l'ensemble des besoins instinctifs ^ moraux et intellectuels; car les droits et les devoirs du souverain envers la société, sont ceux de chaque faculté vis-à-vis des autres facultés ; chacune a droit de se développer et son devoir est de respecter le développement des autres.

Du point de vue élevé où nous sommes arrivés, THygièue nous apparaît comme une

DE l'hygiène. XXIIl

vaste science, comme un immense ensemble de connaissances dont toutes les parties s'enchaînent et se lient , se rattachant à quelques faits primordiaux, les besoins de l'organisme vivant, et qui trouve partout, à tout moment^ des occasions de se rendre utile dans l'application.

11 ne nous reste plus, maintenant que nous en comprenons l'importance , qu'à exposer suivant quels principes elle doit être

enseignée.

Pour trouver ces principes, rappelonsnous son point de départ. Nous avons vu que c'était, d'un côté, l'organisation, de l'autre, le monde extérieur ouïes modilicateurs. L'organisation, c'est-à-dire l'anatomie et la physiologie; les modificateurs , c'est-à-dire les sciences nalurcHes et spécialement la physique et la chimie : voilà

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les connaissances ([iie l'Hygiène suppose, qu'elle suppose et non pas qu'elle enseigne ; mais c'est ici l'écueil où presque tous les enseignements ont échoué. Ou c'était de la physiologie, ou c'était de la physique; l'histoire des fonctions ou celle des agents qui les modifient , ou c'était l'une et l'autre; tandis que ce qu'il faiit , c'est le rapport de l'une avec l'autre, des modificateurs avec l'organisation. .

L'Hygiène doit emprunter à la physiologie et aux sciences physiques leurs notions fondamentales pour en partir comme d'axiomes. Développons cette idée.

L'Hygiène n'a pas à décrire le mécanisme des fonctions, elle doit seulement montrer dans quelles limites leur exercice varie ; tandis que la physiologie avait donné une sorte de type abstrait de la

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